mercredi14novembre

Vivendi crée la surprise ! Le conglomérat spécialisé dans les médias relève sa prévision de résultat net ajusté pour cette année, bénéficiant des excellents résultats de sa filiale dans les jeux vidéo, Activision Blizzard.

    Quant au résultat opérationnel ajusté, il ressort à 1,4 milliard d'euros en baisse de 7,3%. Et pourtant si au premier abord, cette performance est loin d'être reluisante, elle a tout de même surpris les analystes, ils visaient 1,187 milliard d'euros.
    Le recul de l'EBITA par rapport au 3ème trimestre 2011 est essentiellement causé par SFR, confronté à la forte concurrence qui règne en France dans le mobile dont le résultat opérationnel a encore fléchi de 17%. Mais cet indicateur est moins déprimé que prévu, le marché anticipait un recul bien plus marqué de 37,7% pour la filiale. Devant cette résistance plus importante qu'espérée, Vivendi a donc relevé l'objectif d'Ebitda de la filiale SFR, attendu en baisse de 12% contre une fourchette précédente de baisse comprise entre -12% et -15%. Par ailleurs, les excellentes performances d'Activision Blizzard (+54,2%) ont contrebalancé les déboires d'SFR, la vache à lait du conglomérat.

    Le conglomérat spécialisé dans les médias s'attend à ce que cette tendance se poursuive jusqu'à la fin de l'année. Les charges de restructuration de SFR devraient être comptabilisées au quatrième trimestre alors que les résultats d'Activision Blizzard devraient encore progresser portés par la sortie du dernier opus de Call of Duty, son jeu phare.

    Alors, grâce à la moindre dégradation des comptes de SFR, conjuguée à la bonne performance de la filiale Activision Blizzard, Vivendi a pu relever ses objectifs annuels de résultat net ajusté de 2,5 à 2,7 milliards d'euros, soit 200 millions de plus que prévu antérieurement. "La performance de nos métiers compense le ralentissement économique et l'alourdissement de la fiscalité", explique la direction de Vivendi.

    Le conglomérat, qui a engagé une revue stratégique de ses activités depuis plusieurs mois, n'a pas précisé quels actifs seraient concernés par l'évolution du périmètre de Vivendi. Récemment on a appris que le groupe serait en passe de procéder à des changements significatifs dans son périmètre avec un rapprochement entre sa filiale télécoms SFR et le cablo-opérateur Numéricable. Un éventuel mariage qui donnerait naissance à un poids lourd du très haut débit en France. Ce n'est pas le seul actif dont Vivendi souhaite s'en défaire, l'opérateur brésilien GVT pourrait être sous pavillon italien, selon des sources au fait du dossier. Vivendi espère tirer jusqu'à sept milliards d'euros de la cession du brésilien alors que l'italien n'est pas le seul dans les starting-blocks...

    En tout cas, la physionomie de Vivendi va être changée alors que le scénario le plus probable semble donc un recentrage du conglomérat sur son pôle médias et ses activités en France... Cette nouvelle redistribution des cartes et l'arrivée de Bolloré dans le capital de Vivendi pourraient redonner un nouveau souffle à un titre est qui retombé sous les 13 euros en mai dernier, un niveau de cours que le titre du conglomérat n'avait plus revu depuis 2002/2003. En 5 ans, la valeur a fondu comme neige au soleil en accusant un repli de près de 50% en Bourse de Paris... Mais depuis ce " trou d'air ", l'action s'adjuge plus de 27% avec un retour sur les 16 euros en août. Les ratios de valorisation sont encore attractifs, avec un PER 2012 estimé à 8,94x et un ratio VE/EBITDA de 4,26x, des ratios très inférieurs à la moyenne de ses comparables.

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