mardi25septembre

Tandis que les sociétés exportatrices japonaises souffrent de la force de la monnaie nippone, certaines sociétés françaises ont le sourire car la montée du Yen permet mécaniquement une hausse de leur chiffre d'affaire réalisé au Japon.

    Pendant des décennies, le yen a profité du carry trade provoqué par la politique de faibles taux d'intérêt menée par la Banque centrale du Japon (BoJ). Devenue l'une des devises les plus liquides du monde, elle est également devenue aux yeux des marchés une valeur refuge. La crise économique a donc renforcé la vigueur de la monnaie nippone.

    La hausse du Yen est une aubaine pour certaines entreprises françaises. Ainsi, Hermès, qui réalise près de 20% de son chiffre d'affaires au Japon, soit plus qu'en France, profite d'un bon coup de pouce. En effet, la baisse de 25% de l'Euro/Yen sur 3 ans a permis au spécialiste du luxe de voir son chiffre d'affaires augmenter mécaniquement de 6%. Une bonne nouvelle pour le titre même s'il a relativement souffert du tsunami japonais de 2011.

    Avec 20%, Hermès est la société européenne la plus exposée au Japon, devant Bulgari, et PPR. La société du milliardaire François Pinault réalise en effet 15% de son chiffre d'affaires dans l'empire du Soleil Levant. Cette exposition est notamment due au succès rencontré au Japon par la marque Gucci, qui appartient à PPR. Toujours dans le Luxe, les ventes du groupe LVMH au Japon sont estimées à près de 10%.

    Dans le secteur de l'automobile, l'exposition de Renault et de Peugeot à la hausse du Yen est plus difficile à estimer, car indirecte. En effet, Renault détient 44% de la société Japonaise Nissan, tandis que Peugeot vient de créer cet été une joint-venture avec Mitsubishi. Pour la société au losange, la hausse du yen n'est pas forcément une bonne nouvelle. En effet, les ventes du groupe Renault Nissan ne représente que 10% du total des ventes tandis que Nissan produit 22% de ses véhicules au Japon, et Renault y fabrique également quelques modèles. La hausse du Yen provoquerait donc un manque à gagner pour Renault. Pour Peugeot, c'est un peu tôt pour connaitre les répercussions de l'évolution de la monnaie nippone sur les ventes. Enfin, l'équipementier Valeo est à peu près dans la même situation car s'il réalise de son chiffre d'affaires au Japon, il possède neuf sites sur place, dont quatre en joint-venture et deux centres de Recherche & Développement.

    Dans les autres secteurs, les sociétés les plus exposées au Japon sont Novartis (11%), Air Liquide (10%), Air France (6,5%) et Alcatel-Lucent (5%).

    Si ces sociétés tirent un bénéfice de la hausse du Yen, elles pourraient par contre être pénalisées par une intervention de la BoJ visant à affaiblir la monnaie nippone, afin de soulager les sociétés exploratrices japonaises qui elles, souffrent de la vigueur du Yen.

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