jeudi08mars

Les résultats délivrés par Casino ne parviennent toujours pas à convaincre les investisseurs. Le distributeur stéphanois tente par tous les moyens de restaurer leur confiance. Sans succès pour l'instant, tant les comptes publiés et les perspectives annoncées ce jour n'ont pas reçu l'accueil tant désiré par Casino. Le groupe mise donc sur l'essor du e-commerce et le digital pour se relancer, au prix toutefois de coûteux investissements.

    Des éléments exceptionnels en stock

    Du bon et du moins bon. Voici en résumé la lecture qu'on peut avoir des résultats 2017 de Casino. Sur l'année écoulée, le distributeur a réalisé un chiffre d'affaires de 37,82 milliards d'euros en 2017, en progression de 3,2% en progression de 5% au total et de 3,2% en organique, des ventes "soutenues par la dynamique commerciale en France et par une bonne performance au Brésil".

    En France, le volume d'affaires est en hausse de 1,7% dans l'alimentaire et de 5,6% dans le non-alimentaire, hors essence et calendaire, "avec une très bonne tenue des enseignes Franprix, Monoprix et supermarchés Casino, et la poursuite de redressement de Géant". Le groupe se félicite d'avoir réalisé en France la meilleure performance commerciale de son secteur et d'être parvenu à améliorer sa rentabilité. En Amérique latine, zone qui cristallise les inquiétudes des marchés, le groupe a dégagé une "bonne performance", avec une croissance de son chiffre d'affaires de 6,4% en organique, dans un contexte de décélération de l'inflation.

    Du côté de la rentabilité, le résultat opérationnel courant bondit de 20,1% en données publiées, à 1,24 milliard d'euros et représente 3,3% contre 2,9% en 2016. Cet indicateur atterrit à 1,04 milliard d'euros retraité des effets de change et des crédits d'impôts brésiliens. Le bénéfice net normalisé part du groupe s'apprécie pour sa part de 341 à 372 millions d'euros.

    Gros point noir de la publication, la dette financière nette consolidée qui dérape à 4,12 milliard d'euros, soit 2,1 l'excédent brut d'exploitation, contre 3,37 milliards d'euros en 2016. Le groupe n'entend pas oublier les actionnaires, ceux-ci recevront un dividende de 3,12 euros.

    Sur l'année écoulée, le groupe a accéléré son développement dans le commerce en ligne en engageant chez Cdiscount un plan stratégique élargissant l'offre de produits et améliorant les conditions de livraison. Il a noué un partenariat avec Ocado pour disposer de la meilleure solution technique en e-commerce alimentaire (logistique et livraison).


    Pour 2018, le groupe affiche "des ambitions de croissance et de rentabilité renforcées". Et "dans un souci constant de s'adapter à l'évolution des tendances de consommation, le groupe Casino va encore accélérer son développement dans le digital et l'e-commerce en 2018 pour s'affirmer encore plus comme un leader de la distribution omnicanale".

    Casino vise en France, une progression organique de son résultat opérationnel courant de ses activités de distribution, hors plus-values immobilières, supérieure à 10%. Au total, le groupe table sur une croissance organique du résultat opérationnel courant et supérieure à 10% hors crédits fiscaux. Casino entend réduire sa dette financière nette à la faveur d'une hausse de la génération de cash.

    Le groupe va poursuivre son offensive dans le e-commerce et va se concentrer davantage sur l'optimisation de ses magasins en France. Casino offre toujours un copieux rendement pour les personnes en quêtes de beaux coupons sur la cote parisienne.

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