mercredi05septembre

Rien que sur les deux dernières années, six " medtechs " spécialisées dans les équipements médicaux ont fait leur entrée en Bourse. Pourquoi sont-elles tentées par les marchés financiers ? Elles souhaitent avant tout lever des fonds afin de financer le développement de leur force de vente, contrairement aux biotechs qui, elles, sollicitent les marchés pour trouver de l'argent frais pour leurs recherches.

    Les "Medtechs" en bourse

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    On commence cette revue des medtechs par Carmat, dont l'introduction en Bourse avait fait grand bruit. C'était en juillet 2010 et l'opération a rencontré un grand succès. Carmat, c'est tout simplement l'inventeur du coeur artificiel, qui reproduit au plus près le fonctionnement du coeur humain naturel, une première mondiale ! Un pari fou dont l'ambition principale est de pallier le manque notoire de greffons dont sont victimes des milliers de personnes souffrant d'insuffisance cardiaque... Aussi, et ce que peu de personnes savent, c'est que Carmat en effet née d'une division du groupe... EADS ! Pas étonnant que cette entrée en Bourse ait fait battre le coeur de nombre d'investisseurs, au point que dans les premières transactions, le cours est passé d'un prix d'offre de 18,50 euros à un cours de plus de 50 euros quelques séances plus tard. Un an plus tard, le titre Carmat s'emballait pour toucher un plus haut historique à 203,50 euros exactement, soit un gain de 1000% au compteur. Depuis, le titre oscille autour des 110 euros, après avoir touché un plus bas annuel à 50,25 euros, le dossier n'ayant pas résisté à la panique de l'été dernier. Malgré ce trou d'air, l'action Carmat gagne encore 32% depuis le début de l'année et 527% depuis son introduction en Bourse. Sur le front des fondamentaux, la société est capitalisée à 481,12 millions d'euros alors qu'elle n'a réalisé aucune vente en 2011 et a sa perte nette en 2011 à 13,4 millions d'euros contre 7,7 millions un an plus tôt. Normal pour ce type de société, a-t-on envie de dire...

    Toujours dans le domaine cardiaque, on peut citer Stentys, le groupe qui commercialise le seul stent auto-apposant pour le traitement de l'infarctus du myocarde. La medtech a fait son entrée en Bourse quelques mois seulement après celle de Carmat, quelque peu rassurée par le succès rencontré par cette dernière. La medtech a fait ses premiers pas boursiers à un prix de 12 euros par action. Les débuts ont été difficiles émaillés par une lourde consolidation, le titre ayant perdu 40% entre octobre et décembre 2011 pour se négocier à 7,40 euros. Depuis ce point bas, Stentys a repris du poil de la bête jusqu'à flirter avec les 25 euros en mai 2011, les dernières nouvelles provenant de la société ont été bonnes : clôture avec un mois en avance de l'étude Apposition III de son stent auto-apposant à fin janvier 2012 et résultats cliniques probants. A 13 euros actuellement, le cours du titre est revenu à son prix d'introduction alors que Stentys a récemment fait part d'un chiffre d'affaires semestriel de 1,15 million d'euros, soit une croissance de l'activité de 91,9% sur une année grâce la poursuite de l'utilisation croissante des stents en routine dans les hôpitaux des 8 pays d'Europe où ils sont en phase de pré-commercialisation.

