vendredi26octobre
Yomoni tiers chemin pour rentabilité

En dépassant les cent millions d’euros d’encours sous gestion, en trois ans seulement d’existence, Yomoni confirme l’essor des robots-conseillers dans l’univers de l’épargne. Il va sans dire que les services digitaux prennent de plus en plus de place dans le cœur des Français quoique cette Fintech parisienne ait encore à relever plusieurs défis avant d’atteindre son seuil de rentabilité.

Si les Français sont très portés sur l’épargne, ils éprouvent une aversion pour les risques. C’est la raison pour laquelle ce sont les placements sécurisés comme le livret A qui les attirent le plus. S’adressant à ce type de profil, Yomoni, qui s’avère être un « robo-advisor », arrive à percer dans ce secteur fortement concurrentiel alors que la notoriété de ces conseillers digitaux laisse encore à désirer.

Pour preuve, l’enseigne a triplé ses actifs sous gestion en un an. Certes, elle se trouve encore au tiers de son chemin pour revendiquer sa rentabilité, mais elle peut d’ores et déjà se qualifier comme étant un expert dans la gestion de l'épargne privée, avec plus de 10 000 clients dans son portefeuille. Une performance qu’elle promet d’encore renforcer dans les prochaines années grâce à l’enrichissement de son offre.

Un essor notable, mais une notoriété encore à forger

Lancée depuis 2015, la Startup Yomoni se spécialise dans la gestion d’épargne en ligne. Il s’agit plus précisément d’un « robo-advisor » dont les activités tournent autour du conseil en investissement automatisé et de l’administration du placement.

Misant sur son service 100% digital, l’enseigne se veut être un meilleur guide pour les épargnants appréhendant les risques. Tout en offrant à ses utilisateurs la possibilité d’investir dans une assurance-vie en unités de compte avec un placement en trackers ou en ETF, qui sont des fonds indiciels cotés (FNB). Le Plan d’Épargne en actions et le compte titres font également partie des supports admis.

Il faut savoir que les Français ont une addiction pour les placements peu risqués, notamment le livret A. Ce qui fait que les produits de Yomoni n’étaient destinés, au début, qu’à compléter ces supports classiques.

Cela ne l’empêche pas toutefois de franchir le seuil des 10 000 clients, avec 10 075 mandats signés. Son cofondateur et président exécutif, Sébastien d’Ornano n’en est pas moins fier en annonçant mercredi 17 octobre dernier que la société peut désormais :

Émerger comme un acteur dans la gestion de l’épargne privée.

Sébastien d’Ornano

La Fintech se repose aussi sur le bouche-à-oreille pour développer son portefeuille client étant donné que plus du tiers des contractants ont souscrit suite à une recommandation de leur proche. Toujours est-il qu’elle a encore beaucoup à faire pour asseoir sa notoriété dans le secteur. En effet, une enquête de l’Ifop (Institut français d'opinion publique) révèle que 50% des Français ont eu vent, à ce jour, des robots-conseillers.

Une perspective des plus ambitieuse

Les actifs sous gestion de Yomoni s’élèvent à 103 millions d’euros en début octobre 2018. Une performance assez spectaculaire étant donné que la Startup parisienne a triplé ses résultats en un an, ses encours étant estimés à 35 millions d’euros l’année dernière. On peut toutefois dire qu’elle n’a pas encore trouvé le bout du tunnel si l’on tient compte de son seuil de rentabilité à hauteur de 350 millions d’euros d’encours. D’autant plus que son dirigeant a mis la barre haute en souhaitant passer le cap d’un milliard d’euros d’ici deux ans :

Avec une offre enrichie, des clients au rendez-vous et des performances solides, nous visons désormais un milliard d'euros d'encours sous gestion d'ici à 2020, soit une multiplication par 10.

Toujours est-il que l’optimisme de Sébastien d’Ornano semble être inébranlable. Le fait est que son entreprise met en avant sa transparence et sa simplicité pour attirer les friands de livret d’épargne. Sans parler de ses frais de gestion annuels de 1,6% au maximum qui lui servent de principal atout. Selon lui :

Nous sommes une société de gestion qui a su démontrer sa capacité à générer de la performance face aux acteurs traditionnels.

Sébastien d’Ornano

La jeune pousse entend aussi enrichir son offre pour atteindre l’objectif qu’elle s’était fixé. Outre, une diversification dans l’épargne salariale afin de répondre aux besoins des TPE/PME, elle met à la disposition de ses clients :

  • Le contrat vie destiné aux enfants, Yomoni Kids ;
  • Celui dédié aux entrepreneurs et à la clientèle patrimoniale, Yomoni Society.

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