lundi21mai

Renault continue de mettre la gomme cet après-midi, en deuxième position du CAC 40 juste dernière sa rivale Peugeot, dopé par une recommandation positive d'un analyste de la place. Le titre de la marque au losange bondit de plus de 4% en direction des 32 euros.

    Et c'est donc UBS qui a mis le feu aux poudres à l'action du constructeur automobile français en l'ajoutant à sa liste de principales recommandations d'achat ('Key Call list'), invoquant pour l'essentiel des questions de valorisation. A moins de 10 milliards d'euros de capitalisation, le groupe de Carlos Ghosn pèse pourtant trois fois plus que Peugeot. Mais UBS juge que ce niveau de valorisation intègre un scénario trop pessimiste compte tenu de la trésorerie et des perspectives de croissance du constructeur.

    C'est que les pays émergeants font office de roue de secours pour un groupe qui reste en difficulté sur ses terres mais plus globalement sur le Vieux Continent. On a appris y a moins d'une semaine que les immatriculations de véhicules neufs ont baissé de -6,9% en avril dans l'Union Européenne. Sur quatre mois, le marché est en retrait de -7,5% par rapport à la même période de 2011. En Europe du Sud, c'est carrément la sortie de route : Italie (-18%) et l'Espagne (-21,7%). Alors pour maintenir la trajectoire, la marque au losange a dû jouer les caméléons de service, c'est-à-dire en adaptant ses unités de production mais aussi la segmentation des ses modèles. Illustration de cette adaptabilité à son environnement, la marque au Losange produit en Europe et ses véhicules haut de gamme à plus de valeur ajoutée et aux marges meilleures. Et par symétrie, les véhicules " low-cost " sont fabriqués dans les pays émergents, le constructeur misant sur les volumes pour ne pas voir sa faible marge encore plus affaiblie.

    Les pays émergeants, est une sorte d'eldorado pour Renault alors que le groupe compte bien avancer davantage ses pions dans ces zones clés de la planète. Il met le paquet pour accélérer sa présence en Russie, notamment à travers la marque locale AvtoVaz, dont la prise de contrôle est attendue en 2014. En Chine, la société hexagonale compte bien avoir un peu plus qu'une petite part du gâteau. Pour pénétrer ce tout nouveau marché, la société de Boulogne-Billancourt va lancer un 4x4 et une berline, mais elle ne souhaite pas en rester, là. Renault veut faire main basse sur le futur parc automobile hybride et électrique qui devrait représenter 5 millions de véhicules en 2020.

    Sur le terrain boursier, l'action n'a pas cédé à la panique ambiante, excepté la parenthèse de deuxième partie d'année où le titre avait touché à 2 reprises les 23 euros pour ensuite mieux repartir à l'assaut des 40 euros au mois de mars dernier. Un seuil que Renault a eu depuis, du mal à préserver. A près de 32 euros, le cours capitalise un peu plus de...4 fois les bénéfices attendus pour 2012. Le titre de la firme au losange se négocie actuellement sur la base d'une décote de 43% par rapport à la valeur de ses actifs nets...A ces cours, il commence à être intéressant de se positionner sur le dossier mais avec un objectif moyen terme. Mais en attendant de voir l'embellie tant attendue sur ce dossier, il faut encore rester à l'écoute de la conjoncture alors que l'année 2012 ne sera pas encore une année des plus fastes pour l'industrie automobile européenne...

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