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dimanche07juillet

À l'heure actuelle, les épargnants ont confié plus de 3000 milliards d'euros en compte et livrets bancaires et dans le fonds euros de l'assurance-vie. Une ruée vers les placements garantis qui paraît tout à fait justifiée sur les 10 dernières années, marquées par deux grandes crises économiques. Mais nous sommes aujourd'hui à un tournant économique. Et on ne peut aborder le prochain cycle  avec autant d'argent placé sur les placements garantis et qui ne rapportent rien. Alors, pour espérer gagner plus que 5 % par an, il faut prendre une part de risques et investir en fonds actions. En respectant certaines règles, on arrive à se construire son allocation d'actifs, partiellement investis en actions, à la fois performante et avec un risque mesuré  selon le profil
 

1 - Introduction : les placements monétaires, principale victime de la crise ?

Aujourd'hui, et depuis plusieurs mois, nous pouvons dire que nous sommes sortis de deux crises : la crise des subprimes de 2008 avec la faillite de Lehman Brothers et la crise de la zone euro de 2010 avec la faillite de la Grèce. En 2008, le monde subissait un AVC économique et financier, la récession frappait le monde entier. En 2010, la crise s'amplifiait avec la crise de la dette de la zone euro. En 2018, cette page est tournée : tous les principaux pays du monde ont renoué avec la croissance. La zone euro va mieux. La Grèce recommence à emprunter de l'argent sur les marchés, les États-Unis sont dans une forme éblouissante. Même le Japon a réussi sa mue.

Nous sommes à un tournant économique. Et les principales victimes du dernier cycle économique sont sans doute les placements monétaires. Les banques centrales ont appliqué pendant la crise une politique monétaire ultra interventionniste, qui a fait chuter les taux d'intérêt, et par là même les rendements de tous les placements sans risque. Oubliez les 4% de rendement du Livret A en 2008, et même les 2,25% en 2012. Il ne rapporte plus que 0,75% aujourd'hui. Oubliez aussi les rendements des fonds en euros de l'assurance vie, dont certains rapportaient encore plus de 3% en 2016. Ils ont rapporté en moyenne 1,8% (brut de fiscalité) en 2018.

À l'heure actuelle, les épargnants ont confié plus de 3000 milliards d'euros en compte et livrets bancaire et dans le fonds euros de l'assurance-vie. On ne peut pas aborder le prochain cycle économique de cette manière. Aujourd'hui, la garantie en capital a un coût important : celui de renoncer à un espoir de performance attractif même à long terme : vous ne pouvez pas espérer faire plus de 2% annuel sur 10 ans (sauf à entrer dans un monde hyper-inflationniste mais dans ce cas le placement sûr garantit à peine votre pouvoir d'achat).
Les actions, les fonds patrimoniaux et l'immobilier sont des placements réputés performants sur le long terme. En les cumulant au fonds en euros (qui reste selon nous le meilleur placement garanti) dans une allocation prudente, vous obtenez sur 10 ans une allocation qui reste très solide même lorsqu'on simule un scénario très pessimiste et qui conserve un espoir de rendement très attractif en cas de scénario optimiste. 

Découvrez notre simulation d'un investissement dans une allocation prudente, dans notre dossier : Comment substituer le fonds en euros...grâce au temps

2 - Fonds actions : un terrain de jeu quasi-infini

Les OPCVM, plus généralement appelés fonds d'investissement, sont des organismes de placement collectif de valeurs mobilières.

2.1 Qu'est ce qu'un OPCVM ?

Concrètement, il s'agit d'une entité qui va investir sur des produits de placement (actions, obligations, taux...), le capital qu'elle a obtenu en émettant des titres auprès des épargnants. Le fonds appartient ainsi aux épargnants, appelés " les porteurs de parts ", qui pourront jouir des rendements et des performances* qui seront offerts par l'actif du fonds.


