vendredi17août

Jeu de chaises musicales à la tête d'EDF ? Peut-être bien si on s'en tient aux " sources bien informées " citées par le journal ?Le Parisien-Aujourd'hui en France' dans son édition du jour. L'actuel patron de la SNCF, Guillaume Pepy serait pressenti pour succéder à Henri Proglio à la tête de l'électricien.

    Le quotidien ajoute qu'Henri Proglio, jugé trop proche de l'ancienne majorité, " est sur la sellette ". Il pourrait se voir proposer la présidence du groupe d'électronique de défense Thales, ex-Thomson CSF " comme lot de consolation " précise ?Le Parisien-Aujourd'hui en France'. Pour mémoire, Guillaume Pepy a été directeur de cabinet de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, lorsque celle-ci était ministre du Travail.

    Ce changement de tête n'est donc pas lié aux performances du groupe français. EDF ne s'en est pas trop mal tiré au premier semestre. Mieux, l'électricien s'est même permis de dépasser les attentes sur la période grâce à la bonne tenue des énergies renouvelables.

    Le groupe piloté par Henri Proglio fait la part belle aux énergies vertes à l'heure où le nucléaire est décrié. Le nouveau gouvernement socialiste cherche à réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique français alors qu'il représente actuellement environ 75% de l'énergie consommée en France. " La hausse de la production hydraulique et des énergies nouvelles permet de pallier en partie une baisse de la production nucléaire liée aux arrêts programmés et aux prolongations d'arrêts plus importantes ce semestre, en France " indique-t-il. Une diversification qui est payante comme en témoignent les résultats du groupe.

    EDF a réalisé au premier semestre un résultat net courant part du groupe de 2,77 milliards d'euros, en augmentation de 4,6%. Les autres indicateurs financiers sont aussi au beau fixe avec un résultat brut d'exploitation (Ebitda) de 9,075 milliards d'euros, en hausse également de 4,6%. Ce dernier a augmenté de 3,3% sur une base organique. En France, la croissance organique de l'Ebitda est de 6,3%, tirée par les activités régulées en hausse organique de 34,1%, alors que les activités non régulées sont en recul de 4,2% en organique. Il a atteint 6,072 milliards d'euros. " Cette progression sensible de l'Ebitda France dans un contexte difficile reflète notamment une bonne maîtrise des coûts, qui baissent en termes réels ", a précisé EDF. Aussi, l'électricien se paie le luxe de dépasser les anticipations des analystes de la place, ces derniers attendaient en moyenne 8,617 milliards d'euros d'Ebita et 2,579 milliards d'euros de bénéfice net récurrent.

    Le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 36,22 milliards d'euros, en hausse de 8,2%, dont 7,1% en organique. Alors, EDF annonce verser en 2012 un dividende stable par rapport à celui de 2011. Ce dernier était alors de 1,15 euro par action. Ce maintien du coupon constitue une bonne nouvelle pour les actionnaires, leur assurant ainsi un rendement de plus 7% sur la base des cours actuels. Depuis le début de l'année, l'électricien fait grise mine en Bourse, le titre n'ayant pas été aidé par l'actualité récente. Notamment, les élections présidentielles françaises qui ont mis à mal le secteur énergétique, d'autant plus que les craintes d'un retrait du nucléaire font office de serpent de mer. Sur le plan fondamental, le titre est peu cher payé avec un PER de 8,23x pour et le ratio "valeur entreprise/chiffre d'affaires" de 1,02x pour l'année en cours. Le dossier a énormément souffert et a même touché un plus bas historique sous les 15 euros en juin dernier. Depuis le premier janvier, le titre a concédé près de 11% de sa valeur et...plus de 75% en cinq ans.

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