mardi15janvier

Le yen dévisse comme rarement. Il chute de 1,46% face à la devise européenne pour se négocier à 118,03 yens contre 119,97 dans les échanges asiatiques.

    Le billet vert, qui s'inscrit en légère hausse face à ses contreparties perd également de la hauteur face au yen, accusant un repli de 1% face à la monnaie nipponne, à 88,63 yens, contre 89,64 yens testé au plus haut en séance.

    Le yen dégringole alors que le gouvernement japonais a validé en conseil des ministres extraordinaire une demande de rallonge budgétaire de 13100 milliards de yens (environ 110 milliards d'euros), pour couvrir les nouvelles dépenses étatiques décidées dans le cadre d'un plan de relance.

    Ce plan de relance qui vient d'être approuvé est la deuxième plus importante de l'histoire, après celle de 14 700 milliards de yens lors de la crise financière de 2008-2009.

    Le Premier ministre Shinzo Abe qui a fait du redressement économique la priorité de son nouveau mandat, avait dévoilé une semaine auparavant un ensemble de nouvelles "mesures économiques d'urgence" de 20.200 milliards de yens (175 milliards d'euros), dont la moitié devait provenir des caisses de l'Etat, lequel va encore s'endetter pour tenter de sortir le pays de la crise chronique dans laquelle il se débat depuis des années.

    Malgré l'endettement colossal de l'Etat nippon, une charge qui équivaut à plus de deux fois le produit intérieur brut (PIB) du pays, cette rallonge budgétaire s'ajoute au plan initial de 90.300 milliards de yens (940 milliards d'euros) décidé par le précédent gouvernement de centre-gauche pour l'année courant du 1er avril 2012 au 31 mars 2013.

    Ces crédits additionnels, qui doivent encore être approuvés par le parlement lors d'une session qui débutera le 31 janvier, sont censés permettre au gouvernement de mettre rapidement du carburant dans la machine économique sans attendre l'élaboration retardée du prochain budget.

    Le Japon semble ainsi plus déterminé que jamais pour mettre en place un plan de relance " agressif " afin de sortir l'économie de l'ornière. "La lutte contre la cherté du yen et la déflation sont prioritaires avant tout", a justifié le porte-parole du gouvernement, lors d'une conférence de presse suivant le conseil. De quoi faire faire baisser la valeur du yen.


A découvrir également

  • Les tensions inflationnistes compliqueront le financement des pépites de la tech
    24/06/2022
  • La médiatrice de l’AMF insiste sur le respect du délai d’instruction de la succession d’un PEA
    21/06/2022
  • Les gestionnaires interdits de facturer des commissions de mouvement à partir de 2026
    8/06/2022
  • Les bons résultats trimestriels des entreprises cotées n’effacent pas la volatilité des marchés
    25/04/2022

Archives

Etre rappelé par un conseiller
Nous envoyer un message
Parlons Placement
Nos placements
PERPlus de retraite et moins d'impôts avec nos PER sans frais d'entrée
Assurance vieDécouvrez nos contrats sans frais d'entrée
SCPIAccédez à l'immobilier professionnel dès 500 €
DefiscalisationInvestissez dans l'économie réelle en réduisant votre impôt