vendredi26octobre

Saft paie le prix fort ce vendredi à la Bourse de Paris après son double avertissement lancé sur ses ventes mais aussi sur ses marges. Le spécialiste des batteries de haute technologie pour l'industrie s'attend désormais une baisse de 2% du chiffre d'affaires et un recul de la marge d'EBITDA à 16% pour 2012.

    Rien ne va plus pour Saft, victime collatérale d'une conjoncture économique bien déprimée. Il a lancé la veille son deuxième avertissement sur résultats après un troisième trimestre des plus ternes. Le spécialiste des batteries de haute technologie pour l'industrie a dégagé un chiffre d'affaires de 144 millions d'euros, en hausse de 4,6% à taux de change courants par rapport à la même période en 2011, mais en recul de 1,1% à taux de change constants. C'est légèrement mieux que le consensus qui visait en moyenne 143 millions d'euros de facturations.

    Alors, difficile d'être serein pour la suite de l'exercice... Saft a donc dû se faire une raison en revoyant à la baisse ses objectifs annuels. Il attend désormais une contraction de 2% du chiffre d'affaires 2012 à taux de change constants contre une progression de 2% anticipée auparavant. Saft " reste confronté à des conditions de marché difficiles, qui entraînent une sous-performance de plusieurs de nos activités ". Ce repli des facturations va affecter " la profitabilité de l'exercice ". La marge d'EBITDA 2012 est donc escomptée à 16% contre une fourchette comprise entre 16,5% et 17,0% auparavant.

    Ce n'est pas le premier ajustement de Saft. Lors de la publication des résultats du premier semestre, le groupe avait déjà abaissé ses prétentions annuelles en raison d'une activité moins soutenue qu'espéré sur les six premiers mois de l'année et de la dégradation de la conjoncture économique. Le spécialiste des batteries anticipait en effet au départ une hausse de plus de 5% à changes constants.

    Sur le plan fondamental, les niveaux de valorisation sont attrayants, affichant un ratio VE/CA de 0,86x pour l'exercice en cours avec un PER ressort quant à lui à 10,1x. Cette valorisation conservatrice n'est que le simple reflet que la dégradation des fondamentaux du groupe et par ricochet de la défiance des opérateurs dans le dossier. Le groupe doit toujours prouver au marché que son obstination à faire cavalier seul dans le secteur automobile, aura été un pari gagnant...Mais c'est loin d'être le cas, en témoigne la publication du jour... Depuis le début de l'année, le titre cède plus de 21% et 50% sur cinq ans...

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