lundi29janvier

Nouveau record historique sur les indices boursiers. Et on pourrait rajouter : comme tous les jours. Et c'est un peu ça le problème. À force d'avoir des records quotidiens sur les indices boursiers américains, on a fini par s'y habituer et par trouver ça normal.

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Prenons un peu de recul

Mais si on prend un tout petit peu de recul, on s'aperçoit que cette hausse phénoménale n'a rien de normal, elle est même totalement extra-ordinaire. Prenons l'indice phare Standard and Poor's 500. Presque 20% de hausse en 2017. Ce qui était déjà impressionnant. Mais en 2018, en moins d'un mois nous voilà déjà à 7.5% de hausse. Et le S&P 500 est déjà proche des objectifs que même les prévisionnistes les plus optimistes donnaient pour l'ensemble de l'année 2018, au bout d'un mois seulement.

Une hausse étonnante

À part la puissance de la hausse, tout m'étonne dans cette hausse. Tout. Oui je sais, les entreprises américaines ont le vent en poupe, elles bénéficient de la baisse des impôts, de la politique America First de Trump, de la baisse du dollar et de la puissance de la croissance économique américaine qui est boostée par la hausse spectaculaire de la consommation des ménages. Mais ce qui est étonnant, c'est que depuis des mois, tous les gérants ou presque nous disent tous que la bourse américaine est surévaluée, et elle l'est si on se réfère aux indicateurs classiques de valorisation. On a le sentiment que tout le monde achète des actions américaines parce qu'on ne peut pas faire autrement mais que tout le monde achète en se disant qu'il va falloir que ça décroche un jour. Cette hausse et ces records historiques ne ressemblent pas aux précédents, ni à 2000, ni à 2007/2008. Peut-être un peu plus à la hausse avant le krach de 87.

Une correction oui, mais quand?

Est-ce que ça veut dire qu'on va avoir un krach ? Au moins une correction. Normalement oui. Si l'Économie américaine continue à progresser comme ça, l'inflation va finir par déraper et les taux par monter et provoquer une correction sévère sur les actions. J'ai dit normalement. Mais comme rien de ce qui se passe est normal, il faudra peut-être attendre des mois et des dizaines de nouveaux records pour que cela se produise. Si ça se produit. La situation sur les marchés américains est étonnante, fascinante et nul ne peut se risquer à prévoir quand et comment tout cela va finir.

Les ménages américains consomment massivement

À la fin 2017, la consommation américaine a crû à un rythme qu'on n'avait pas vu depuis très longtemps. 3.8% de hausse sur le dernier trimestre de l'année! Grâce à la hausse des salaires et à la hausse de la Bourse qui provoquent un effet richesse. Et ça c'était avant le bonus de la baisse des impôts ! Cette consommation tire la croissance américaine à 2.6% sur la période et c'est loin d'être terminé.

Le droit à l'erreur, c'est maintenant

Le vote sur le droit à l'erreur, la loi "pour un État au service d'une société de confiance" aura lieu demain (Les Échos). C'est une étape importante pour les entreprises. Une excellente nouvelle.

La disparition du jour

Ingvar Kamprad. 91 ansFondateur Ikea.Personnalité controversée mais génie entrepreneurial.

La question du jour

Dans Aujourd'hui. "Pourquoi cette ruée sur le Nutella".Une tentative pour comprendre pourquoi en 2018 on peut se battre pour acheter un pot de Nutella moins cher. Édifiant.

La libération du jour

Après 4 mois de détention (au Ritz Carlton...), le prince Al Walid a été libéré. On ne sait pas encore combien cet homme qui "pèse" 17.4 milliards de dollars a accepté de payer pour rentrer chez lui. J'espère que tout cela n'aura pas d'impact sur les petits déjeuners du George V à Paris.

La grève du jour

C'est le monde à l'envers. En France on aime les entreprises maintenant et en Allemagne on fait des grèves. Et pas n'importe laquelle. C'est la puissante centrale syndicale IG Metall qui n'a pas obtenu les hausses de salaires qu'elle souhaitait et qui a donc décidé de se lancer dans un mouvement de grève illimité par grèves de 24h. Rappelons qu'IG Metall réclame aussi la semaine des 28 heures...

C'est votre argent à revoir en replay

L'émission était exceptionnelle avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank; Christian Cambier, Gérant de Focal; Alexandre Baradez, chef de la stratégie de marché chez IG; Mabrouk Chétouane, Responsable de la recherche et de la stratégie pour BFT IM , filiale d'Amundi, Emmanuel Lechypre et Laure Closier. On a rejoué la semaine et on vous a donné quelques conseils. De l'éco, de la finance et du fun. Vous souhaitez voir le replay ? C'est ici

Du côté des marchés

Les résultats de qualité publiés vendredi par LVMH et les nouveaux records à Wall Street sont venus soutenir la tendance à Paris. Le CAC se rapproche des 5550 points, au plus haut depuis presque 10 ans. À Tokyo le Nikkei a fini ce matin à l'équilibre, l'optimisme des investisseurs après de nouveaux sommets à Wall Street et de solides résultats d'entreprises étant tempérés par un renforcement du yen défavorable aux titres des groupes exportateurs japonais.L'euro consolide légèrement sur les 1,24 usd tandis que le pétrole est stable au dessus de 70 usd pour le brent et 66 usd pour le WTI

On s'en fout?

Federer a gagné l'Open d'Australie à 36 ans et 20ème victoire d'un tournoi du Grand Chelem; Cohn-Bendit pourrait rejoindre les listes d'En Marche pour les Européennes; Selon des chercheuses américaines, l'obésité serait "contagieuse"; C'est le duo Madame Monsieur qui va représenter la France à l'Eurovision; I hate mondays; Le Stade de France a 20 ans; Kering va vendre la marque Stella Mac Cartney; Dell va revenir en Bourse, après 4 ans d'absence.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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