mercredi13juin

Lorsqu'on achète une action d'une société, on espère qu'elle annoncera des bonnes nouvelles qui vous faire grimper le cours des actions. Celles-ci vont généralement concerner directement l'activité de la société (résultats, nouvelle acquisition, etc.). Mais il peut y avoir aussi des événements exceptionnels qui vont impacter rapidement et fortement le cours des actions

    Le versement d'un dividende
    Le bénéfice d'un investissement en action pour l'actionnaire peut provenir de deux formes : La plus-value qui représente la hausse de la valorisation de l'entreprise, ou le dividende, c'est-à-dire le revenu versé par l'entreprise à ses actionnaires.
    Le montant du versement est proposé par le Conseil d'Administration et voté par les actionnaires. Ce sont donc les actionnaires qui prennent la décision et il est logique qu'ils décident à un moment donné se rémunérer. Le conseil d'administration et les autres actionnaires sont face à une décision stratégique lorsqu'ils fixent et votent le dividende. En effet, s'ils décident de distribuer le dividende, ils touchent une rémunération. Mais il s'agit de liquidités qui sortent de l'entreprise et la valorisation de l'entreprise va donc baisser. Si par contre les actionnaires décident de ne pas distribuer un dividende, les liquidités qui ne sont pas versées pourraient être investies dans des projets de croissance qui, s'ils sont rentables, permettraient d'augmenter le cours de l'action.
    Le dividende est détaché quelques jours avant le versement. Cela signifie que toutes les personnes détenant des actions le jour du détachement recevront le dividende. Il est alors possible pour l'investisseur d'acheter une action juste avant le détachement d'un dividende, de toucher celui-ci, et de vendre l'action juste après. Mais en théorie, cette opération est totalement neutre. En effet, lorsque le dividende est détaché, l'action doit baisser d'un montant égal au dividende. Il est logique que l'action baisse de la valeur de la distribution puisque le dividende représente des liquidités qui étaient comptabilisées dans la valorisation de l'entreprise et qui sortent de cette valorisation
    Finalement, la distribution d'un dividende, quand celui-ci est bon, est surtout attractive pour les investisseurs qui ont l'action depuis un an ou plus. En effet, depuis un an, l'action a dû monter petit à petit, au fur et à mesure qu'on s'est rapproché de la distribution. Par contre, il arrive qu'une société annonce un dividende exceptionnel, c'est-à-dire hors calendrier et non anticipé par le marché. Dans ce cas, l'action va probablement monter très rapidement, du montant du dividende, avant de baisser une fois celui-ci versé. Détenir l'action juste avant l'annonce d'un dividende exceptionnel est quasiment toujours très rentable.

    Lancement d'une OPA
    Une Offre Publique d'Achat (OPA) survient lorsqu'une société (initiatrice) fait part de sa volonté d'achat en espèces des titres des actionnaires d'une société cible.
    Pour que l'offre soit attractive, la société initiatrice propose de racheter les titres à un prix plus élevé que le cours boursier. Une OPA est un succès lorsque les titres apportés par les actionnaires de la société cible sont suffisants pour que la société initiatrice prenne le contrôle. Les OPA peuvent être amicales si la société cible est d'accord pour la prise de contrôle par la société initiatrice. Si au contraire elle n'est pas d'accord, il s'agit d'une OPA inamicale ou hostile.
    Les actionnaires sont prévenus de l'opération par leur intermédiaire financier. Ils devront alors décider avant une date limite entre vendre les titres au prix fixé et donc accepter l'OPA ou alors conserver les actions et refuser l'OPA. Dans ce cas, les actionnaires s'exposent au risque de voir, en cas de succès de l'OPA, la valeur de leurs titres baisser de manière significative.
    Une Offre Publique d'Echange a le même but qu'une OPA, à savoir une prise de contrôle d'une société cible par une société initiatrice. Dans ce cas là, la société initiatrice paye les actionnaires en actions et non en numéraire. Les actionnaires acceptent l'OPE si le cours des actions reçues est avantageux par rapport aux anciennes actions et selon les conditions de l'échange. La différence de cours entre les deux actions s'appelle la prime.
    Il est assez rare de voir des OPA et OPE strictes, les sociétés mettent plutôt en place des offres mixtes d'acquisition. Ces offres comportent un rachat d'action à la fois en numéraire et en actions. Les offres publiques sont toujours contrôlées par l'AMF. Elle met en place les règles et s'assure du bon déroulement de l'opération. L'information aux actionnaires et au public est elle aussi encadrée.
    Généralement, le prix proposé aux actionnaires est plus élevé lorsqu'il s'agit d'une OPA hostile, puisque la société initiatrice doit convaincre un maximum d'actionnaires minoritaires. L'offre est généralement attractive pour l'actionnaire à court terme. Mais si l'actionnaire pense qu'il y a plus de potentiel à long terme, il peut essayer de conserver l'action et donc de ne pas apporter ces titres à l'offre. Le risque dans ce cas est que l'opération soit un succès, et que l'entreprise acheteuse lance ensuite de nouvelles opérations, moins attractives, et qui vont consister à retirer les titres de la cote.

    L'augmentation de capital (AK)
    Les sociétés cotées qui cherchent des solutions de financement alternatives aux banques vont régulièrement se tourner vers le marché et proposer aux investisseurs professionnels ou particuliers d'investir dans le capital de la société. Une société qui augmente son capital va alors émettre des actions sur les marchés afin de récupérer en échange des fonds de nouveaux actionnaires ou d'actionnaires existants qui souhaitent augmenter leur part dans la société.
    Les actions émises sont des nouvelles actions créées spécifiquement pour l'augmentation de capital. Ces nouvelles actions vont être émises à un prix plus faible que le cours de l'action pour rendre l'opération attractive. Par conséquent, la valeur des actions après l'opération, qui est une moyenne pondérée des anciennes et des nouvelles actions, diminuera. Les anciens actionnaires sont donc pénalisés. De plus, même si les nouvelles actions étaient émises au même prix, les actionnaires seraient pénalisés car ils seraient dilués, c'est-à-dire que leur part dans la société diminuerait.
    Pour éviter d'être pénalisés, les actionnaires votent généralement une augmentation de capital avec droit préférentiel de souscription. Chaque actionnaire reçoit ainsi un droit préférentiel de souscription qui lui permet d'acheter un certain nombre d'actions nouvelles. Ils ont donc la priorité pour racheter des nouvelles actions, mais peuvent également vendre ces DPS sur le marché ce qui devrait compenser l'effet négatif de la dilution. Lors de l'opération, les actionnaires existants ne sont donc pas pénalisés grâce à l'émission de ces DPS.
    Après l'opération, l'évolution du cours des actions dépendra surtout de la perception qu'ont les investisseurs de l'opération. Ces dernières années, la plupart des augmentations de capital ont été faite alors que la société se trouvait en difficulté et avait besoin de fonds propres (Société Générale, Lafarge,...). Ces opérations étaient donc souvent mal perçues par le marché car révélatrices des difficultés de l'entreprise.
    Mais une augmentation de capital peut très bien être perçue comme une bonne opération par le marché. L'entreprise peut vouloir augmenter son capital dans le but d'obtenir des liquidités pour réaliser un investissement. Si l'investissement est jugé attractif par le marché, les cours de l'action pourront remonter, et l'opération sera alors fortement payante pour les actionnaires, surtout ceux qui ont participé à l'opération

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