vendredi14septembre

Sombre semestre pour le prêt-à-porter féminin en France. En recul depuis 5 ans, la consommation d'habillement n'en finit pas de décliner dans l'hexagone.

    Alors que la crise économique génère un climat d'incertitude, source d'angoisse pour nombre de consommateurs, les achats de prêt-à-porter féminin ont devisé en France de 5,8% en valeur, et de 10,8% en volume, sur les six premiers mois de l'année pour tomber à 4,9 milliards d'euros.

    Sur le premier semestre, le panier moyen de la consommatrice française s'élève à seulement 176 euros. " Les plus mauvais chiffres depuis au moins vingt ans ", selon Jean-Pierre Mocho, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin. C'est d'ailleurs le secteur féminin qui est le plus particulièrement touché, la consommation d'articles de prêt-à-porter masculin n'ayant baissé que de 2,5% en valeur, et l'habillement enfant de seulement 2%.

    Les raisons ne manquent pas pour expliquer cette morosité sur le front de la mode féminine, notamment une météo particulièrement capricieuse au printemps auquel s'ajoute une baisse du pouvoir d'achat dans un contexte de crise financière et de récession. Résultant en avril, les ventes de vêtements de femmes ont enregistré une chute vertigineuse de 21% par rapport à la même époque l'an dernier.

    Face à un contexte morose, les consommatrices ont modifié leurs comportements et ont, plus que jamais, fait la chasse aux bonnes affaires. La période des soldes et de promotions a d'ailleurs permis de limiter quelque peu la casse. La part des achats soldés est ainsi passée, en un an, de 36,7% à près de 40% des achats globaux. D'autre part, les ventes d'accessoires, (maroquinerie, gants, ceintures...) en croissance de +5,5% ainsi que les achats en ligne, ont su tirer leur épingle du jeu.
    Seconde éclaircie au tableau: Les marques françaises féminines ont réussi à compenser le terrain perdu en exportant davantage vers les États-Unis, le Japon, la Russie, la Chine et les pays émergents. Boosté par un euro faible, l'ensemble des exportations a gagné 2,4%, à 1,3 milliard d'euros. La demande de produits français reste en forte croissance en Asie mais décolle surtout aux Etats-Unis, le premier marché à l'export pour le secteur français. Les exportations d'habillement ont en effet bondi de 47,5% sur une année glissante pour s'élevé à 102 millions d'euros, contre 80 millions à la même époque l'an dernier.

    Il n'en reste pas moins que l'année 2012 s'annonce noire pour l'industrie française du prêt-à-porter féminin. Etam développement a par exemple dévoilé une chute de 9,5% à surface comparable au cours du premier semestre soulignant que " Les ventes sont en baisse marquée et la tendance chinoise est inquiétante. " Même les poids lourds du secteur, à l'image de Zara et de H &M qui pèsent pour près de 34% des ventes en hexagone, subissent le contrecoup de la conjoncture, même s'ils résistent mieux que leurs concurrents grâce aux volumes conséquents.

    Quant à l'industrie du luxe, si elle continue de profiter d'un rayonnement international qui lui assure des ventes solides chez les pays émergents, le profit warning du groupe de luxe britannique Burberry, qui a vu son action plonger de 20,87 %, à Londres fait craindre le pire dans le secteur. Après avoir annoncé une "décélération de la croissance des ventes au deuxième trimestre", mettant en avant "un environnement externe plus difficile" la direction de Burberry a laissé entendre que ses concurrents directs étaient logés à la même enseigne et qu'ils avaient connu eux aussi une décélération de leurs ventes fin août

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