Et si les banques n'étaient pas dans un état si déséspéré? Et si elles recommençaient déjà à gagner de l'argent? Un retour sur le rebond puissant des valeurs bancaires
C'est d'ailleurs ce secteur qui a permis aux indices de rebondir, certes modestement pour l'instant. Les valeurs financières de l'indice S and P ont rebondi de plus de 40% et des valeurs comme Citigroup, Bank of America ou d'autres ont connu des hausses de 20 à 40% en une journée. Hier c'était le tour de Barclays de flamber de 29%.
Est ce le signe de la fin de la crise bancaire?
Pas tout à fait. Il y a plusieurs éléments d'explication. Tout d'abord ces valeurs ont été les grands victimes du krach boursier que nous venons de vivre. Certaines ont perdu 90% de leur valeur et un rebond était probable. Mais le plus intéressant c'est qu'on commence à avoir des indications sur l'activité des banques en ce début d'année 2009. Et elles gagnent de l'argent. Paradoxalement, celles qui ont encore le droit de spéculer sur les marchés profitent de conditions de marchés exceptionnelles pour toucher le jackpot. On murmure que c'est le cas pour Deutsche Bank, Crédit Suisse ou Goldman Sachs. Mais les banques gagnent également beaucoup d'argent sur leur business de base: emprunter à taux trés bas auprés des banques centrales pour prêter à des taux trés élevés aux entreprises ou aux ménages qui empruntent, sans se priver de prendre des frais élevés au passage sur chaque opération.
Mais les bilans des banques sont loin d'être nettoyées
C'est le dernier problème à régler, un problème de taille. Un problème dont personne ne mesure réellement l'ampleur exacte. Ce qui est certain c'est que les résultats des banques au premier trimestre risquent de surprendre agréablement et pousser certaines à sortir le plus vite possible du carcan contraignant des aides gouvernementales. Un rebond de la bourse et de l'économie passe par une stabilisation du système bancaire.