mercredi27juin

Je vais vous faire une confidence : je crains qu'une bulle soit en train de se former dans le monde des start-ups. Je sais qu'on passe pour un vieux c... si on appelle à la raison ou à la prudence mais je prends le risque...

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Tous start-uppers ?

Soyons clairs pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté. Je suis enthousiasmé par ce qu'il se passe en France. Il y a encore quelques années, beaucoup de jeunes rêvaient d'être fonctionnaires, aujourd'hui nos jeunes diplômés veulent tous devenir entrepreneurs et de formidables efforts sont faits pour transformer la France en start-up nation. Ce foisonnement est une excellente nouvelle pour la jeunesse et une excellente nouvelle pour le pays. Mais je me demande si tout cela n'est pas en train de déraper un peu. J'ai l'impression de revivre exactement ce que j'avais vécu à la fin des années 90 avec la bulle Internet.

Quelles sont les similitudes avec la bulle internet ?

Tout d'abord beaucoup de jeunes diplômés veulent créer leurs start-ups. C'est bien mais on ne leur dit peut-être pas assez que tout le monde n'est pas fait pour être entrepreneur. Tout le monde sait chanter sous sa douche mais tout le monde ne devient pas pour cela un chanteur à succès. Ce rêve de devenir le nouveau Mark Zuckerberg est souvent le refus d'entrer dans le rang et de travailler dans des grands groupes et même des groupes intermédiaires. Il y aura de la casse mais je ne suis pas sûr qu'ils le réalisent. D'autre part, et c'est peut-être ça le plus frappant, je vois passer de plus en plus de levées de fonds de start-ups basées sur une idée seulement, une simple idée, avec trois ou quatre slides, et des prétentions de valorisation de plusieurs millions d'euros, sans le moindre chiffre d'affaires et bien évidemment la moindre perspective de rentabilisation, un mot qui devient presque un gros mot dans cette nouvelle nouvelle économie

Du .com au suffixe tech

Et c'était le cas pendant la bulle Internet. À l'époque, on rajoutait le .com à tous les projets et on prétendait valoir plusieurs millions. Aujourd'hui on rajoute le tech à tout et n'importe quoi. Une entreprise qui livre des repas réels avec des scooters réels c'est de la foodtech, ce n'est plus une entreprise de livraison à domicile. Tout est devenu tech même ce qu'il ne l'est pas du tout. C'est bon pour la valorisation. Dans chacun des domaines la fintech, la regtech, la legaltech etc etc il y a évidemment des vrais futurs champions, et c'est une excellente nouvelle pour la France, mais dans un monde globalisé où the winner takes all, la lutte est de plus en plus sévère et les possibilités de succès de plus en plus minces. Ce n'est pas pour cela qu'il ne faut pas entreprendre au contraire, mais même si je passe pour un vieux rabat-joie je pense qu'il faut appeler à la prudence nos jeunes diplômés et les investisseurs pour que nous ne revivions pas une nouvelle bullletech ou un krachtech.

La grosse colère du jour

Trump une fois de plus. "Trahi" par Harley-Davidson qui veut produire à l'étranger pour contourner les taxes européennes.Trump leur a promis l'enfer s'ils le faisaient, des taxes comme ils ne peuvent pas même en imaginer. Tout en nuances comme d'habitude.

La chine frappée de plein fouet

Les marchés ont tranché. Pour les investisseurs, le pays qui a le plus à perdre dans une guerre commerciale avec les États-Unis, c'est la Chine. La Bourse de Shanghai est entrée en zone rouge (sans jeu de mots), en territoire baissier ou bear, puisqu'elle a baissé de plus de 20% par rapport à son dernier record. Alors que les indices américains restent encore très proches de leurs records historiques.

Du côté des (autres) marchés

La tendance sur les marchés évolue au gré des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Hier, Donald Trump a été plus tempéré dans sa position concernant les indices américains ont clôturé en légère hausse avec un Dow Jones qui grappille 0,12% à 24.283 points, le S&P 500 progresse de 0,22% à 2.723 points et le Nasdaq s'est apprécié de 0,39% à 7.561 points. A Tokyo, le Nikkei a cédé 0,31% mercredi à 22.271,77 points. Les cours du pétrole rebondissent alors que les États-Unis n'envisageraient pas d'accorder des dérogations sur les importations de pétrole iranien. Washington demande également à ses alliés de cesser d'importer de l'or noir iranien d'ici novembre. Le WTI revient sur les 70 dollars et le Brent gagne encore 0,37% à 76,78 dollars.

L'EXIT DE L'EXIT TAXMacron veut supprimer l'exit tax. Et les dernières informations de Bercy vont conforter sa position. Selon les sources des Échos, les recettes potentielles sur les plus-values latentes s'élèvent "seulement" à 1.55 milliard alors qu'on avait évoqué le chiffre de 6 milliards. Un manque à gagner moins important donc. Une décision plus facile à prendre donc. Même si elle n'est pas simple à comprendre pour tout le monde.

Le bof du jour

Il nous avait promis un service national de 6 mois. On parle maintenant de deux "périodes" de 12 jours seulement. C'est mieux que rien. Mais ce n'est pas suffisant pour relancer la cohésion nationale et le respect du drapeau et du pays. Il paraît que ce n'est qu'une première étape. Il paraît aussi que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.

Le président allemand

est intervenu. Pour sauver la coalition Merkel. Il appelle les partis à la raison et en particulier les conservateurs du CSU qui menacent de quitter le gouvernement. Merkel a réuni les membres de sa coalition pour tenter de sauver ce qui reste à sauver. Réponse dans les jours qui viennent, après le sommet européen.

ON S'EN FOUT?Je me suis endormi pendant le match des Bleus en blanc hier : Y a-t-il un taulier dans cette équipe?; J'ai vu l'expo Delacroix hier : magnifique, avec une "Liberté guidant le peuple" toujours aussi impressionnante; Les Échos titrent sur "le fabuleux marché de la beauté connectée" : le nouveau délire du tout connecté...avec des "crèmes dosées par des algorithmes mesurant la météo et votre état de fatigue" et ce n'est pas une blaguetech ou une blague connectée; L'ancien patron d'ADP, Augustin de Romanet, devient le président de Paris Europlace : la tâche de promotion de la place financière de Paris sera plus facile avec le Brexit; Nul n'est prophète en son pays : Mediapro qui a piqué le foot télé à Canal+, s'est fait piqué les plus grands matchs de la Liga espagnole par Telefonica; Un tiers des patrons, surtout de TPE et PME, ne sont pas du tout près pour le prélèvement à la source : vive l'année blanche quand même; Nouveau terme à la mode, l' "illectronisme" ou l' "illettrisme numérique": on n'arrête pas le progrès; Le premier couplet de la Marseillaise sera enseigné et chanté dès le CE1: good news.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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