vendredi06juin

Crée en 1991, Elior est l'un des leaders mondiaux de la Restauration et des Services.

    Le retour !

    Elior alimente le bal des introductions en Bourse d'envergure qui a été lancé par Numéricable et Tarkett en fin d'année dernière. La société n'est pas inconnue des investisseurs. Pour rappel, la société de restauration collective avait été retirée de la cote par HBI, la société holding du président fondateur, Robert Zolade six ans après son introduction en Bourse. L'opération boursière avait été justifiée par " le parcours boursier décevant " d'Elior, " une très forte volatilité " du titre et, enfin, la volonté de HBI de " poursuivre de manière moins contraignante sa stratégie de développement ". Cette page de son histoire étant tournée, Elior entend, en se confrontant une nouvelle fois aux investisseurs, réduire son endettement qui s'élevait à 2,18 milliards d'euros au 30 septembre 2013. L'objectif du numéro quatre mondial de la restauration est donc se donner un peu d'air et ainsi réduire d'un tiers cette dette à l'issue de l'opération.

    Opérations externes au menu

    Ce retour en Bourse n'est pas motivé que par une cure minceur. Pour revenir à la hauteur de son grand rival Sodexo et de ses 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013, Elior va à coup d'opérations d'externes poursuivre son développement aux Etats-Unis où il assure être le cinquième acteur de la restauration collective. Le groupe entend garder la même cadence en termes d'acquisitions sachant qu'il en a réalisé 15 entre 2006 et 2013 pour réaliser une croissance organique de son chiffre d'affaires de 3,5% par an sur la période 2015-2017. Un budget de 450 millions d'euros sera consacré à des acquisitions sur ses principaux marchés que sont la France, l'Espagne, l'Italie et les Etats-Unis. Il vise par ailleurs une amélioration de son résultat brut d'exploitation (EBITDA) avec un objectif de taux de marge d'EBITDA de 9% à l'horizon 2017 à comparer au ratio de 8,4% affiché au cours du dernier exercice clos le 30 septembre 2013.

    Valeur de croissance

    " Pouvoir être comparé plus clairement aux acteurs cotés grâce aux ratios de valorisation nous motive " ont déclaré Gilles Petit et Olivier Dubois, Directeur général et financier du groupe dans une interview exclusive à Investir.fr. En milieu de fourchette, le dossier est valorisé près de 2,6 milliards d'euros. Les ratios sont un peu plus exigeants avec un ratio VE/EBE à 11 alors qu'il tombe à 9,8 pour son concurrent Sodexo. Mais Elior affiche une meilleure marge opérationnelle là où Sodexo ne dégage qu'un petit 5,6%. La société postulante entend également faire profiter ses actionnaires de ce dynamisme en s'engageant à leur verser un dividende de 40% du bénéfice net part du groupe. Le niveau d'endettement constitue le seul point noir de ce dossier. Mais ce paramètre risque d'être relégué au second plan si Elior parvient à rééquilibrer ses masses financières tout en générant une belle croissance rentable.

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