lundi07août

Le constructeurs automobile a signé ce lundi un accord de coentreprise de 660 millions d'euros en Iran pour la production de 150,000 voitures par an. Cette nouvelle capacité viendra s'ajouter aux capacités déjà existantes dans le pays de 200.000 véhicules.

    Lien entre Renault et l'Iran



    Le Groupe Renault s'est entendu avec IDRO, un fonds d'investissement et de rénovation de l'industrie en Iran, et avec Parto Negin Naseh Co., actuel importateur des produits du constructeur dans le pays, pour la création d'une nouvelle joint venture en Iran. La nouvelle coentreprise sera détenu à 60 % par Renault.
    Cette annonce fait suite suite à l'accord stratégique qui avait été conclu au Mondial de l'Automobile de Paris le 30 septembre dernier.

    La coentreprise sera installée à Saveh, à environ 120 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Là, seront conçus et produits des véhicules Renault. Le constructeur au Losange compte assembler sur place ses célèbres Renault Duster (Dacia Duster, en France) et Renault Symbol (alias Dacia Logan de seconde génération). A cela pourrait venir s'ajouter la Renault Kwid, une mini citadine à prix plancher qui démarre en trombe au Brésil, après un succès fulgurant en Inde. L'usine devrait avoir une capacité de production de 150,000 véhicules par an, ainsi qu'un centre d'ingénierie et d'achats qui favorisera le développement des fournisseurs locaux. Renault espère pouvoir porter la capacité de production de cette usine à 300,000 voitures par an d'ici 2020.

    L'Iran: Un marché porteur pour Renault



    Le marché iranien représente un gros débouché pour le constructeur français. Les ventes du groupe, dont la part de marché flirte avec les 10%, y ont même doublé sur un an au premier semestre à 68.365 unités. La concurrence y est pourtant forte, et notamment celle de Peugeot, qui détient près de 30 % des parts de marchés. Mais la marque au lion souffre d'une image dégradée en Iran. Les Iraniens gardent un souvenir amer du retrait brutal du Groupe PSA en 2012, sous la pression de Washington et General Motors. En réalité, Khodro, le partenaire histprique de Peugeot, a continué à unsier sans en avoir le droit des 405 et 2016, à partir de pièces locales ou venu de Chine, de moins bonne qualité. L'image des produits Peugeot en souffre encore. Renault, lui, n'a jamais quitté le pays, acceptant même pendant les sanctions de travailler à perte. Ainsi, en 2014, c'est 150 millions d'euros qu'a perdu Renault avec cette idée : il faut rester en Iran pour être prêt quand ça redémarrera. À Renault maintenant d'en profiter pour rattraper son retard sur son concurrent français.

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