Les OPCVM sont gérés par des sociétés de gestion, indépendantes (Carmignac Gestion, La Compagnie Financière Edmond de Rothschild, etc...), ou filiales de grands groupes (Natixis Asset Management, AXA Investment Managers,...).


La plupart des sociétés de gestion gèrent plusieurs fonds d'investissement correspondant chacun à un type de placement. On retrouve donc, dans la plupart des sociétés de gestion, plusieurs OPCVM qui vont être uniquement investis en actions, classifiés selon leur univers d'investissement (France, Europe, Asie, Monde...), mais aussi des fonds investis en obligations ou en produits de taux. Il y a également des fonds qui investissent indifféremment sur différents actifs en fonction des opportunités.

2.2 Les catégories de fonds


Difficile de comparer un fonds d'actions françaises avec un fonds d'actions américaines, et encore moins avec un fonds obligataire.
Pour comparer les fonds entre eux, ceux-ci sont généralement regroupés en catégorie.
L'AMF propose ainsi 11 catégories dont 4 sur les fonds actions : actions françaises, actions de pays de la zone euro, actions des pays de la communauté européenne, actions internationales. Une classification qui se révèle malgré tout insuffisante tant on retrouve quand même au sein de chaque catégorie des fonds très différents (notamment dans la catégorie actions internationales).
Les sites d'information et de classification des fonds, comme Morningstar, OPCVM360 ou encore Quantalys donnent quant à eux plusieurs dizaines de catégories de fonds actions qui se distinguent généralement par au moins un des deux critères suivants :


1. La zone géographique : Tous les fonds ne se limitent pas à une zone géographique. Certains fonds dits d'actions internationales peuvent investir dans tous les pays. La plupart des fonds ciblent néanmoins soit une zone (Europe, zone euro, Asie, marché émergents,...) soit un pays (Etats-Unis, France, Allemagne, Chine,etc...)


2. Le style des valeurs recherchées. Certains fonds vont par exemple investir sur les valeurs de rendement d'une zone (Morningstar a part exemple une catégorie " actions Europe rendement "), ou les " small&mid caps " (et inversement " les grandes capitalisations). Il existe aussi des fonds qui ont une gestion dite : " growth " : c'est à dire qu'ils recherchent des valeurs ayant un beau potentiel de croissance et inversement des fonds dits " value " qui recherchent plutôt des valeurs décotées. Enfin il existe des fonds qui investissent sur les actions d'un secteur (actions secteur finance, actions secteur énergie, actions secteur or et métaux précieux; etc..).


Au final, sans être trop ciblé, voici selon nous la liste de toutes les catégories à notre disposition pour se construire une allocation d'actions diversifiée :

 

  • Actions internationales

Fonds d'actions internationales

Fonds d'actions grandes capitalisations

Fonds d'actions grandes capitalisations growth

Fonds d'actions grandes capitalisations value

Fonds d'actions small & mid caps

Fonds d'actions rendement

 

  • Actions États-Unis

Fonds d'actions US

Fonds d'actions US grandes capitalisations

Fonds d'actions US  grandes capitalisations growth

Fonds d'actions US  grandes capitalisations value

Fonds d'actions US  small & mid caps

 

  • Actions Européennes

Fonds d'actions Europe

Fonds d'actions Europe grandes capitalisations

Fonds d'actions Europe grandes capitalisations growth

Fonds d'actions Europe grandes capitalisations value

Fonds d'actions Europe small & mid caps

Fonds d'actions Europe rendement

Fonds d'actions Royaume-Uni

Fonds d'actions Royaume-Uni grandes capitalisations

Fonds d'actions Royaume-Uni grandes capitalisations growth

Fonds d'actions Royaume-Uni grandes capitalisations value

Fonds d'actions Royaume-Uni small & mid Caps

Fonds d'actions Royaume-Uni rendement

Fonds d'actions Zone Euro

Fonds d'actions Zone Euro grandes capitalisations

Fonds d'actions Zone Euro small & mid caps

Fonds d'actions France grandes capitalisations

Fonds d'actions France small & mid caps

Fonds d'actions autre pay de la zone euro (Allemagne, Espagne, Italie, Belgique,...)

