vendredi19septembre

Le groupe de chimie Arkema (AKE.FR) a officiellement lancé une offre de rachat sur la société Bostik, filiale de Total (FP.FR), pour 1,74 milliards d'euros. C'est la plus grosse acquisition de son histoire. Objectif de cette opération : accélérer son recentrage sur la chimie de spécialités.

    Arkema offre 1,74 milliards d'euros pour Bostik, le sécialiste dans les adhésifs, qui devrait réaliser en 2014 un chiffre d'affaires de 1,53 milliard d'euros, dont 30% des les pays émergents, et dégager un excédent brut d'exploitation (Ebitda) de 158 millions d'euros.


    Pour le chimiste, l'acquisition de Bostik va permettre de se positionner sur des activités moins cycliques et peu capitalistiques. Le nouvel ensemble devrait afficher un chiffre d'affaires de 7,6 milliards d'euros, peu éloigné de l'objectif de 8 milliards d'euros fixé pour 2017. Le pôle Matériaux Haute Performance représentera 42% du chiffre d'affaires total, contre 30% actuellement. Arkema veut porter la contribution de ce pôle à 45% des revenus en 2017 et à 50% en 2020.


    Arkema a donc misé opté pour la croissance externe pour se développer, après avoir été contrainte de repousser d'un an ses objectifs 2016, en raison de difficultés persistantes dans les gaz fluorés, les acryliques et les polyamides.


    Arkema, qui ne dévoile pas de synergies chiffrées sur l'opération, estime pour autant être en mesure de faire progresser l'Ebitda de Bostik de 30% d'ici à 2017. La marge d'Ebitda, actuellement de 10,3%, devrait atteindre de 14% à 15%.

    Grâce à la contribution de Bostik, dont le rachat devrait être relutif dès la deuxième année sur le bénéfice net par action, Arkema relève ses propres prévisions et espère atteindre un Ebitda de 1,31 milliard d'euros en 2017, contre un précédent objectif de 1,28 milliard d'euros.


    Arkema compte financer le rachat de Bostik par un prêt sécurisé, de 1,5 milliard d'euros, qui sera refinancé notamment par une augmentation de capital d'environ 350 millions d'euros. " Le groupe compte aussi émettre des titres hybrides - dont 50% d'actions - à hauteur de 600 millions à 700 millions d'euros et de la dette à hauteur de 500 millions à 600 millions d'euros ". Le groupe espère ainsi conserver ses notations de crédit et revenir en 2017 à un taux d'endettement proche de 40% des fonds propres, contre 39% en 2013.

    Par ailleurs, le groupe compte accélérer son programme de cessions d'activités non stratégiques d'Arkema pour le porter à 700 millions d'euros, contre un objectif de 200 millions jusqu'à présent.
    " Les cessions porteront sur des petites activités, comprises entre 20 millions et 100 millions de chiffre d'affaires ", a-t-il ajouté.


    A la Bourse de Paris, le titre Arkema accusait le plus fort repli du SBF 120, en baisse de 1,66% à 56,85euros

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