vendredi20juillet

La croisade menée par le gouvernement contre Peugeot est en train de provoquer une crise de liquidités pour le constructeur automobile. Hier les chances de faillite du constructeur ont flambé si on en croit l'évolution des CDS Peugeot. En voulant faire croire qu'on peut sauver des emplois, on risque de mettre au tapis un constructeur Français.

    La Famille Peugeot est mise en accusation par le gouvernement et par le champion du redressement.
    Et c'est en partie mérité.
    L'obsession de la famille Peugeot pour maintenir le contrôle du capital a fait manquer au constructeur Français le train de la globalisation. Dans un monde vaste et sans frontières, on ne peut pas se battre contre des Volkswagen en s'agrippant à ses actions...
    Mais Peugeot est une entreprise privée.
    Certes, elle vient pleurer et obtient de l'aide des contribuables quand elle est en difficulté, on rappelle que la dernière prime à la casse nous a couté un milliard d'euros, mais c'est une entreprise privée.
    Et quand une entreprise a des difficultés, elle doit ajuster ses effectifs.
    C'est la leçon numéro d'un cours de gestion d'entreprise.
    Le problème c'est que notre commissaire au redressement, comme les autres ministres, n'est jamais passé en entreprise privée et qu'il n'en connaît donc pas les rudiments.
    L'intervention du gouvernement a provoqué une vraie panique sur les marchés. L'action Peugeot s'écroule. Mais surtout les CDS, ces contrats d'assurance contre la faillite, ont flambé. Si on s'en tient à leurs cours actuels, les chances de faillite de Peugeot sont estimés à plus de 50%.
    En tentant de sauver quelques milliers d'emplois, le risque est maintenant d'en perdre des dizaines de milliers.
    Une fois de plus, nous qui donnons des leçons à l'Allemagne, nous nous ridiculisons.
    J'ai une proposition simple.
    Tout ministre qui s'occupe de près ou de loin d'entreprises, d'économie, de commerce extérieur, de PME devrait faire un stage obligatoire de 6 mois en entreprise. Tous les dirigeants de Mac Do passent par la case frites, les ministres peuvent consacrer six mois à comprendre comment fonctionne une entreprise non ?

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