mercredi25avril

Les marchés obligataires donnent des signes d'accalmie. Et les indices boursiers eux, reprennent de la hauteur. L'OAT français à 10 ans reflue sous la barre psychologique des 3%, à 2,97%. Mais c'est sur le bund que le mouvement est le plus significatif. A l'inverse des obligations espagnoles, italiennes, et même françaises, le retour de l'appétit pour le risque entraine des dégagements sur " l'ilot refuge " de la zone euro, qui remonte vers les 1,74% contre 1,67% la veille.

    En conséquence, le spread, c'est-à-dire l'écart des taux entre la France et l'Allemagne revient à 123 points alors qu'il culminait encore à plus de 150 points de base il y a deux jours. Idem pour le 10 ans espagnol, dont l'écart avec l'Allemagne se détend. Même conséquence pour le 10 ans italien qui s'éloigne un peu du seuil des 6%, à 5,75%. Et pour l'Italie, qui voit son rendement à 10 ans s'établir à 5,61%, et dont l'indice FTSE Mib bondit à la clôture de 3%.


    Car cette accalmie sur marchés obligataires est surtout imputable au rebond fulgurant qu'on observe depuis 2 jours sur les marchés actions. Le CAC a repris 135 points après avoir enfoncé ses plus bas de l'année au lendemain des résultats du 1er tour. Un rebond technique puissant, qui atteste aussi de la volatilité des marchés. En période d'incertitude électorale, les marchés sont nerveux et surveillent le niveau de l'OAT comme du lait sur le feu. Dès que le vent tourne mal, comme en début de semaine où le CAC est tombé sous les 3100 points, les opérateurs courent se réfugier sur le bund, dont le rendement bat tous les records. Les obligations des pays périphériques, dont la France fait désormais partie, voient l'écart avec la vertueuse Allemagne s'écarter. Et dès qu'une éclaircie se fait jour, c'est exactement l'inverse qui se produit, comme aujourd'hui où le spread franco-allemand retombe sur ses plus bas après une petite poussée de fièvre la veille.
    Pour faire baisser le thermomètre, de plus en plus de voix s'élèvent en Europe pour faire du retour de la croissance une priorité. Une partie de la zone euro est, de fait, dejà en récession, quand l'autre menace d'y basculer. Le président du Conseil italien, Mario Monti, qui a fait de l'austérité sa marque de fabrique, a ainsi affirmé à la mi-avril qu'il donnerait désormais la priorité à la croissance sur une politique d'austérité susceptible de faire empirer le sort de l'Italie, quitte à déplaire à la Bundesbank.
    Mais il se pourrait bien que M. Monti fut entendu jusqu'aux plus hautes sphères. En effet, Mario Draghi, le président de la BCE, a plaidé devant le Parlement européen pour que la croissance soit mieux prise en compte :"Nous avons un pacte budgétaire", a-t-il déclaré. "En ce moment, ce qui domine à mes yeux, c'est d'avoir un pacte de croissance (...) donc nous devons revenir en arrière et en faire un pacte" a-t-il admis. Il faudra en effet plus d'un rebond sur les places européennes pour réduire l'écart avec les taux allemands.

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