    Place désormais à Mauna Kea. Introduite à un prix de 13 euros, la société a démarré sa vie boursière en trombes jusqu'à atteindre les 18,50 euros seulement quelques jours après son introduction en Bourse. Avec cette entrée en Bourse, Mauna Kea souhaite ainsi récolter les fonds nécessaires pour accélérer son déploiement commercial de son produit phare. Toutefois, l'horizon bénéficiaire n'a pas été clairement affiché. La direction avait indiqué lors de l'opération que cette levée de fonds suffira tout juste pour parvenir à la rentabilité. Si on lit entre les lignes, ce ne sera pas avant 2015... Sur le plan commercial, toujours aucune fausse route pour Mauna Kea ...sauf en Bourse. L'action a en effet consolidé avec le mauvais temps qui régnait sur les marchés l'été 2011, pour retomber sous les 10 euros, soit près de 50% de baisse en l'espace de moins de deux mois. Puis le titre avait repris de la hauteur, jusqu'à revoir son cours d'introduction e n janvier dernier. Une progression qui a été aussitôt annulée sur les premiers mois de l'année, les investisseurs jugeant le titre encore trop cher payé. Le mois de juillet a été difficile pour le dossier en Bourse, Mauna Kea a rendu 20% sur la période avec une accélération des dégagements après les ventes semestrielles du groupe. Le 24 juillet dernier, l'action a même touché un plus bas historique à 7,48 euros pour ensuite récemment revenir sur les 9 euros, un seuil dont le titre n'arrive plus à s'affranchir. Et pourtant la valorisation est loin d'être extravagante pour une " medtech ". Elle ne se paie que 11,4 fois son chiffre d'affaires pour 2012 là où Stentys se négocie 38,5x ou Carmat 76,4x. Malgré sa croissance, ce n'est pas cher payé pour une société dont le secteur est très recherché, ravivant d'autant plus l'attrait spéculatif autour de ce dossier...

    Un secteur qui a animé quelque peu la cote au début de l'année. Le 16 février dernier, EOS Imaging, tenta sa chance en Bourse. Créé en 1989, EOS imaging conçoit, développe et commercialise EOS, un dispositif médical d'imagerie innovant dans chaîne de traitement des principales maladies ostéo-articulaires (hanche, genou, dos) et des chirurgies orthopédiques qui leur sont associées. Le groupe a réussi à lever environ 38 millions d'euros pour son introduction en Bourse sur le compartiment C de NYSE Euronext. Pari réussi avec une levée de fonds à 6,87 euros, soit le haut de la fourchette indicative. Mais cet état de grâce a rapidement tourné court. Le titre a fortement décroché depuis son cours d'introduction qui s'est réalisé sur une base de 120 millions d'euros de capitalisation. Trop cher pour le Marché et il ne s'est pas privé de le signaler ! Le 6 juin dernier, EOS Imaging a touché un plus bas à 3,09 euros, soit 55% de capitalisation partis en fu mée... Depuis cet épisode, le titre tente de se rattraper en oscillant autour des 4 euros. Ce n'est pas suffisant alors que le dossier a perdu 45% de sa valeur depuis son introduction en Bourse.

    D'autre medtechs aussi sur le marché

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    Une " medtech " en cache une autre pourrait-on dire... En concurrence frontale avec EOS Imaging, un autre acteur de l'imagerie médicale, Intrasense s'était introduit sur Alternext le jour suivant afin de lever 3,7 millions d'euros. La société commercialise Myrian®, une plateforme qui combine et exploite toutes les images médicales et qui permet d'en extraire les informations essentielles à la prise en charge du patient. A noter que l'introduction d'Intrasense était la première de l'année sur le compartiment Alternext. Et elle a été couronnée de succès ! Mais cette fois ci, pas de haut de fourchette au programme, le prix avait été fixé à 7,40 euros par action, contre une fourchette initialement proposée de 7,32 euros à 8,94 euros par action. A côté d'Adocia et de sa rivale EOS Imaging, Intrasense s'en tire relativement bien. Le titre tient le coup avec une performance positive depuis sa levée de fonds avec une hausse de 2,78% au compteur en moins de neuf mois de vie boursière.

    Mais ces deux sociétés ne sont pas encore au bord du précipice comme c'est le cas pour Tekka, le concepteur de d'implants dentaires. Moins d'un an et demi après son introduction en Bourse en février 2011, le groupe s'est cassé les dents et a été placé en redressement judiciaire, le 10 mai 2012, faute d'avoir obtenu des financements. Introduite à un cours de 10,85 euros, Tekka devrait terminer son aventure boursière sur un dernier cours de 2,02 euros... Les actionnaires de la première heure ont donc perdu plus de 80% de leur mise en un si court laps de temps..

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