vendredi15mars

Pour le dernier jour de notre semaine de la femme découvrez l'interview de Sidonie Mérieux fondatrice du cabinet de recrutement HeRValue.Aider les femmes à accéder aux conseils d'administration et répondre aux besoins des sociétés cotées de féminiser leur gouvernance: Voila la double mission que s'est fixée Sidonie Mérieux. Notre mission à nous chez MonFinancier, c'est de féminiser nos abonnés à MF privé. C'est pourquoi cette semaine nous offrons aux femmes aux femmes qui s'abonnent à Monfinancier Privé une année à 80 euros au lieu de 100!

    Comment vous est venue l'idée de créer HeRValue ?
    La loi Copé-Zimmerman, qui impose à partir de 2017 un quota de femmes d'au moins 40% dans les conseils d'administration fut un déclic. Ce sujet m'a interpellé. Je me suis dit qu'il restait encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre ce palier de 40% dans les Conseils d'administration d'ici 2017.

    Quelle est la mission d'HeRValue ?
    Ce cabinet de recrutement de femmes administratrices joue le rôle d'intermédiaire. L'objectif, c'est de faire émerger des candidates aux parcours exemplaires qui pourront contribuer aux travaux clés des conseils d'administration. En somme, de faire naitre la rencontre entre, d'une part, de très beaux profils féminins à forte valeur ajoutée, et d'autre part, de répondre à la nécessité pour les conseils d'administration de se féminiser.

    Comment expliquez-vous qu'il y ait si peu de femmes dans les CA ?
    Le Conseil d'administration, avant d'y pénétrer est perçu comme une instance de gouvernance très opaque. On ne sait pas ce qui se passe, qui fait quoi, ni comment ça se passe. Le parcours pour intégrer ce type de gouvernance est souvent perçu comme semé d'embuches que beaucoup de femmes, malgré leurs compétences avérées, n'osent pas tenter l'aventure. Il y a une forme d'auto-censure car l'inconnu fait peur de manière générale.

    La mentalité des grands groupes est-elle en train de changer avec l'instauration des quotas ?
    Avant la loi Coopé-Zimmerman, on ne se posait pas forcément la question de la place de la femme dans les Conseils d'administration ou même de savoir si c'était une bonne idée. L'instauration des quotas a eu le mérite de faire réfléchir les présidents sur leur propre gouvernance et sur le processus de constitution de leur Conseils. En posant ce diagnostic, beaucoup de grands patrons ont décelé des lacunes, et se sont aperçus que certaines expertises pourtant essentielles leur manquaient.

    Le font-ils par nécessité où ont-ils pris conscience que la féminisation des conseils pouvait être un avantage en soi?
    Nommer une femme dans un Conseil d'administration pour le seul motif que c'est une femme, n'a strictement aucun intérêt. En revanche, la pédagogie sur le bienfait de la mixité qu'elle soit trans-générationnelle, ou même féminine-masculine n'est plus à démontrer. Les présidents sont tous convaincus de la richesse qu'apporte la mixité car elle offre un regard neuf. Elle permet de rééquilibrer et d'enrichir l'expertise.

    Quels profils ont les femmes que vous recrutez ?
    Il n'y a pas de profil type d'une bonne administratrice au même titre qu'il n'y a pas de profil type du bon administrateur. Ce que l'on recherche, ce sont des personnalités avec une forte expérience d'entreprise qui permettront d'améliorer la stratégie et la gouvernance de l'entreprise. Les présidents eux-mêmes ne sont pas à la recherche d'une femme, mais d'une expertise. Et s'il se trouve que cette personne est une femme, tant mieux.

    Vous avez ouvert une brèche en siégeant au CA d'un bastion typiquement masculin qu'est l'Olympique Lyonnais. Comment se sont passés vos débuts ?
    C'est un travail passionnant, très enrichissant. Mon ressenti personnel, c'est beaucoup de bienveillance, et de la part du président et des mes pairs.

    Et si vous aviez un message à faire passer aux patrons récalcitrants?
    Ce que j'aimerais leur faire comprendre, c'est que l'imposition des quotas peut leur être bénéfique. Le message que j'essaye de transmettre, c'est de faire de cette contrainte législative une opportunité pour repenser son conseil, repenser sa gouvernance, et apporter d'autres richesses qui in fine amélioreront la santé et la performance de l'entreprise.

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