Fonds d'actions Europe du Nord

Fonds d'actions Suisse

 

  • Actions Japon

Fonds d'actions Japon

Fonds d'actions Japon grandes capitalisations

Fonds d'actions Japon small & mid caps

 

  • Actions marchés émergents

Fonds d'actions marchés émergents

Fonds d'actions Emerging Europe

Fonds d'actions Emerging Europe hors russie

Fonds d'actions Russie

Fonds d'actions MENA (Midle East and North Africa)

Fonds d'actions Asie hors japon

Fonds d'actions Asie hors japon small & mid caps

Fonds d'actions ChineFonds d'actions Inde

Fonds d'actions ASEAN (Asie du sud est)

Fonds d'actions Amérique Latine

Fonds d'actions Brésil

 

  • Actions sectorielles

Fonds d'actions secteur agriculture

Fonds d'actions secteur biens conso & services

Fonds d'actions secteur automobile

Fonds d'actions secteur biotech

Fonds d'actions secteur communication

Fonds d'actions secteur eau

Fonds d'actions secteur écologie

Fonds d'actions secteur ressources naturelles

Fonds d'actions secteur pétrole & énergie

Fonds d'actions secteur énergie alternative

Fonds d'actions secteur finance

Fonds d'actions secteur infrastructures

Fonds d'actions secteur métaux & industries

Fonds d'actions secteur or et métaux précieux

Fonds d'actions secteur non-coté

Fonds d'actions secteur santé

Fonds d'actions secteur services Publics

Fonds d'actions secteur technologies

 

>> Découvrez notre sélecteur de fonds

3 - Avis d'expert : Yannick Hamon, PDG de MonFinancier

Les actions et fonds actions ont une place à part dans un portefeuille équilibré. Car si la part investie en obligations (ou fonds en euros), immobilier, ou fonds " patrimoniaux ", sera relativement fixe, la part en actions est fortement évolutive.

Évolutive selon les profils (profil de risque, horizon de placement, etc...) . Et surtout évolutive dans le temps : parce que les profils changent, notamment avec l'âge, mais surtout parce que le niveau des indices boursiers évoluent très vite tout comme les anticipations économiques et boursières des investisseurs (et leur moral).
Pourtant, avoir une allocation parfaitement et totalement flexible, c'est à dire être investi à 0 % en actions la veille d'un krach et repasser à 100 % au moment où les indices sont au plus bas, en sélectionnant les 3 ou 4 marchés qui performeront le mieux, est une utopie.

Pour plusieurs raisons :

  • Nous ne sommes pas des traders. Et même si nous l'étions, placer son argent en actions, ce n'est pas spéculer, ni faire du trading. On ne peut pas jouer son avenir et sa construction patrimoniale sur un coup de dés ou plutôt un coup de Bourse.

 

  • Nous n'avons pas de boule de cristal : Les marchés, et même l'économie (qui aurait parié sur une victoire de Trump un an avant les élections ?) sont imprévisibles. La réalité, c'est qu'on peut avoir des convictions en Bourse, mais qu'on ne peut jamais être persuadé de rien. Même en étant plutôt négatif sur les marchés, on peut quand même investir une petite part de son portefeuille en actions, au cas où l'on se trompe et que les marchés boursiers se comportent au contraire très bien. Et puis comment peut-on prévoir l'évolution des marchés boursiers sur les 10 prochaines années ? Comment peut-on anticiper tous les risques alors qu'historiquement la plupart des chutes proviennent d'angles morts (c'est-à-dire de causes que personne n'avait vu venir). Personne ne le peut. La plupart des " prévisionnistes " se trompent même sur une année...

