jeudi19janvier

Deuxième OPA à la Bourse de Paris mais cette fois-ci, elle est franco-française. En début de semaine, on apprenait qu'Essilor International croquait l'italien Luxottica. Là, c'est Safran qui parvient à faire main basse sur Zodiac Aerospace après un premier échec en 2010. Sept ans plus tard, la situation est diamétralement différente. Depuis 2014, l'équipementier aéronautique porte les stigmates de ses difficultés de sa branche sièges. Des retards de livraison qui lui ont valu plusieurs avertissements sur résultats.

    Un nouveau géant de l'aéronautique

    Et voilà ! Safran est parvenu à convaincre les dirigeants de Zodiac Aerospace du bien fondé d'une union. L'opération donnerait naissance à un leader mondial des équipements aéronautiques. La nouvelle entité associerait les compétences de Safran en matière de trains d'atterrissage, de roues et freins, de nacelles, de systèmes électriques embarqués, d'actionneurs et d'avionique aux positions de Zodiac Aerospace dans le domaine des sièges, des aménagements de cabine, de la répartition de puissance, des circuits d'éclairage, d'alimentation en carburant, d'oxygène et de fluides et des équipements de sécurité.

    Dans le secteur des systèmes électriques, les actifs de Zodiac Aerospace viendraient renforcer le portefeuille de technologies de Safran et offriraient au groupe un positionnement idéal pour les développements futurs de l' " avion plus électrique ".

    Sur une base pro forma, intégrant l'activité de propulsion de Safran, le nouveau groupe emploierait environ 92 000 collaborateurs (dont plus de 45 000 en France) et réaliserait environ 21,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires ajusté et environ 2,7 milliards d'euros de résultat opérationnel courant ajusté8. Sur cette base, le nouveau groupe serait le troisième acteur mondial du secteur aéronautique. Le nouveau groupe deviendrait également le deuxième équipementier aéronautique mondial, avec un chiffre d'affaires pro forma d'environ 10 milliards d'euros dans les équipements. Il serait présent dans plus de 60 pays.

    Recentrage

    L'opération s'inscrirait pleinement dans la stratégie annoncée par Safran de recentrage sur ses coeurs de métiers de l'aéronautique et de la défense. La nouvelle entité proposerait une gamme complète de produits qui renforcerait la présence de Safran sur l'ensemble des grands programmes aéronautiques et dynamiserait sa croissance organique, en réduisant sa sensibilité aux cycles de livraison des avionneurs. L'opération renforcerait l'exposition de Safran à une base de coûts libellés en dollars, en particulier en Amérique du Nord, où Zodiac Aerospace a une présence forte.

    Safran a d'ores et déjà identifié 200 millions d'euros par an de synergies de coûts avant impôts, dont 50 % seraient réalisées la première année et 90 % la deuxième année, permettant à l'opération d'atteindre en 3 ans l'objectif de rentabilité des capitaux investis (RoCE) que s'est fixé Safran.

    Les synergies de coûts devraient provenir d'économies dans les achats et les frais généraux, ainsi que de l'optimisation des implantations géographiques du nouveau groupe. Au-delà des synergies de coûts déjà identifiées, Safran permettrait également à l'activité sièges et aménagements de cabines de Zodiac Aerospace d'accélérer son redressement et de retrouver, voire de dépasser ses marges historiques. L'opération devrait avoir un effet relutif supérieur à 10 % sur le résultat net par action11 dès le premier exercice complet post opération.

    Amicalement vôtre

    Safran lancerait une offre publique d'achat des actions de Zodiac Aerospace à 29,47 euros par action, soit une prime de 26,4 % par rapport au cours de clôture de Zodiac Aerospace6 au 18 janvier 2017 et de 36,1 % par rapport au cours moyen pondéré par les volumes de Zodiac Aerospace sur 3 mois.

    Le seuil de réussite de l'offre publique serait fixé à 50% du capital de Zodiac Aerospace. Les actionnaires familiaux ainsi que deux actionnaires institutionnels (FFP et Fonds Stratégique de Participations), actionnaires de référence de Zodiac Aerospace qui détiennent ensemble près de 32 % du capital social de Zodiac Aerospace, entendent demeurer des actionnaires de long terme de la nouvelle entité et s'engageraient à ne pas participer à l'OPA.

    La finalisation de l'opération finale serait soumise à l'approbation des actionnaires de Safran et de Zodiac Aerospace, à l'obtention des autorisations réglementaires, notamment au titre du contrôle des concentrations ainsi qu'aux autres conditions usuelles. La finalisation de l'offre publique est attendue à la fin du 4ème trimestre 2017 et la réalisation de la fusion début 2018. Safran et Zodiac Aerospace tiendront le marché informé de toute évolution significative de l'opération.

    >> Retrouvez notre conseil Gestion PEA sur Safran

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