mardi02octobre

Le dollar australien dégringole, réagissant à l'annonce de la banque centrale australienne qui, à la surprise générale, a réduit d'un quart de point son taux cible directeur pour le ramener à 3,25%, en réaction à des perspectives économiques légèrement moins robustes que prévu.

    Si le pays bénéficie d'une croissance solide, nettement meilleure qu'en Europe et aux Etats-Unis avec une hausse du PIB de 3,7% au deuxième trimestre grâce à une bonne tenue de la consommation, l'Australie commence elle aussi à pâtir de la mauvaise conjoncture mondiale.

    Il s'agit du troisième geste d'assouplissement depuis 6 mois. Au final depuis l'automne 2011, la Banque d'Australie (Reserve Bank of Australia, RBA) aura diminué le loyer de l'argent de 1,5 point afin de soutenir une économie affectée par la crise de la zone euro, le ralentissement chinois, et surtout la chute des cours miniers qui pèse sur ses comptes nationaux.
    " Le risque qui pèse sur la croissance mondiale est toujours orienté négativement ", expliquent les membres de la Reserve Bank of Australia, qui ont noté qu'une plus grande incertitude règne sur la croissance chinoise, qui pénalise le secteur des matières premières dont dépend fortement l'économie australienne.

    L'économie australienne bénéficie en effet depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents, Chine en tête, pour les matières premières dont elle est une grande productrice et exportatrice. L'Australie est d'ailleurs le seul grand pays occidental à avoir échappé à la récession en 2008, grâce au dynamisme des pays émergents.

    De fait, le secteur minier australien se retrouve confronté à l'érosion des cours de minerai de fer, et de charbon qui ont dégringolé de 30% depuis le début de l'année en raison de la morosité de la conjoncture internationale. Mais c'est surtout le ralentissement de l'activité en Chine, première consommatrice mondiale d'énergie et principal partenaire commercial de l'Australie qui inquiète la banque centrale.

    Glenn Stevens, le gouverneur a en conséquence souligné que si la croissance australienne restait vigoureuse le pays devait se préparer à un contre-coup annoncé pour 2013.

    "Le pic des investissements dans l'extraction des matières premières devrait survenir l'an prochain, peut-être à un niveau inférieur à ce qui était auparavant attendu", a-t-il prévenu. "A l'approche de ce pic, il sera important de voir confirmé le renforcement prévu d'autres agents de la demande" alors que le marché de l'emploi montre des signes inquiétants, selon lui.

    Car si le taux de chômage a baissé en août pour s'inscrire à 5,1%, de quoi faire pâlir d'envie les économies développées, cette baisse relative masque une lente détérioration de la situation de l'emploi liée au ralentissement chinois, le nombre des destructions d'emploi étant supérieur à celui des créations.

    D'autre part la vigueur du dollar australien pèse sur d'autres pans de son économie, notamment le tourisme et le secteur manufacturier. C'est pourquoi Glenn Stevens, a fait savoir que "le directoire de la RBA a jugé pertinent d'imprimer à la politique monétaire une orientation un peu plus accommodante".

    Bonne nouvelle justement pour la compétitivité du pays, l'annonce d'une baisse du loyer de l ?argent fait chuter le dollar australien, devise particulièrement volatile. Il recule ainsi de 0,5% face au dollar pour revenir au contact des 1,03 USD. La monnaie australienne chute également de 0,67% face à l'euro, à 0,7975 et de 0,69% face au sterling, à 0,6374. Contre le franc suisse, devise refuge, l'aussie dégringole également de 0,7%, pour se négocier à 0,9650 alors qu'il perd 0,3% face au yen, à 80,52.

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