 

  • Les marchés sont corrélés entre eux. Pour autant, il ne faut pas renoncer à faire une allocation d'actifs selon ses convictions sur différents marchés. On peut avoir par exemple une confiance plus grande sur un pays ou une zone qu'on va " surpondérer " par rapport à une autre. Mais il ne faut pas croire qu'on trouvera la zone qui monte pendant que tout le reste baisse. Les marchés sont tous corrélés entre eux. Le découplage des économies qu'on nous a vendu en 2008 et 2009 n'était qu'une illusion

Partant de ce postulat de départ, le rôle du conseiller en allocation d'actifs va être de construire pour son client une allocation diversifiée, performante et adaptée, qui va dépendre de 9 règles d'or réparties en 3 points.

 

A. Le profil : 70 % de la clé de décision


Les décisions en matière de placements dépendent à 70% au moins de votre profil, âge, situation familiale et professionnelle et rapport au risque.


1. L'horizon de placement

Peut être le point le plus important. Placer son argent, on l'a dit, ce n'est pas spéculer, ni faire du trading. Et la plupart des investisseurs ont un horizon long terme (voir indéfini). Sur la durée, les placements en actions ont prouvé par le passé qu'ils étaient performants. Si vous avez commencé à investir il y a 15 ans, vous avez déjà une belle performance derrière vous. Même si la crise de 2008 est passée par là. Et si vous avez 10 ou 15 ans devant vous, vous allez forcément vivre des périodes difficiles pendant lesquelles il ne faudra pas paniquer et des périodes euphoriques pendant lesquelles il ne faudra pas s'emballer.

 

2. Le niveau de risque accepté

Investir en Bourse, c'est aussi et surtout accepter de prendre des risques pour pouvoir espérer un rendement intéressant. Et le risque est bien existant : Si on conseille à un investisseur au profil offensif d'investir environ 75 % de son portefeuille en actions (et le reste en produits plus surs) et à un profil prudent de n'investir que 25 %, c'est bien parce qu'il y a un risque d'avoir une perte sur les placements actions et donc un portefeuille prudent qui performe mieux (ou moins pire) que le portefeuille offensif. Avoir une allocation d'actifs adaptée à son profil, c'est surtout le gage de gérer son argent de manière beaucoup plus sereine, sans paniquer et prendre la mauvaise décision quand les marchés chutent.Vous êtes en panique depuis le 1er janvier parce que la valeur de vos actions baissent ? Cela signifie une chose et une seule chose : Vous avez trop d'actions par rapport à votre profil et il faut donc réduire cette part au profit d'autres supports moins risqués.

 

3. Si vous allez faire des versements programmés

Pour investir sur les marchés, il y a ceux qui essayent d'acheter au plus bas et de revendre au plus haut. Mais c'est un doux rêve. Pour cela, il fallait par exemple investir en 2008 au moment de la faillite de Lehman Brothers et en 2011 au moment de la faillite de la Grèce. Mais à ce moment là, ils étaient peu nombreux à avoir le courage d'acheter des actions. Dans la pratique, on s'aperçoit que les volumes d'investissements les plus importants se font généralement lorsque les marchés sont au plus haut. Car ce sont surtout les performances des marchés boursiers qui attirent les particuliers.Et puis il y a ceux qui n'essayent pas : l'investissement régulier, par le biais de versements programmés, est une solution efficace pour atténuer les fluctuations boursières. En faisant des versements régulièrement, on achète parfois quand la Bourse est à un point haut et parfois quand elle est à un point bas (et parfois entre les deux) : On se retrouve finalement avec un point d'entrée moyen "moyen ". On lisse ainsi les aléas de marché mais on profite quand même de la tendance à long terme.

>> Définissez votre allocation d'actif avec un conseiller, au téléphone, ou prenez rendez-vous en agence

 

B. Les convictions sur les différents marchés : 20 % de la clé de décision


Les classes d'actifs actions sont par définition risquées et corrélées à leur marché sous-jacent. Il est donc important de gérer avant tout le momentum.

