mardi24avril

L'Espagne, dont les taux longs flirtent avec le seuil des 6%, depuis maintenant plusieurs semaines avait rendez vous avec les marchés financiers. Le trésor espagnol a levé sans encombre 1,933 milliards d'euros, un montant qui s'inscrit dans le haut de la fourchette, en bons du Trésor à 3 et 6 mois.

    Dans les détails, le Trésor espagnol a placé 725 millions d'euros d'obligations à 3 mois, assortis d'un rendement moyen de 0,72%. Pour une maturité aussi courte, les investisseurs ne sont pas faits prier. La demande s'est en effet envolée avec un ratio de couverture qui a atteint 7,61, c'est-à-dire que la demande a été pratiquement 8 fois supérieure à l'offre, un niveau exceptionnellement élevé. L'Espagne a également émis 1 ,208 milliard d'euros de bons à 6 mois à un taux moyen de 1,628%.

    Les investisseurs se sont également bousculés pour participer à l'opération, avec un bid cover ratio qui s'inscrit à 3,22. En effet pour attirer les investisseurs, l'Espagne a du consentir une prime de risque à 6 mois équivalente au taux d'intérêt que paye l'Allemagne pour emprunter sur... 10 ans. C'est le signe que la confiance dans la qualité de la signature espagnole s'effrite et que le spectre d'une contagion de la crise souveraine à la quatrième puissance économique de la zone euro reste crédible aux yeux des marchés.

    A travers ces primes de risque élevées, on comprend que l'Espagne qui vient de renégocier à la hausse son objectif de déficit pour 2012, peine à convaincre. Depuis le 5 mars dernier, la défiance est plus prononcée sur la qualité de la signature de Madrid que sur celle de l'Italie, une dynamique néfaste, que l'Espagne n'arrive pas à inverser malgré des coupes budgétaires drastiques de l'ordre de 35 milliards d'euros en 2012 afin de maintenir le cap budgétaire qu'il s'est fixé et rassurer les marchés. Mais rien n'y fait, la prime de risque espagnole est en permanence au dessus de celle de l'Italie avec aujourd'hui, un rendement à 10 ans espagnol qui s'inscrit sous le seuil des 6%, à 5,91%, précisément, tandis que ceux de l'Italie se traitent à 5,67%.

    Sur le marché des CDS souverains, c'est le même constat avec un CDS à 5 ans espagnol qui s'établit à 495,6, contre 458 points pour l'Italie. Pour se faire une idée plus précise du degré de défiance des marchés, les niveaux des CDS ibériques traduisent une prime de risque plus élevée que pour le CDS souverain du Liban, noté B1 chez Moody's.

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