vendredi01février

Pour les constructeurs automobiles, il ne fait aucun doute. "La machine est cassée", comme l'a souligné le directeur général de Fiat lors du salon automobile de Detroit, qui réunissait le gotha des plus prestigieuses marques automobiles

    C'est surtout la crise Européenne et la chute des ventes sur le vieux continent qui plombe les perspectives du secteur. Tous les géants de l'automobile, sans exception tablent sur un marché européen en berne ces prochains trimestres.

    A cause d'un marché européen sinistré, Ford anticipe ainsi pour 2013 des pertes supérieures à celles de 2012, de l'ordre de 2 milliards de dollars. General Motors ne table pas sur un retour à l'équilibre en Europe avant 2015 et annonce qu'il devrait en conséquence rester encore déficitaire dans la zone durant les prochains exercices.

    Quant à Renault, son PDG, Carlos Ghosn, a estimé que les ventes européennes ne progresseraient pas au cours des trois ou quatre prochaines années. Renault, dont le titre flirte avec ses plus hauts depuis 2 ans, ne doit son salut qu'aux profits de Nissan qui permettent de maintenir à flot un constructeur très malmené.

    Quant à PSA, non seulement les ventes reculent de 8% sur un an en Europe, un marché crucial où le groupe réalise 60 % de ses ventes, mais sa part de marché décline également, à 12,9 % au premier semestre 2012 (véhicules utilitaires compris), contre 13,9 % l'an dernier.

    Même les ventes de ou encore de Daimler, le fabricant des Mercedes, qui résistaient plutôt bien jusqu'à présent, marquent le pas (-6,9 % pour Daimler et -8% pour Volkswagen). Volkswagen, le leader européen parvient à limiter la casse en bénéficiant du succès de sa marque haut de gamme Audi, dont les ventes ont augmenté de 1,4 %. En Europe, seul BMW tire son épingle du jeu avec des ventes en hausse de 4,4%

    Mais si le marché européen est en panne, le rebond du secteur automobile se confirme aux Etats-Unis et en Asie. Volkswagen (VW) a annoncé un chiffre d'affaires record, avec une hausse des ventes de 11,2% par rapport à l'an passé grâce notamment au dynamisme des États-Unis.

    Grace à l'Asie, et notamment à la Chine où près de 240 millions de voitures sont en circulation, les constructeurs coréens gagnent du terrain. Sur la période janvier-septembre, les immatriculations de Hyundai et de sa filiale Kia, ont par exemple bondi de 9,3 % et de 20 %.

    Toyota qui vient de retrouver sa première place des constructeurs automobiles mondiaux a réalisé des ventes record en 2012 en hausse de + 22,6 % sur un an grâce notamment à sa marque haute-gamme Lexus et à ses filiales Daihatsu et Hino (poids lourds). Le groupe a notamment augmenté de 35,2 % ses ventes au Japon, où le secteur a été soutenu une bonne partie de l'année par des subventions publiques versées pour l'achat de voitures à faible émissions de CO2.

    De fait, le secteur automobile est dos au mur. Il doit à tout prix s'adapter aux mutations du marché mondial, c'est-à-dire trouver de nouveaux relais de croissance en répondant aux besoins spécifiques des consommateurs. Car si le marché européen devrait rester déprimé pendant encore quelques années, d'autres régions sont en forte croissance. Dans cette perspective, la marque française Citroën veut, après le haut de gamme de sa ligne DS, s'attaquer à un autre marché porteur en Europe de l'Ouest, celui de véhicules plus simples et moins chers, tout en assurant ne pas vouloir tomber dans le low cost.
    S'adapter ou mourir, voila le défi à relever pour les leaders mondiaux du secteur.

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