lundi13août

Les géants de la consommation ont étonnamment bien résisté à la crise. Danone, Procter & Gamble, Nestlé ou encore Unilever qui accusent le coup du ralentissement de l'économie mondial ont réussi à tirer leur épingle du jeu en augmentant leur prix malgré la crise.

    Le 19 juin dernier pourtant, le groupe alimentaire français Danone, pourtant peu coutumier du fait devait se résoudre à réviser à la baisse ses objectifs de rentabilité eu égard au contexte de consommation en " dégradation rapide et significativement plus forte qu'attendue dans les pays d'Europe du Sud, et tout particulièrement en Espagne " précisait alors le communiqué.
    On aurait pu penser que les ventes de produits de grande consommation allaient fléchir dans un contexte marqué par une récession qui s'aggrave en Europe du Sud. Les ménages, anticipant une période de vache maigres, se serrent la ceinture, ce qui aurait pu contraindre les grandes multinationales à baisser leurs marges pour soutenir les volumes.

    Mais les géants de la consommation ont réussi à jongler avec les prix. Ils ont même réussit à répercuter la hausse des matières premières sur le consommateur final sans que cela impacte trop négativement la consommation des ménages. Une performance d'autant plus honorable que les prix des matières premières eux, augmentent. En effet, après trois mois de repli, l'indice des prix alimentaires calculé par la FAO fait état d'un bond de 6% en juillet. En cause, la sécheresse qui sévit aux Etats-Unis et en Russie, qui a fait grimper en flèche les prix du maïs (+23%) et du blé (+19%) rien qu'au mois de juillet, mais d'autres produits comme le sucre (+12%) ou encore le lait écrémé (+2,7%) sont également orientés à la hausse.

    Et pourtant, le géant français de l'agroalimentaire particulièrement exposé à la crise de la dette européenne dans la mesure où il réalise 40% de ses ventes en Europe, dont 7% en France et 11% en Espagne, a réussi à faire bonne figure sur la première partie de l'année. Unilever également a fait preuve de sa capacité de résistance en dévoilant des ventes en hausse de 7% alors que son concurrent Français annonçait dans le même temps une croissance de 5,7%.

    Même Procter& Gamble, la marque des rasoirs Gillette ou encore Pampers, qui prévoyait pourtant un recul de 2% de ses revenus net pour le trimestre en cours mise désormais sur une croissance organique de 3% à 4% pour l'ensemble de son exercice.

    Enfin Nestlé, qui dévoilait la veille ses résultats a annoncé une hausse de 6,6% de son chiffre d'affaires en dépit de la crise économique. Chez le Suisse, plus de la moitié de la hausse du CA découle d'une augmentation moyenne des prix de 3,7% au premier semestre. Même hausse des tarifs pour Danone alors que Procter& Gamble a augmenté ses prix de 4% en moyenne. Elle atteint même 4,1% chez Unilever.

    Comment ont ?ils fait pour augmenter leurs ventes alors que les prix des matières premières augmentent et que l'Europe s'enfonce dans la récession ?

    Cette capacité à répercuter la hausse des matières première sur les clients sans pour autant impacter la consommation tient avant tout au dynamisme des pays émergents. Car en Europe, la croissance des ventes est nulle. Pour Danone, elles ont même reculé de 2,8% en glissement annuel alors que parallèlement elles bondissent de 14,2% en Asie. Même constat pour Unilever où les ventes ont stagné sur le vieux continent pendant qu'elle grimpait de 11% sur les marchés émergents.

    Reste à savoir pendant combien de temps encore les consommateurs des pays émergents peuvent absorber une hausse des prix sans qu'ils se mettent eux aussi à se serrer la ceinture....

    Archives

    Etre rappelé
    par un conseiller
    Nous envoyer
    un message
    Parlons Placement
    Nos solutions
    M VIE Notre gamme
    d’assurance vie
    Plus d'infos
    M SCPI Nos SCPI en direct
    Plus d'infos
    M investissement Nos fonds structurés
    Plus d'infos