 

4. Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier

Vous avez, au sein de l'assurance-vie et d'autres enveloppes, la possibilité d'investir dans un très large choix de supports : du fonds en euros garanti aux fonds en actions.Sur les fonds actions vous avez généralement accès à toutes les zones géographiques (Europe, États-Unis, Japon, émergents, etc...) ainsi que différents secteurs (Énergie, santé, technologie, etc...) ce qui permet de ne pas être exposé à un seul marché. N'investissez pas tout votre portefeuille sur une classe d'actifs. Vous pouvez par exemple avoir une forte conviction sur une zone. Dans ce cas, vous devez " surpondérer " cette zone " et y allouer par exemple 15 % voire 20 % de votre portefeuille d'actions. Mais n'investissez pas 100 % sur cette zone car vous n'êtes jamais à l'abri d'un accident sur cette zone (tsunami, guerre, crise politique, problème sur la devise, etc...)

 

5. Définir les classes de 1er et 2ème rang

Votre objectif est donc de vous construire une allocation d'actifs diversifiée pour jouer la hausse des actions en surpondérant certaines zones ou secteurs sur lesquels vous avez une conviction plus forte. Mais difficile, dans une allocation équilibrée, de se passer de certaines zones comme les Etats-Unis, l'Europe ou la Chine qui représentent une grosse partie du PIB Mondial. Même lorsqu'on n'est pas forcément positif sur ces classes d'actifs de 1er rang (États-Unis, Chine, Zone euro, Royaume Uni, Inde), on conseille d'avoir toujours une petite part de votre portefeuille investi. Sur les classes d'actifs de second rang (pays de la zone euro, pays d'Amérique latine, secteurs,...) on peut par contre ne pas du tout se positionner quand on est négatif, et inversement, même quand on est très positif, on ne peut pas dépasser 3-4 % de son allocation dans une classe d'actifs de second rang.

 

6. Bien acheter ou, à défaut, ne pas mal acheter

Les classes d'actifs actions sont par définition risquées et corrélées à leur marché sous-jacent. Il est donc important de gérer avant tout le momentum. Malheureusement, on l'a déjà dit, on ne peut pas avoir la prétention d'acheter au plus bas et de vendre au plus haut. A défaut, il faut se contenter d'essayer de bien acheter et, surtout, éviter de mal acheter. 
Il faut éviter les comportements moutonniers, c'est à dire les investissements qui sont à la mode, car trop demandés et trop chers, et privilégier les investissements qui ne sont pas dans l'air du temps. C'est par exemple lorsque tous les médias parlaient du bitcoin, alors qu'il valait 20000 dollars, qu'il ne fallait surtout pas acheter. Inversement, il ne faut pas tomber dans le fatalement contrarian et acheter tout ce qui est mauvais.
C'est pourquoi il faut grandement se méfier des médias économiques lorsqu'ils incitent fortement à acheter ou à vendre le marché. Sans être fatalement contrarian et faire tout l'inverse (quoique parfois c'est exactement ce qu'il faudrait faire, on va le voir plus loin), il faut réussir à faire abstraction de ce temps économique pour se concentrer vers le temps boursier et anticiper l'avenir. Plus facile à dire qu'à faire, on en convient.
Mais prenons deux exemples très caricaturaux : les crises de 2008 et de 2011. À ce moment, le monde est en train de faire faillite, les statistiques économiques sont alarmantes, tous les signaux médiatiques (une de journaux, émissions de télé) donnent des stimuli complètement anxiogènes. Pourtant, on sait maintenant qu'il s'agissait des meilleurs moments pour acheter le marché, en termes de prix d'achat, des 10 dernières années. Malheureusement, la très grande majorité des épargnants a été incapable de faire ce chemin, habités par les ondes médiatiques anxiogènes, et ont préféré acheter de l'Or, valeur refuge conseillée par tous les journaux, alors que c'était le pire moment pour acheter de l'Or des 10 dernières années.
Aujourd'hui, nous sommes sans doute dans le meilleur moment économique des 10 dernières années : Alignement des planètes, croissance, plein-emploi, défauts d'entreprises au plus bas. On n'a plus connu une telle période depuis... 2007. Le passé nous pousse donc à nous méfier. Et sans être forcément contrarian et tout vendre pour acheter de l'Or, il faut rester mesure dans ses choix d'investissement et continuer à faire les choses de manière calme et simple, selon son profil et avec un horizon long terme.

