lundi25avril
Image générée numériquement. Monnaie, finance et crise du crédit.

Comme tous les ans, le mois d’avril est marqué par la publication des résultats trimestriels des compagnies du CAC40. Cette année, les grands groupes, tels que Publicis, Hermès et LVMH surprennent par leur dynamisme, malgré le contexte géopolitique actuel. Les bilans positifs de ces firmes sont toutefois loin de rassurer définitivement les investisseurs.

Après un exercice 2021 conclu dans le vert à tous les niveaux, les marchés boursiers mondiaux renouent avec leur instabilité. Les tensions causées par la guerre en Ukraine et l’épidémie de Covid – qui continue de perturber l’économie chinoise – ne sont pas de nature à calmer les investisseurs. Ces incertitudes captent toute l’attention des marchés, au grand dam des grandes entreprises cotées, qui affichent pourtant des bilans globalement positifs au premier trimestre. Dans un contexte géopolitique et économique dégradé, et face au durcissement des discours des banques centrales au sujet des taux directeurs, les analystes tablent désormais sur une année 2022 marquée par des marges restreintes.

Une forte volatilité qui pèse sur les marchés

Face aux pressions inflationnistes persistantes, les Banques centrales d’Europe et d’Amérique montrent de plus en plus de signes de nervosité. La tentation d’un resserrement rapide de leur politique monétaire, sous forme de remontée des taux directeurs, se ressent à travers leurs déclarations des dernières semaines. Ce changement pèsera sur l’activité financière et sur tous les actifs dépendants de près ou de loin aux taux directeurs, tels que :

  • Le PEA ;
  • Les obligations.

ImportantEn plus de la politique monétaire, les tensions croissantes sur la supply chain management et le retour des confinements en Chine réduisent la visibilité des investisseurs.

Masqués par un voile plus ou moins épais, les acteurs de la Bourse devraient composer avec une volatilité inchangée, voire plus forte, durant les prochains mois. Les bons résultats trimestriels des entreprises ne changeront pas grand-chose. Les bénéfices du premier trimestre ne seront pas suffisants pour propulser les marchés au même niveau qu’en 2021. Cette prévision réaliste concerne aussi bien les :

  • Indices européens (CAC40, CAC Next 20 et SBF 80) ;
  • Valeurs de Wall Street (notamment le S&P 500 et le Nasdaq).

Pour les actions de ces indices, la remontée du rendement des Treasuries américains et de l’OAT à 10 ans diminue déjà les valorisations boursières et entraîne mécaniquement une baisse de la valeur des profits futurs.

Des bénéfices insuffisants pour calmer les investisseurs

Pourtant, les résultats financiers des compagnies européennes et américaines semblent solides au premier trimestre 2022. En France, les groupes Publicis, Hermès et LVMH annoncent tous des revenus supérieurs aux attentes entre janvier et mars. En dépit de la guerre en Ukraine et des sanctions économiques imposées à la Russie et à la Biélorussie, ces compagnies comptent réaliser de belles ventes en Asie et en Amérique cette année.

Après la publication de ces résultats, le CAC40 a regagné quelques points et se maintient sur une phase à dominante haussière depuis le 8 avril. Cependant, on est encore loin de rattraper le recul de 6 % enregistré depuis janvier. Aux États-Unis, le S&P a perdu 8 % depuis le début de l’année, et le Nasdaq, 15 %. Pour les analystes, la hausse des profits de 10 % en Europe et aux États-Unis ne compense pas l’impact de l’inflation sur les marges des entreprises.

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