jeudi05juillet

Lanterne rouge du SBF 120, l'action Imerys chute de 4% à 39,36 euros après avoir décroché de plus de 6% dans les premiers échanges. HSBC a en effet dégradé le dossier de "neutre" à "sous-pondérer", la banque estimant que le repli de 23% des mises en chantier de logements en France sur la période février-mai est une mauvaise nouvelle.

    Le secteur de la construction et plus précisément celui des mises en chantier est un indicateur clé qui permet d'anticiper la production de matériaux industriels et de construction d'Imerys sur 12 mois.

    Leader mondial de la production et de la transformation des minéraux industriels, son activité vise à transformer les 29 minéraux qu'elle exploite en produits intermédiaires qui sont destinées au secteur de la sidérurgie, de la construction et de la papeterie.

    Le groupe est très dépendant de l'évolution de la conjoncture économique, et en particulier dans le secteur de la construction. Bien que présent dans 47 pays, le groupe est d'ailleurs fortement exposé au marché de la construction français, avec 21,3% de son chiffre d'affaires réalisée en hexagone et 37% dans le reste de l'Europe D'autre part, le groupe est exposé à hauteur de 22,7% de son chiffre d'affaires au secteur de la construction en Amérique du Nord, qui reste moribond. Sans oublier que les résultats et l'activité dépendent également de la parité euro dollar. En effet, avec 25% de ses ventes libellées en dollar, un euro qui resterait durablement fort affecterait mécaniquement la rentabilité du groupe.

    Avec 58% de son chiffre d'affaires réalisé en Europe, le groupe est donc ultra dépendant de la santé économique européenne. Or, tous les indicateurs macroéconomiques peuvent en témoigner, l'Europe est en train de basculer en récession. Et pour HSBC, la conjoncture devrait rester morose, étant donné que " les conditions économiques devraient se dégrader au deuxième trimestre du fait d'une détérioration de la production industrielle en Europe". La banque réduit en conséquence son objectif de cours de 44 à 40 euros sur le dossier.

    En termes de valorisation, le titre qui accuse un repli de 11% sur 3 mois et de 20% sur une année glissante se paye de 10,5 fois les bénéfices attendus pour 2012. Le groupe qui capitalise 3,080 milliards pour un chiffre d'affaires de 3,675 milliards a dégagé un résultat opérationnel (EBITDA) de 698 millions d'euros. De plus, en dépit d'une dette qui dépasse le milliard d'euros, la valorisation reste attractive avec une valeur entreprise sur Ebitda de 5,9 contre une moyenne de 7,5 pour le secteur. A titre de comparaison la valeur entreprise de Lafarge se paye 7,4 fois l'Ebitda alors que Saint Gobain est le moins cher du secteur avec un ratio de 4,6.

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