 

C. La sélection des investissements : 10 % de la clé de décision


La sélection des meilleurs fonds (alpha) reste importante même si elle ne contribuera qu'à 20% de la performance

7. Le meilleur gérant....

Au sein de chaque catégorie d'actions, on peut trouver des fonds qui se définissent comme ayant une gestion " passive " (ou " indicielle") ou inversement une gestion " libre ". Le fonds de gestion passive est un fonds indiciel ou quasi-indiciel : sa gestion consiste à s'éloigner le moins possible d'un indice de référence. Un fonds de gestion libre va donner carte blanche à son gérant, qui va appliquer ses convictions pour battre un indice. Le plus souvent, le gérant va appliquer un stock-picking, qui consiste en une sélection de titres fondée uniquement sur l'analyse des valeurs, sans référence à un benchmark. Mais en fait, chaque gérant à son style particulier. Certains vont plutôt rechercher les opportunités de fusions-acquisitions, quand d'autres effectueront des arbitrages, ou encore joueront avec les options pour profiter d'une hausse ou d'une correction... Plus la gestion sera complexe, plus elle entraîne des frais élevés.
Comment trouver alors les meilleurs fonds de gestion libre ? Il faut passer du temps à rechercher et à sélectionner, en donnant une importance à trois critères : la qualité de la société de gestion, la stabilité de l'équipe de gestion, et surtout la capacité du fonds à surperformer sa catégorie et son indice de référence, dans le temps, en période de hausse comme de baisse.

8... ou la gestion passive à moindre frais

Si vous n'arrivez pas à trouver le fonds qui surperformera son univers d'investissement (sur certaines zones bien spécifiques, on n'en trouve tout simplement pas), et plutôt que de se rabattre sur un fonds " moyen " de gestion libre, il est plus judicieux d'opter pour un fonds de gestion indicielle. Les trackers, ou ETF, sont un type d'OPCVM de gestion indicielle. Leur but est de répliquer la performance d'un indice de référence à moindre frais. Leur particularité est qu'il s'agit de fonds cotés, contrairement aux OPCVM classiques. Pour ces derniers, le prix est fixé une fois par jour (voir une fois par semaine dans certain cas) et on ne peut les acheter qu'à ce prix, basé sur le dernier cours de clôture des actifs en portefeuille. A l'inverse, les trackers cotent généralement en continu : La société de gestion (appelée ici l'émetteur) va en effet assurer la liquidité sur les marchés boursiers et s'assurer que le tracker suit bien son indice de référence.
Découvrez notre sélecteur de fonds et de tracker (https://app.placement.meilleurtaux.com/Page_statiques/sdf)

9. Et surtout le meilleur cadre d'investissement

Mais la sélection des meilleurs produits ne fait pas tout. Le cadre dans lequel vous allez acheter vos fonds est au moins aussi important que la qualité des produits choisis.  Car même un bon fonds  achetée dans des mauvaises conditions en termes de frais et de fiscalité, peut fournir des performances nettes décevantes.
Il n'existe pas UN cadre idéal pour investir dans la pierre papier. Car chaque situation est différente et c'est à vous de choisir le cadre le plus adapté à votre profil, notamment selon votre horizon et  votre fiscalité  Le compte-titre quand on est peu imposé, l'assurance-vie pour investir sur toutes les zones et le PEA pour les actions européennes. Surtout, privilégiez les enveloppes qui vont prennent le moins de frais : aucun frais de versement ni frais d'arbitrage, c'est ce qu'on trouve par exemple dans la plupart des contrats d'assurance vie en ligne
Pour investir en OPCVM, MonFinancier Retraite vie offre le meilleur cadre : plus de 600 fonds, aucun frais de gestion et aucun arbitrage. Ouverture possible dès 100 euros

