lundi29août

La mauvaise météo boursière aura eu encore raison des grosses opérations d'introduction en Bourse sur le marché réglementé de NYSE Euronext.

    Ce lundi, on apprend que Lagardère renonce pour la deuxième fois, à la cession de 20% du capital qu'il détient dans Canal + France à travers une introduction en Bourse. Encore une opération mort-née qui s'ajoute à la liste noire des opérations reportées comme celle du groupe de casinos Lucien Barrière ou récemment, Verallia, victime sacrifiée sur l'autel de la tempête boursière. La filiale minoritaire du fabricant et distributeur de matériaux de construction Saint-Gobain a dû renoncer à son opération de levée de fonds sur les marchés boursiers le jour même... Pourtant quelques jours avant son entrée en Bourse, Saint-Gobain tenait à aller jusqu'au bout de son opération et avait martelé qu'il céderait Verallia contre vents et marées. Raté... Seule Mauna Kea a réussi à faire bonne figure, unique rescapée des grosses IPO. Le secret de cette insolente réussite, son secteur, les " medetch " dont chaque opération d'introduction en Bourse suscite un enthousiasme plus que marqué. Pour preuve, à l'image des Carmat, Stentys, Mauna Kea a eu les faveurs des investisseurs. Et pas qu'un peu, puisque l'offre a été sursouscrite près de 10 fois (!)

    Emboitant le pas à la " medtech ", d'autres sociétés, plus modestes cette fois, ont réussi à franchir le Rubicon. Sur Alternext, les introductions en Bourse restent encore très actives mais dans quelles conditions. En juillet dernier, les introductions se bousculaient au portillon. Quatre opérations ont été recensées quitte à braver les fourches caudines de la Bourse... La société Phénix Systems a été la première à essuyer les plâtres...bien avant son entrée en Bourse. La spécialiste du frittage laser a dû modifier les termes de l'opération en urgence " compte-tenu des conditions de marché actuelles ". Toutefois, elle n'a pas abandonné son projet peu échaudée par les premiers pas en Bourse plus qu'hasardeux de Leadmedia un spécialiste de l'Internet. Un plongeon de 9% du titre Leadmedia pour son premier jour de cotation. Pour une entrée en fanfare, on repassera plus tard...

    Alors quel sera le dessein du dossier Canal + France ? En suspens, d'après les déclarations de Dominique D'Hinnin, le directeur financier de Lagardère au quotidien économique ?Les Echos' ... En mars dernier, Lagardère avait déjà différé son projet de mise sur le marché en raison des événements au Japon et de l'instabilité des marchés financiers. Pour rappel, le groupe de médias avait prévu de procéder à cette introduction en Bourse début avril 2011 afin de céder sur le marché sa part de 20% dans la chaîne cryptée, faute d'avoir pu s'entendre sur un prix avec le groupe Vivendi qui détient le solde de 80%. Pour la deuxième tentative, la période automnale est régulièrement évoquée. Mais il est fort à parier que le calendrier ne sera pas respecté sur fond d'incertitudes qui planent sur les marchés, récemment chahutés. " Ce n'est probablement pas faisable dans les marchés actuels. Mais nous sommes toujours désireux de vendre et nous nous tenons prêts pour saisir la moindre occasion ", a déclaré Dominique D'Hinnin au journal, indiquant qu'il espérait qu'une IPO serait possible d'ici la fin de l'année. L'épilogue de ce projet devrait être connu mercredi à l'occasion de la présentation des résultats semestriels du groupe.

    Toutefois, le projet pourrait être boudé par le Marché... Non plus pour cause de mauvaise météo boursière mais pour des raisons intrinsèques à la part en passe d'être cédée. 1,5 milliard d'euros, telle est la valorisation des 20% de la chaîne cryptée dans les comptes de Lagardère. Les analystes la jugent excessive et le récent trou d'air boursier n'a pas arrangé les choses. Bien au contraire. Les valorisations des groupes de médias ont fondu de plus de 20% pour les plus touchées, TF1 en tête (-24%, rien qu'en deux mois). Autre solution de secours, céder ces fameux 20% directement à Vivendi. Mais Lagardère se heurte au refus catégorique de ce dernier. Le premier aurait les yeux plus gros que le ventre en demandant 1,35 milliard d'euros pour sa participation, une somme jugée trop élevée par Vivendi. Dominique D'Hinnin a indiqué au journal ?Les Echos' que les deux groupes n'avaient pas repris les négociations qui sont au point mort depuis une année. Une chose est sur c'est que ces "petits" 20% vont encore faire parler grandement d'eux tant que le projet n'ira pas à son terme...

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