jeudi26juillet

Peugeot a encore souffert de la déprime du marché automobile européen, une zone il a réalisé 61% de ses ventes. Le premier constructeur automobile européen a donc enregistré sur les six premiers mois de l'année une perte nette de 819 millions d'euros contre un bénéfice de 806 millions un an plus tôt.

    Alors, pour redresser la barre, le groupe sochalien avait annoncé la semaine dernière un vaste plan de restructuration, le troisième depuis 2006 - prévoyant notamment l'arrêt en 2014 de la production de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, et la suppression d'environ 8 000 postes en France.

    Mais il semble insuffisant au regard du défi dantesque qui attend le constructeur automobile. Alors, en marge de la publication des comptes semestriels du groupe, PSA a prévenu mercredi dans un communiqué que la " dégradation durable de la demande en Europe rend aujourd'hui nécessaire, au-delà des mesures de réduction des coûts et de gestion du cash mises en place début 2012 ", un nouveau plan d'économies de 1,5 milliard d'euros en 2015. Les investisseurs ont aussi tôt salué l'annonce d'un nouveau plan d'économies pour tenter de renouer avec les bénéfices et d'endiguer l'hémorragie de sa trésorerie.

    Le plan baptisé " Rebond 2015 " permettra donc à PSA de dégager un cash flow opérationnel à l'équilibre à fin 2014. Le groupe brûle actuellement 200 millions d'euros de liquidités par mois, et souhaite ainsi espère réduire par deux ce rythme infernal en 2013.

    Si la situation critique de Peugeot est connue de tous, l'équipementier automobile Faurecia, filiale à 57,4% du groupe PSA a quelque peu surpris le marché en lançant la veille un avertissement sur ses marges. Comme l'ensemble de la filière automobile, Faurecia devra revoir ses ambitions à la baisse en raison de l'impact de la dégradation du marché européen. A l'instar de sa maison-mère Peugeot, Faurecia réalise environ 60% de son chiffre d'affaires sur le Vieux Continent. Le groupe attend désormais une marge opérationnelle comprise entre 560 et 610 millions d'euros cette année, alors qu'il avait indiqué en février prévoir un montant allant de 610 à 670 millions d'euros.

    Outre les marges, le niveau de cash flow est de nature à préoccuper les investisseurs. Il a été négatif à hauteur de 119 millions d'euros au premier semestre, en raison des investissements et de la hausse des besoins en fonds de roulement alors que Faurecia attendait précédemment un cash flow à l'équilibre sur l'ensemble de l'exercice. Pour financer sa croissance dans les pays émergents, l'équipementier a en en effet investi 266 millions d'euros sur la période. Pour ne pas démentir son objectif d'un cash-flow à l'équilibre, le groupe a annoncé son souhait de plafonner les investissements industriels et les charges de développement à 800 millions d'euros sur la période 2012 et 2014.

    Cette situation a donné lieu à quelques spéculations sur le lancement d'une éventuelle augmentation de capital. Le groupe par le truchement de son président-directeur général Yann Delabrière a coupé court à ces bruits de couloirs et qualifié de " non-sens " la possibilité d'une levée de fonds. Une opération qui aurait risqué de capoter alors que les marchés sont extrêmement volatils.

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