lundi03novembre

Après l'échec de la méga fusion avec l'américain Omnicom, Publicis vient de faire main basse sur une nouvelle proie, elle aussi américaine. Il s'agit de Sapient, une société spécialisée dans la publicité en ligne.

    Fondé en 1990 et coté sur le Nasdaq depuis 1996, Sapient, basé à Boston dans l'Etat du Massachusetts, dispose d'une forte présence internationale puisqu'elle est implantée en Amérique, Europe et en Asie-Pacifique. Valorisé 3,7 milliards de dollars (3 milliards d'euros), l'américain a réalisé un chiffre d'affaires de 1,356 milliards d'euros au 30 juin 2014.

    Cinq mois après la fusion ratée avec Omnicom, Publicis relance le compteur de ses acquisitions. Pour garder la face et tourner cette douloureuse page, Publicis aurait pu jeter son dévolu sur une société de taille plus modeste à l'instar d'Interpublic Group, le numéro quatre du secteur. C'est finalement, " le joyau " Sapient qui a tapé dans l'oeil du groupe présidé par Maurice Lévy. Ce dernier a proposé de racheter le spécialiste américain du digital pour 25 dollars par action, soit une prime de 45% par rapport au cours de la clôture vendredi soir à Wall Street. Cet accord a été approuvé à l'unanimité par les conseils d'administration des deux groupes.

    " Un joyau " dans l'ère du temps

    Grâce à l'acquisition de Sapient, Publicis Groupe deviendra le leader de la convergence de la communication, du marketing, du commerce omnicanal et de la technologie, avec un chiffre d'affaires combiné de plus de 8 milliards d'euros, un EBITDA combiné d'environ 1,3 milliard d'euros. Cette opération donnera également l'accès à de nouveaux marchés et à de nouvelles sources de revenus et permet d'atteindre plusieurs de ses objectifs simultanément à savoir le renforcement de son leadership dans le digital, la réalisation de 50% des revenus dérivés du numérique et de la technologie, avec trois ans d'avance sur le plan stratégique 2018. Elle aura un impact relutif sur la croissance et le bénéfice net de Publicis.

    Une acquisition pour se relancer.

    Ainsi, avec cette acquisition, Publicis devrait atteindre dès l'année prochaine son objectif de réaliser 50% de son chiffre d'affaires dans le numérique. Au premier semestre de cette année, cette part était de 40,6%, et en 2012 de 32,9%. C'est que Publicis est sous pression après des résultats du troisième trimestre qui sont ressortis ternes, notamment sur le front des marges. Il faut dire que le trimestre écoulé a été marqué par un net ralentissement de la croissance puisqu'elle est ressortie à 1% en organique. Ainsi, les objectifs annuels fixés en début d'année, soit une croissance supérieure à 4%, ne pourront pas être tenus. Le numéro trois mondial du secteur se doit ainsi d'accélérer ses initiatives dans le digital afin de s'adapter et de répondre aux besoins de ses clients en offrant des solutions Web et mobile. C'est chose faite avec Sapient. Publicis, serial acheteur, est à plus d'une vingtaine d'acquisitions en 2014. Mais le groupe de Maurice Lévy a précisé qu'il ne prévoyait pas d'autres grosses acquisitions dans le digital après Sapient.

    Publicis devait présenter le 7 novembre un nouveau plan stratégique destiné à faire oublier le raté Omnicom et une année 2014 noire. En raison de l'opération Sapient, Maurice Lévy a indiqué qu'une nouvelle date pour la présentation du plan serait communiquée prochainement.

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