vendredi13juillet

Neopost a finalisé le rachat de GMC Software Technology, leader dans le domaine de la gestion de la communication client (Customer Communication Management).

    Basé en Suisse depuis sa création en 1994 GMC Software Technology emploie plus de 300 personnes dont 130 ingénieurs. Le groupe, qui connait une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires depuis plusieurs années, a réalisé un chiffre d'affaire de 42 millions de francs suisses en 2011 provenant de la vente de licences de logiciels, de contrats de mise en oeuvre des solutions personnalisées et de contrats de maintenance annuels. Le montant de l'opération n'a toutefois pas été communiqué par le numéro deux mondial des équipements et solutions pour le traitement du courrier.

    Une marge autour de 25%

    Au titre de son premier trimestre Neopost a vu ses ventes s'établir à 248 millions d'euros, en hausse de 5,9% par rapport au 1er trimestre de l'exercice 2011. A taux de change constants, la hausse du chiffre d'affaires s'établit à +2,4%. Ces facturations trimestrielles sont conformes aux attentes de la direction mais pour la suite de l'exercice, il se montre un peu plus prudent. Face à un contexte économique à la fois difficile et incertain et à la révision à la baisse des tarifs postaux, Neopost s'attend donc à une croissance de son chiffre d'affaires 2012 d'au moins 2%, hors effets de change. Aussi, la direction confirme également attendre pour l'exercice 2012 une marge opérationnelle courante aux environs de 25,5% du chiffre d'affaires. Neopost reste donc tout de même profitable puisque parallèlement à la croissance du chiffre d'affaires le groupe arrive à contenir ses dépenses.

    Neopost s'exporte un peu plus

    Neopost avait signalé à l'occasion de la publication de ses comptes annuels que cette marge avait pâti des effets mix (niveau de ventes d'équipements ? notamment haut de gamme ? plus élevé), ainsi que des investissements liés à la mise en place du nouveau canal de distribution pour couvrir le segment d'entrée de gamme. Par ailleurs, la nouvelle stratégie de la société, qui consiste à s'internationaliser davantage a eu un léger effet dilutif sur la marge opérationnelle avec la consolidation de GBC Australie acquis en juin, et la création d'un bureau régional à Singapour pour développer les ventes de la région Asie Pacifique. Neopost ne souhaite plus limiter son activité à la France et aux Etats-Unis mais bien regarder plus loin.

    En plus d'internationaliser ses activités, Neopost souhaite revenir sur le segment d'entrée de gamme car elle assure trois-quarts du volume global du marché. Aussi, le groupe s'oriente depuis quelques années déjà sur d'autres métiers tels que la gestion de documents haut de gamme ou bien le financement d'équipements placés en leasing ou en location chez les clients. Neopost se développe également dans des solutions non directement liées au courrier, telles que les solutions de gestion de la qualité des adresses et des données, le shipping et la traçabilité ainsi que les logiciels de composition de documents. En 2011, ces solutions représentent déjà environ 80 millions d'euros de chiffre d'affaires. Grâce à la croissance organique, la signature de partenariats et la réalisation d'acquisitions, le groupe estime que ces solutions devraient représenter environ 200 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 3 ans. Dans le même temps, Neopost entend continuer à se développer dans ses activités directement liées au courrier à raison de 2 à 3% par an.

    Le dividende ne suffit plus...

    Neopost a publié des ventes de grande qualité ce qui prouve sa résistance en dépit d'un contexte économique difficile. Les marges sont stables depuis de nombreuses années et la croissance des activités se maintient à environ 5%. Sur la base des cours actuels et d'un coupon de 3,80 euros, le rendement prévisionnel de 9% est certes un point positif pour le dossier...mais on l'a vu récemment les rendements futurs ne préjugent en rien des rendements futurs, PagesJaunes en tête...Si ce dividende paraît copieux au premier abord, il n'en demeure pas moins que le parcours boursier du titre, depuis les cinq dernières années, n'est pas à la hauteur des espérances des petits porteurs. Certains ont vu leur mise fondre à vu d'oeil : à 115 euros en juin 2007, le titre a perdu plus de 50% de sa valeur pour achever l'année 2008 sur les 55 euros. Depuis l'année 2008, l'action Neopost n'a pas réussi à s'affranchir d'un couloir compris entre 55 euros et les 70 euros, atteints au début de l'année 2011. La tendance baissière s'est poursuivie sur l'année 2012. Sur les 40 euros Neopost est en effet revenu à ses niveaux plus observés depuis l'été 2002. Un parcours boursier digne des montages russes pour un groupe qui s'est introduit en Bourse en février 1999 au prix de 15 euros...

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