mardi10janvier

L'actualité pour les biotechs ne se tarit pas, bien au contraire. Après Transgène et Neovacs la veille, c'est autour de Cellectis de faire parler d'elle. La biotech spécialisée dans l'ingénierie du génome vient d'annoncer la veille, la signature d'accord avec un géant pétrolier et non des moindres puisqu'il s'agit de Total. Il portera sur les biocarburants et plus précisément sur le développement de substituts pétroliers dérivés de microalgues.

    Le programme de recherche comprend une première phase d'une durée de 1 an. Il pourrait être suivi d'une seconde phase de 2 à 3 ans. A long-terme, l'exploitation des microalgues pourrait contribuer à compléter l'offre et réduire les impacts environnementaux des marchés de l'énergie et de la chimie.

    La première phase du programme porte sur la mise au point de méthodes et d'outils d'ingénierie des génomes sur certaines espèces de microalgues sélectionnées pour leurs spécificités. La seconde phase porterait sur l'ingénierie de traits (modifications précises du métabolisme et de l'espèce) pour la production de composés aujourd'hui dérivés du pétrole. L'application de l'expertise de Cellectis dans l'ingénierie des génomes accélérera la domestication et l'ingénierie d'espèces de microalgues sélectionnées.

    Elle permettra la production d'analogues de produits pétroliers. Total apportera son expérience des partenariats R&D dans les biotechnologies, son savoir-faire dans l'intégration de technologies et le développement de procédés à l'échelle industrielle et sa connaissance des secteurs du pétrole et de la chimie.

    Les coûts de ce programme conjoint seront supportés à parts égales par les deux partenaires. Les technologies et produits issus de ces travaux seront détenus à parts égales par Cellectis et Total.

    Cellectis n'est pas à son coup d'essai, la petite biotech a déjà signé plusieurs partenariats avec de grands groupes mondiaux comme Bayer dans le génome des plantes Merck ou Novartis...

    Après avoir redonné 1,86% mais gagné près de 9 % en cinq jours, le titre Cellectis est suspendu de cotation sur un dernier cours de 6,86 euros dans les premiers échanges à Paris. Intéressant pour faire "un coup d'une séance", car l'aspect spéculatif propre aux biotechs n'est pas à occulter...

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