lundi14mai

Alors que le CAC 40 est en totale perdition, Bolloré fait plutôt bonne figure et ne perd que 0,71% à 161,55euros après la publication de son chiffre d'affaires pour les trois premiers mois de l'exercice 2012.

    Sur la période, le groupe diversifié a publié un chiffre d'affaires de 2,427 milliards d'euros en augmentation de 18% par rapport à l'année dernière et 14% à périmètre et taux de change constants. Toutes les activités de Bolloré ont contribué à ce dynamisme pour l'ensemble du groupe. Mais ce sont surtout les secteurs du Transport et de la logistique (+11%) ainsi que dans celui de la distribution d'énergie (+20%) qui ont tiré leur épingle du jeu et limité la chute des facturations dans secteur de l'Industrie.

    Dans le secteur du Transport et de la Logistique, le chiffre d'affaires progresse de 11 %. Il bénéficie de la hausse des volumes dans la commission de transport, particulièrement sur les flux intra-Asie et de la croissance du transport et de la logistique en Afrique. Cette dernière région du monde est terrain favori de Bolloré pour ses principaux investissements.

    Quant au pole distribution d'énergie, l'activité s'est appréciée de 20 %, en raison de l'augmentation combinée des prix et des volumes des produits pétroliers. En données brutes, intégrant LCN (Les Combustibles de Normandie) acquis en février 2011, la hausse est de 30 %. A noter que, le groupe est le deuxième distributeur français de fioul avec 14% de parts de marché.

    En revanche, le secteur de l'Industrie (stockage d'électricité, films plastiques, terminaux et systèmes spécialisés) est en repli de 9% en raison de la baisse des volumes vendus des films plastiques, et de la baisse du chiffre d'affaires consolidable d'IER.

    Lot de consolation pour le groupe diversifié, la voiture électrique Autolib' qui a été inauguré fin 2011, rencontre un franc succès. A ce jour, 1 500 voitures ont été mises en circulation, 500 stations ont été sorties de terre, 18 000 personnes qui se sont abonnées et le groupe revendique plus de 120 000 utilisations de son véhicule en libre service. Selon l'entrepreneur breton, le service francilien pourrait être rentable avant les sept années prévues initialement.

    Concernant la suite de l'exercice, le groupe ne s'est pas aventuré à faire quelques pronostics que ce soit. Il ne se contente de dire que " les principaux indicateurs industriels et financiers à la fin du premier trimestre 2012 restent satisfaisants. "

    En tout cas, Bolloré a récemment fait parler de lui. C'est que l'homme d'affaires breton place patiemment ses billes dans Vivendi. D'après des informations de presse, Vincent Bolloré qui possède à ce jour officiellement 1,1% du capital du groupe de télécoms et de médias, serait monté ces derniers temps entre 2% et 2,4%.. Bolloré viserait à terme le seuil des 5% et deviendrait ainsi le premier actionnaire du groupe spécialisé dans le divertissement et la communication. Une montée au capital qui se veut avant tout amicale, toujours d'après de sources proches du dossier. Ainsi, avec 5% dans sa musette, Bolloré deviendrait l'actionnaire principal de Vivendi, bien devant le Qatar, qui possède 2% du capital. Aussi, en siégeant au conseil d'administration, Bolloré serait en position d'influer sur la stratégie de Vivendi et surtout sa la destinée du groupe de médias eu égard des derniers turbulences qui l'ont émaillé avec la récente arrivée de arrivée de Free.

    Sur le front boursier, en dépit d'un trou d'air (-25%) l'été dernier sur fond de débâcle sur le marché parisien, le titre s'est depuis stabilisé entre un range compris entre 150 et 160 euros. Une résilience qui traduit la confiance des investisseurs dans le business model du groupe diversifié. Il ne date pas vraiment d'hier, depuis une vingtaine d'années, la stratégie de l'entreprise s'oriente vers la diversification afin de repartir mieux les risques. En plus d'une diversification sur les métiers, le panachage est aussi légion dans son implantation géographique. Bolloré couvre actuellement plus de 40 pays, ce qui rend le groupe peu sensible aux risques géopolitiques. Fondamentalement, le ratio " valeur entreprise sur chiffre d'affaires " reste sur des bases attractives à 0,64x. Une valeur typique de " fond de portefeuille " alors que le dossier souffre encore d'une décote par rapport à l'actif net réévalué de l'ordre de 40 %, ce qui parait encore excessif pour ce dossier ...

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