lundi04avril

Investir le JDF revient sur les dossiers chauds en bourse, et notamment dans le secteur des médias, en pleine ébullition en ce moment. Canal + compte lancer sa propre chaine gratuite sur la TNT. Cette nouvelle chaine sera dotée d'importants moyens financiers et fait craindre à ses concurrents, TF1 et M6 une érosion de leur audience. La nouvelle chaine, baptisée Canal 20, sera dotée d'une force de frappe supérieure à ses concurrents. Cependant, rappelons que TF1 est solidement ancré sur la TNT après l'acquisition de TMC et de NT1 respectivement estimées à 219 et 20 millions d'euros par Gilbert Dupont. La filiale de M6, W9 est quant à elle évaluée à 222 millions d'euros. Mais le groupe ne compte pas s'arrêter là et envisage de créer des nouvelles chaines, une chaine qui serait orientée vers la cible féminine et une autre qui serait baptisée M6 famille. Car le marché de la TNT est un relais de croissance significatif pour ces groupes. Par exemple, les dix chaines de la TNT ont augmenté leurs recettes publicitaires de près de 40% en 2010. En sommes, ils restent positifs sur Vivendi et Metropole TV, mais sont plus prudents sur le potentiel de TF1

    Investir consacre une enquête macroéconomique à la fin programmée des mesures accommodantes mises en oeuvre par les banques centrales depuis la crise financière. Les politiques exceptionnelles accommodantes, que ce soit le QE2 de la Fed qui se traduit par l'injection massive de liquidités, ou par des taux extrêmement bas, comme le fait la BCE, sont censées renforcer la reprise économiques, mais elles sont également sources de pression inflationnistes.
    En premier lieu, bien sur dans les pays émergents, mais également en zone euro et aux Etats-Unis. La banque centrale d'Angleterre est confrontée à la même situation, tout comme la FED qui a injecté près de 600 milliards de dollars dans l'économie et qui se traduit par une flambée des matières premières. Un assouplissement quantitatif qui commence a être remis en question après des signes d'amélioration concernant la reprise économique. Le président de la Fed de Saint Louis a d'ailleurs recommandé de réduire de 100 milliards de dollars le QE2 afin de calmer ces pressions inflationnistes. Pourant, certains comme le chef économiste d'Exane BNP ne croit pas à une hausse de son principal taux le 7 avril prochain de la BCE, car selon lui, il y a de bonnes et de mauvaises raisons pour remonter les taux. Par exemple, si une spirale hausse des salaires s'enclenchait pour faire face à la hausse des matières premières, la BCE aurait une réponse valable pour agir. Or, il n'en n'est rien car les salaires réels baissent. Augmenter les taux reviendrait à réaffirmer que les pressions inflationnistes sont au coeur des préoccupations de la BCE, et la BCE ne manque pas de crédibilité à ce sujet. Selon le chef d'Exane, Trichet a voulu adresser un message ferme aux gouverneurs dans la préparation de l'arsenal qui vise à lutter contre la crise des dettes souveraines.

    Investir consacre une enquête sur l'ouverture du bal des AG. L'occasion pour les actionnaires de dialoguer de vive voix avec les dirigeants, et de ne pas s'arrêter au seul aspect financier. La moitié des actionnaires ne veulent que la communication porte également sur le capital humain comme relais de croissance, sur la rémunération des dirigeants, et d'être mieux informé sur la notion de prise de risque, comme on l'a vu dans le cas de Tepco par exemple. Des questions qui devront être posé à des sociétés comme EDF ou Total. Les actionnaires veulent plus de transparence dans la gouvernance et la communication. Parmi les AG les plus importantes, il y a bien sur celle de Carrefour, qui prévoit de scinder en trois ces activités. Un enjeu majeur pour le groupe qui sera soumis au vote le 21 juin.
    On passe maintenant à la révolution des éditeurs de logiciels un secteur qui pèse 117 milliards d'euros et qui profitera d'une reprise d'activité soutenue, mais surtout de l'essor du cloud computing, qui ouvre de belles perspectives de croissance. Un avenir qui s'annonce sous de meilleurs auspices pour ce secteur grâce à la reprise des investissements dans l'informatique ; En suite parce qu'au-delà de la conjoncture, l'industrie entre dans une nouvelle ère technologique, le cloud computing. En fait, les entreprises n'ont plus à se doter d'infrastructures réseau, elles externalisent leurs données, pour les entreposer sur un serveur distant aux quels ils ont accès via internet. A la clef, entre 30 et 50% d'économies. Parallèlement, le cloud comptuing nécessite un besoin accru de sécurité et de confidentialité pour protéger les données sensibles. Les ventes de logiciels de sécurité ont le vent en poupe, leurs ventes ont d'ailleurs progressé en moyenne de 11% par an ; Seul bémol, les couts en recherche et développement et en marketing sont exorbitants, les leaders sont beaucoup mieux placés pour supporter ses couts. Dans ce secteur, il vous conseille le leader dans ce secteur, Dassault systèmes, qui se paye 19 fois les bénéfices attendus, c'est cher, mais il mérite une prime au leader selon la rédaction qui vise 65 euros.
    Pour jouer ce secteur, ils vous conseillent également d'acheter Cegid, Linedata, et également Cast et SWord, mais uniquement à titre spéculatif.

