lundi14mai

Edenred perd plus de 1% sur les 23 euros en matinée alors que le spécialiste des services prepayés tiendra demain mardi 15 mai son assemblée générale. L'occasion de faire un petit point sur l'ex-filiale du groupe hôtelier Accor.

    Sur l'exercice 2011, le leader mondial des services prepayés a réalisé un millésime de très bonne facture. Le chiffre d'affaires s'est apprécié de 15,2 %, pour dépasser le milliard à 1,032 milliard d'euros pour un volume de titres émis en hausse 9,7 % à 15,2 milliards d'euros. Le groupe a fait fi d'une conjoncture économique toujours aussi dégradée. La bonne tenue de l'activité Edenred est en effet portée par sa conquête de nouvelles zones alors que le groupe s'est récemment implanté en Finlande mais aussi par de l'augmentation de la valeur faciale des titres émis. Concernant les nouvelles solutions, Edenred s'attend à ce qu'elle décolle à partir de l'année en cours. Autrement dit, la sortie du groupe de la galaxie Accor ne lui est pas préjudiciable, bien au contraire...

    Un peu plus bas dans le compte de résultat, l'ex-filiale de l'hôtelier a publié un résultat d'exploitation de 355 millions d'euros, matérialisant une copieuse marge de 34 % tandis que le résultat courant après impôt s'est apprécié de 23% pour monter à 203 millions d'euros. Le résultat net part du groupe ressort à 194 millions d'euros. Eu égard de ces excellentes performances, les actionnaires ont en eu pour leur argent. Le dividende proposé progresse de 40% à 0,70 euro. Le groupe peut donc se targuer de chouchouter ses actionnaires puisque le taux de distribution ressort du coup à 80% !

    Les chiffres publiés pour l'exercice écoulé, mais aussi les perspectives annoncées, indiquent donc que le groupe est loin d'être en perdition. A l'occasion de la publication de son chiffre d'affaires du premier trimestre, la société tricolore table sur une croissance comprise entre 6 et 14% pour l'année en cours comme pour les exercices suivants. Edenred va ainsi poursuivre son expansion dans les pays les plus dynamiques de la planète. Parallèlement à cette conquête, le spécialiste des services prépayés va passer du papier au numérique, avec une part des titres numérisés qui devrait passer de 30 % en 2009 à 70 % en 2016. Dans un premier temps, cette mue vers le numérique devrait engendrer des charges qui pèsent sur les marges. Mais pas de panique, cette transformation devrait, à terme, se traduire par une amélioration de la rentabilité grâce à une réduction des coûts.

    Des catalyseurs qui ont permis au titre de retrouver ses meilleurs niveaux du printemps 2011. Même, le dossier s'est même payé le luxe de s'inscrire au dessus des niveaux d'avant " krach ", ce qui est un exploit compte tenu du manque de visibilité sur le marché parisien. Par ailleurs, le business model permet au groupe de dégager une forte trésorerie lui offrant une souplesse et aisance financière, gages de sécurité pour l'actionnaire. Ce dossier de qualité et apprécié du marché parisien commence à être bien valorisé. Sur la base des cours actuels, Edenred est valorisé à plus de 5 milliards d'euros, et à 24,5 fois les bénéfices attendus pour l'année en cours, le groupe est donc une valeur " haut de gamme " sur le marché parisien. Nous avions conseillé le titre fin janvier dernier, sous les 19 euros . Depuis le titre s'est apprécié de 23%. Des prises de profits peuvent intervenir pour sécuriser la plus value.

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