mardi18septembre

Bye Bye la Bourse pour Fibertex Nonwovens. L'ex-Tharreau Industries, vit ses derniers instants sur la cote parisienne, la société textile va se retirer de la cote à l'occasion d'une offre publique de retrait suivie d'un retrait obligatoire qui achèvera le 20 septembre prochain. Le fabricant danois de textiles non-tissés avait annoncé en juin détenir 96,54% du capital de sa filiale française. Il propose de racheter l'ensemble des actions qu'il ne détient pas encore au prix de 34 euros par action pour désintéresser les derniers petits porteurs.

    Et oui ! Nul n'empêche une société déjà cotée en Bourse d'en sortir. Si les raisons qui poussent les entreprises à s'introduire en Bourse sont connues, les motivations pour une société à tirer sa révérence, le sont moins. Pourquoi donc mettre fin à son aventure boursière ?

    Une entreprise peut tourner le dos à la Bourse purement et simplement parce qu'elle n'en voit plus l'intérêt. Notamment pour les petites sociétés du Marché Libre dont les frais de cotation sont trop élevés par rapport au bénéfice qu'elles en tirent avec leur exposition aux marchés financiers. Aussi, elle peut être motivée par des réorientations stratégiques. En novembre 2008, Oberthur disait adieu à la Bourse. François-Charles Oberthur Fiduciaire actionnaire majoritaire du spécialiste de la carte à puce a lancé une offre publique d'achat sur le titre afin de le retirer du marché à 6,70 euros par action. Un prix qui dégageait une prime de 33,7% par rapport au dernier cours du titre à 5,01 euros. François-Charles Oberthur Fiduciaire a dû mettre 200 millions d'euros sur la table pour "soustraire Oberthur Technologies à la pression des marchés, ce qui facilitera la réalisation des investissements industriels et stratégiques à long terme" C'est que le parcours boursier d'Oberthur Technologies n'a pas été des plus remarquables. Introduite à 27,15 euros en juillet 2000, la société a perdu 95% de sa valeur entre 2000 et 2002. L'éclatement de la bulle internet a précipité la chute du cours et le groupe ne s'en est jamais complètement remis. L'actionnaire majoritaire a donc préféré se couper un doigt qu'un bras... Le supporter de la première heure quant à lui a vu sa mise fondre de 75%.

    Mais généralement une Offre publique de retrait, intervient lorsqu'un investisseur, ou un groupe d'investisseurs, détenant au minimum 95 % du capital, vont racheter les titres détenus par les actionnaires minoritaires, en vue de procéder au retrait de la cote d'une entreprise. L'opération se déroule en deux temps : le groupe majoritaire lance donc d'abord une offre publique d'achat avec une " prime " par rapport au cours de Bourse, puis une fois qu'au moins au moins 95% de la société cible a été acquis, l'offre de retrait est lancée à proprement parler. Elle est formulée aux actionnaires minoritaires, leur permettant de vendre, généralement, à un prix intéressant, les titres qu'ils détiennent.

    En juin dernier, s'achevait l'histoire boursière d'Entrepose Contracting. Vinci avait en effet lancé en avril une offre publique d'achat simplifiée visant les actions Entrepose Contracting qu'il ne détenait pas encore. Avant l'annonce de l'offre Vinci possédait déjà 80,2% des actions Entrepose (y compris 0,4% d'auto-contrôle), pour 88,3% des droits de vote. Le prix est fixé à 100 euros par titre, contre un dernier cours de 72,10 euros, soit une prime de 38,7%. En l'espace de 7 ans, la valeur de l'action Entrepose Contracting a donc plus que quadruplé puisqu'elle a été introduite en bourse au cours de 23 euros en juin 2005.

    Si une telle opération ne s'avère pas être totalement concluante, c'est-à-dire dans le cas où certains petits investisseurs conservent toujours leurs actions, la société peut alors avoir recours à une Offre Publique de Retrait Obligatoire, autrement qualifiée de OPRO, les contraignant alors à céder leurs titres. C'est le cas des actionnaires minoritaires de Foncière Europe Logistique, la foncière dédiée à la détention long terme d'actifs logistiques et de locaux d'activités, créée en mai 2007. La Foncière des Régions a en effet déposé son projet d'offre publique de retrait suivie d'un retrait obligatoire sur les actions de sa filiale Foncière Europe Logistique, dont elle détient 98,86% du capital. Les actions Foncière Europe Logistique qui n'auront pas été apportées à l'offre publique de retrait donneront lieu à une indemnisation de 3,20 euros par action. Introduite sous l'ancienne dénomination Citel, la société avait fait ses premiers pas e n Bourse en juin 1998 à un cours inférieur à 14 euros. Ainsi, le titre Foncière Europe Logistique aura donc dévissé de 77% en un peu plus de dix ans...On aura vu mieux comme fin...

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