    Le Revenu consacre une double page sur les producteurs d'énergie, qualifié de secteur à haute tension par le journal. Déjà malmenées en bourse, les valeurs du secteur sont victimes de la défiance des investisseurs toujours plus grandissante après l'accident nucléaire de Fukushima.

    L'hebdomadaire est à conserver sur EDF en attendant d'en savoir plus sur les futurs investissements du groupe énergétique sur son parc de centrales, qui justifieraient une hausse non négligeable des tarifs dans les prochaines années. Quant à son homologue GDF Suez, Le Revenu est à l'achat sur le dossier. Le groupe français pourrait profiter de la fermeture de centrales nucléaires en Allemagne et au Japon et ainsi relever le prix de vente du gaz. Par ailleurs, la stratégie opérée par GDF Suez et son rendement de 5,6 % estimé pour 2011 sont des atouts pour le groupe, selon le Revenu.

    Il revient également sur le secteur des énergies renouvelables, qui a le vent en poupe depuis le drame de Fukushima. L'hebdomadaire passe à l'achat sur EDF Energies Renouvelables. La filiale à 50% du groupe EDF a récemment confirmé ses objectifs en termes de capacités installées.

    Le Revenu voit dans le secteur des établissements d'hébergement des personnes âgées dépendantes, une opportunité d'investissement. Les comptes publiés récemment par ces sociétés affichent une croissance dynamique et des marges d'exploitation en hausse. Orpéa table sur une prévision de croissance de 25% pour l'exercice 2011 malgré des cours " atones " depuis le début de l'année. Alors qu'il passe à vendre sur Le Noble Age suite à l'annonce d'un plan de croissance jugé agressif, Le Revenu jette son dévolu sur Orpéa et Médica en raison d'un patrimoine immobilier, estimé sous-évalué par les investisseurs et qui représente une pépite à exploiter. Par ailleurs, la cession de 15% du capital de Medica par BC Parters devrait relancer l'intérêt spéculatif sur le dossier.

    Le Revenu revient également sur la distribution des dividendes des sociétés du CAC40. 48% de leurs profits devraient être redistribués à leurs actionnaires. Le retour en grâce des financières est amorcé. Société Générale, BNP Paribas, Natixis et Axa vont reverser en cumulé 2,8 milliards d'euros de plus que pendant l'exercice précédent. Certaines valeurs industrielles ne sont pas en reste puisque Michelin va augmenter son dividende de 78%, Schneider Electric de 56% pour ne citer qu'elles. Dans le segment des valeurs technologiques, une surprise de taille mais pas dans le registre des bonnes : Alcatel sera la seule société du CAC 40 à ne verser aucun dividende cette année. Total envisage de verser un dividende stable alors que le groupe pétrolier a affiché un bénéfice net ajusté en hausse de 32% à 10,3 milliards d'euros. Deux sociétés annoncent faire des coupes dans la distribution de leurs coupons.
    Vallourec va réduire significativement son dividende, de 25,7 %, suite à la baisse de son résultat net part du groupe de 21%. Etranglée par une dette élevée, Lafarge ne versera qu'un dividende d'un euro par action contre deux l'année dernière. Crédit Agricole, Michelin, Natixis, Sanofi-Aventis, Société Générale, Vallourec et Veolia Environnement sont les sept sociétés du CAC 40 qui prévoient de payer leurs dividendes en actions. D'après le Revenu, ce mode de rémunération peut être intéressant, à condition que le cours progresse après le détachement.

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