lundi04mars

Début de semaine difficile pour Belvédère dont le titre lâche 20% en fin de matinée. Les petits porteurs se délestent massivement de leur papier alors qu'au terme d'une assemblée générale extraordinaire très houleuse, le plan de restructuration de la dette du groupe Belvédère approuvé à une très grande majorité, ne leur sera pas favorable.

    Quelque 72% des actionnaires ont en effet voté le plan d'apurement du passif présenté par son PDG cofondateur, Krzystof Trylinski. Le 12 février dernier, le groupe a tenté une première fois de faire voter ce plan. Sans grand succès... Belvédère a été contraint d'ajourner le vote des actionnaires faute d'avoir atteint le quorum nécessaire.

    Belvédère, en grandes difficultés financières avait établi en août 2012 un " protocole transactionnel " afin de réduire son lourd endettement hérité de la reprise de Marie Brizard, le spécialiste de l'anisette, mi-2005. A fin juin 2012, la dette se montait à 629 millions d'euros. Alors pour solder une partie de cette ardoise, deux scénarii alternatifs étaient envisagés pour permettre le remboursement de la Créance FRN d'un montant de 375 millions d'euros, (FRN, obligations régies par le droit de l`État de New York). Dans le premier, Belvédère transforme la créance en capital. Cette solution est certes classique pour les entreprises en difficultés financières mais elle entraîne une forte dilution des actionnaires existants. L'autre hypothèse reposait sur une cession d'un ou plusieurs actifs d'ici au 20 mars prochain, pour un montant permettant de servir un dividende minimum aux créanciers FRN, en application de l`ordre des privilèges, du droit des sûretés et des droits de rétention applicables. Le solde éventuel aurait été transformé en capital à travers une émission d'actions, comme dans l'autre scenario.

    C'est donc la première solution qui a été choisie afin d'éviter la liquidation. Mais comme prévu, elle s'avère très douloureuse pour les actionnaires. Si aucune cession d'actifs n'est à l'ordre du jour, toute la dette de Belvédère sera convertie en actions et les actionnaires actuels de la société verront leur part au capital chuter de 100% à 13%. Les créanciers de la dette à taux variable (FRN), principalement des hedge funds, contrôleront quant à eux 79% du capital. Les détenteurs d'Obsar (obligations à bon de souscription d'action remboursable) détiendront les 8% restants. Le fonds Oaktree deviendrait dès lors le premier actionnaire de Belvédère avec 38% du capital, avec des droits de vote toutefois limités à 19,9%.

    Le plan doit encore être validé par le tribunal de commerce de Dijon lors d'une audience prévue le 11 mars prochain.

    L'avis de Monfinancier.com
    A ces cours, Belvédère n'est plus valorisé désormais que 86 millions d'euros en Bourse. Alors qu'à la fin 2007, le titre cotait encore 150 euros (!) et a même signé un plus haut sur les 200 euros en juillet 2007. Cet état de grâce prit fin après ce sommet. Depuis, l'action n'a cessé de trinquer en Bourse sur fonds de comptes dégradés coupellés à un fort endettement du groupe... Le titre est très volatil car évoluant au gré des décisions de justice concernant l'avenir de Belvédère. Sur la fin de l'année 2008, le dossier végétait sur les 20 euros avant d'évoluer dans un couloir compris entre les 25 et 50 euros, sur l'année 2009. En octobre 2010, le titre avait même touché un plus bas à 20 euros. Avec la chute du jour, le titre s'approche dangereusement de ses cours planchers... strong>Ecart.

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