Fin 2024, le Livret A reste l’épargne réglementée la plus répandue. Le LDDS et le LEP, pourtant proches ou mieux rémunéré, sont nettement moins détenus.
- 83% des Français détenaient un Livret A fin 2024 (derniers chiffres disponibles).
- Le taux avait atteint 96% en 2013, avant des contrôles sur la multidétention et la clôture de comptes inactifs.
- Le Livret A est plafonné à 22 950 euros de versements.
- Le LDDS est détenu par 48% des personnes pouvant en ouvrir un (environ 54 millions).
- Le LEP offre 2,50% net actuellement, mais n’est détenu que par 38% des éligibles (12 millions sur 31 millions).
Le Livret A demeure un réflexe pour une large partie des ménages. D’après les derniers chiffres disponibles, 83% de Français étaient titulaires d'un Livret A fin 2024 (1). À titre de comparaison, l’assurance vie concerne environ 42% de la population (2).
Un record… qui n’est pas celui de 2013
Ce niveau d’équipement, élevé, n’est toutefois pas le sommet historique du produit. Le taux est monté à 96% en 2013 (et à plus de 100% dans certaines régions), avant une phase de régularisation liée à deux mouvements : contrôler la multidétention et nettoyer leurs bilans des comptes inactifs sous l’impulsion des pouvoirs publics.
Pour mémoire, le cadre légal est clair : la réglementation n’autorise qu’un Livret A par personne.
Quand le Livret A est plein, quelles options proches ?
Une fois le plafond atteint (le Livret A n’accepte pas plus de 22 950 euros de versements), il existe des solutions aux traits voisins : rémunération exonérée d’impôts, capital entièrement garanti et épargne disponible à tout moment. Les deux principaux livrets concernés sont le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret d’épargne populaire (LEP). Pourtant, leur diffusion reste limitée.
LDDS : accessible, mais peu différenciant
Le LDDS peut être ouvert par toute personne physique majeure ayant son domicile fiscal en France, soit environ 54 millions de particuliers. Malgré cette large accessibilité, 48% précisément en détiennent un.
Un élément d’explication tient à sa proximité avec le Livret A : règles de fonctionnement comparables et même taux, soit 1,50% net actuellement.
LEP : une rémunération supérieure, une détention plus faible
Le LEP se distingue davantage sur le rendement : il permet de bénéficier d'une meilleure rémunération, au minimum de 0,5 point au-dessus du Livret A, et d’un point actuellement (soit 2,50% net) grâce au coup de pouce des pouvoirs publics.
Pourtant, son taux d'équipement est encore plus faible que le LDDS : 38%. Sur les 31 millions de personnes éligibles, 12 millions en détenaient un fin 2024.
LEP : des conditions de revenus, mais une ouverture simplifiée
Le LEP n’est pas universel : pour l’ouvrir et le conserver, il faut rester sous un plafond de revenu fiscal de référence, révisé chaque année. Pour 2026, il est de 23 028€ pour un célibataire et de 41 479€ pour un couple avec un enfant à charge. Dans un même foyer fiscal, il est toutefois possible de détenir 2 LEP, un par cocontribuable.
Historiquement, sa diffusion a aussi été freinée par la complexité de gestion du LEP : les clients devaient transmettre chaque année leur avis d’imposition à la banque. Cette contrainte a été allégée : depuis 2022, les établissements peuvent interroger directement l’administration fiscale.