lundi24septembre

CGGVeritas crée la surprise lundi en annonçant l'acquisition de la division Géoscience du néerlandais Fugro pour un montant brut de 1,2 milliard d'euros. L'emplette du spécialiste français des services n'est pas liée au hasard. Il entend ainsi profiter de la reprise du marché de la prospection marine. Mais la nouvelle est fraîchement accueille en Bourse de Paris, le titre du groupe dévisse alors qu'une augmentation de capital est prévue pour financer une partie de l'achat du néerlandais.

    Avec cette opération stratégique, CGGVeritas prend une nouvelle dimension en devenant " un groupe totalement intégré dans le domaine des Géosciences ". Elle va également permettre de renforcer et diversifier ses activités existantes d'équipements et d'acquisition de données, grâce notamment à l'acquisition de quatre navires haute capacité 3D.

    L'accord prévoit également la signature de partenariats stratégiques, avec la mise en place d'une coentreprise 'Seabed', un accord de coopération commerciale aux termes duquel CGGVeritas commercialisera la bibliothèque multi-clients existante de Fugro, et un partenariat aux termes duquel CGGVeritas et Fugro se reconnaissent mutuellement le statut de fournisseur de référence. L'acquisition, qualifiée de " transformante " par CGGVeritas, lui permettra, d'augmenter d'un tiers son chiffre d'affaires, puisque les ventes proforma de l'entité née du rapprochement se montent à 4,2 milliards de dollars à partir des chiffres de 2011, contre 3,2 milliards de dollars pour CGGVeritas seul.

    Le montant brut d'acquisition s'élève à 1,2 milliard d'euros, payable en numéraire. Il devrait être financé pour un tiers en fonds propres et pour deux tiers par le produit de la cession des titres de la joint-venture Seabed et par endettement, un tel schéma de financement visant à préserver la notation de crédit actuelle du groupe. S'agissant de la partie en fonds propres, le groupe va lancer dès que possible et dès que les conditions de marché le permettent une augmentation de capital avec maintien du DPS. La dette sera pour sa part financée par un prêt relais. Cette transaction sera relutive dès 2013, et permettra une génération de cash-flows plus stables pour le groupe. La réalisation effective de la transaction est visée pour avant la fin de l'année.

    Cette acquisition est en ligne avec la stratégie de CGGVeritas à savoir devenir leader du segment haut de gamme des marchés de la géologie en développement. D'autant plus le groupe a indiqué en début d'année s'attendre à une forte demande pour les équipements sismiques de haute technologie en 2012 et qu'il poursuivrait ses efforts de réduction des coûts, engagés pour redresser ses marges. Pour être davantage rentable, le groupe mise tout sur des produits plus pointus, innovants, donc plus margés. Le groupe sismique souhaite revenir à une marge opérationnelle d'une vingtaine de pourcents, un niveau qu'il affichait en 2007/2008. Mais avant d'arriver à une telle profitabilité CGGVeritas doit composer, avec une volatilité des prix des contrats, qui est fonction de la demande des les compagnies pétrolières, qui elles mêmes sont tributaires de l'évolution du prix du pétrole.

    Sur le plan boursier, l'action a fait les frais des craintes sur la santé économique mondiale mais aussi du trou d'air concernant les prix du pétrole. A ces cours CGGVeritas évolue dans une fourchette comprise entre 13 et 25 euros sur les trois derniers millésimes. Le titre pourrait s'extraire de cette zone si les inquiétudes sur le front macroéconomique se réduisent comme peau de chagrin avec un cours du baril qui reprend de la vigueur pour accompagner la hausse. Et ainsi renouer avec les 30 euros, un niveau de cours qui n'a plus été observé depuis 2007/2008. Aussi, CGGVeritas présente également un aspect spéculatif avec un tour de table très ouvert. En effet, le seul actionnaire majoritaire est constitué par le tandem Fonds Stratégique d'Investissement-Institut Français du Pétrole qui détient 10,7% du capital. Le flottant est ainsi très élevé... Alors, avec un capital qui est très loin d'être verrouillé, CGGVeritas pourrait être la cible d'un prédateur...mais aujourd'hui c'est une partie des activités du néerlandais Fugro qui sont sous pavillon français.

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