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4 - Cas pratique : Construisons ensemble une allocation d'actifs

Prenons le cas d'un couple marié, la quarantaine, avec des revenus assez confortables, qui cherche à faire fructifier son épargne pour ses projets de long terme et en particulier pour la retraite (horizon très long terme). Ils sont prêts à prendre des risques, tout en conservant une partie de leur fonds en placements garantis.

Leur conseiller va les orienter sur une allocation dynamique, comprenant :

  • Fonds actions : Entre 50 % (quand on est très positif sur les marchés boursiers) et 25 %
  • SCPI : 10 %
  • Fonds patrimoniaux : 20 %
  • Fonds en euros : Entre 20 et 45%

Pour répartir l'investissement en actions dans différentes zones économiques, le conseiller va d'abord lui donner sa vision macroéconomique :

 

Point macro-économique de Marc Fiorentino, 5 juillet 2019

Le premier semestre s'achève et il a été particulièrement sportif en Bourse. L'année a commencé par un rebond spectaculaire. Rappelez-vous, le quatrième trimestre 2018 avait été sanglant du fait notamment du durcissement du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine.
Mais la remontada au premier trimestre 2019 a été spectaculaire. Un rebond de plus de 15 %. Nous attendions ce rebond. De 10% à 15%. Nous avons eu raison. Mais pour la mauvaise raison. Nous pensions que la Chine et les États-Unis allaient se mettre d'accord et lever les craintes d'une guerre commerciale. Mais ce n'est pas cet élément qui a provoqué le rebond. Ce qui a provoqué le rebond c'est le changement radical de politique monétaire de la Banque centrale américaine le 4 janvier. Le patron de la FED a tout changé. Après 9 hausses de taux d'intérêt, on attendait au moins 2 à 3 hausses de taux en 2019. Mais début janvier, il débarque et annonce qu'il n'y aura plus de hausse de taux. Et qu'il pourrait même les baisser alors que l'économie américaine montre des signes de ralentissement.
Si nous avions eu raison sur le rebond. Nous avons ensuite eu tort sur la consolidation. Car le rebond a continué. En avril mais surtout en juin. Il y a eu certes les prémisses d'une consolidation en mai. Les marchés ont accusé en mai leur pire performance mensuelle depuis le mois de novembre.

On vous disait alors que Trump devait choisir. Choisir entre un affrontement de plus en plus rude avec la Chine, ou un adoucissement pour satisfaire ses électeurs et les marchés. Alors qu'en mai, on pouvait croire qu'il choisirait l'affrontement, le premier semestre 2019 qui s'achève et l'attitude de Trump au G20 nous apportent une réponse plus claire : il a choisi la Bourse. Il a tout fait pour que le G20 rassure la Bourse et les investisseurs: Il accepte de reprendre les négociations avec la Chine et de ne pas remonter les droits de douane et il donne de l'air à Huawei, il temporise avec l'Iran en demandant à son ami Poutine de jouer les intermédiaires, il va mettre un pied en Corée du Nord, une première pour un président en exercice et invite son pote, le dictateur nord-coréen, à venir à la Maison-Blanche.

La hausse devrait continuer dans les jours qui viennent tant Trump met de l'énergie à alimenter la hausse. Mais nous restons toujours prudents.

 

Suite à ces réflexions macroéconomiques, l'allocation de fonds actions proposé sera la suivante :

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A lire aussi :

>> Comment sélectionner les meilleurs fonds patrimoniaux

 

 

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