mercredi07novembre

Le marché des cartes à puces se porte comme un charme. Près de 40 ans après son invention par Roland Moreno, cette petite pièce de plastique de quelques centimètres de côté et moins d'un millimètre d'épaisseur, fait les beaux jours des grands acteurs mondiaux du secteur. Tout ce beau gratin se réunit cette semaine, au Parc des Expositions de Villepinte, près de Paris, où se tient depuis mardi le Salon mondial Cartes et Identification. Et le moral va être au beau fixe alors que le marché devrait bondir de 13 % cette année, avec 7,1 milliards d'unités écoulées dans le monde, selon les chiffres publiés ce mardi par l'association professionnelle Eurosmart. Ce nouveau record n'a pas vocation à rester figé, il sera battu dès l'an prochain alors qu'Eurosmart prévoit 7,7 milliards de cartes à puces vendues (+ 8 %) en 2013

    Pourquoi un tel dynamisme ? Le secteur des télécoms reste le premier consommateur d'" objets portables sécurisés " alors que les cartes SIM représentent près des trois quarts (73 %) du marché des cartes à puces. Et cette croissance ne tient pas à s'arrêter en si bon chemin les ventes sont en effet attendues en hausse de 5 % l'an prochain, à 5,45 milliards d'unités, notamment avec une demande de plus en plus croissante des pays émergents. Le prochain déploiement de la technologie 4G va également contribuer à la hausse de la demande en carte à puce dans les télécoms. Mais pas seulement, puisque l'année 2013 pourrait aussi marquer le décollage de la technologie NFC, ces cartes à puce sans contact qui permettent de payer ou d'échanger des données. Le nombre de cartes NFC devrait doubler en 2013 pour atteindre 200 millions d'unités, selon les projections d'Eurosmart.

    Si le secteur des télécoms reste le plus gros demandeur en carte à puce, les services financiers et le secteur public sont en sont également très friands. Les documents sécurisés vont voir leur demande bondir de 21 % l'an prochain. Outre le passeport électronique, de nombreux supports d'identité électronique voient le jour un peu partout dans le monde. En France, le permis de conduire à trois volets laissera place au permis de conduire à la carte à puce dès 2013. Il ne faut pas oublier les cartes à puces utilisées pour les cartes de paiement, les banques et les réseaux Visa et Mastercard entretiennent aussi cette demande en cartes à puce, estimée à 17% pour 2013.

    Cette appétence pour ces petits bouts de plastique fait les affaires de Gemalto, le géant français. Il a en effet signé la semaine dernière deux contrats majeurs avec les opérateurs britannique Vodafone et allemand T-Mobile. Alors, il n'est guère étonnant que la société tricolore parvienne à atteindre son objectif de résultat opérationnel courant de 300 millions d'euros d'ici à la fin de l'année, soit un an d'avance grâce aux ventes records de sa division téléphonie mobile. Les facturations dans la téléphonie mobile sont loin de décrocher avec un bond de 16% à 283,4 millions d'euros à comparer avec les 229,2 millions d'euros dégagés à la même période de l'exercice précédent. La principale division du groupe a ainsi enregistré des ventes record à la faveur de la montée en puissance de la demande pour les réseaux mobiles de quatrième génération (4G). Sur le plan boursier, le parcours du titre est exemplaire. L'action affiche ainsi un gain de près de 85% depuis le début de l'année et se paie le luxe de figurer parmi les plus fortes hausses du marché parisien avec Eurofins Scientific, Nicox et Altan Technologies. Sur cinq ans, la performance du dossier en Bourse est également remarquable avec un gain de 235% au compteur, soit la meilleure performance de l'indice SBF120. Alors, il n'est pas étonnant que les multiples deviennent très tendus alors que les perspectives de croissance et de rentabilité sont très attrayantes. La société issue de la fusion entre Gemplus et Axalto se paie plus de 27 fois les bénéfices pour 2012 et encore près de 20 fois ceux escomptés pour l'exercice suivant. Mais rien ne dit que le potentiel de hausse n'est pas encore épuisé tant le groupe est positionné sur des marchés porteurs et peu sensibles à la conjoncture...

    Ingenico n'a rien à envier à son homologue français, le spécialiste des transactions sécurisées a récemment relevé son un chiffre d'affaires annuel compris entre 1,18 et 1,2 milliard d'euros contre 1,14 milliard. Le groupe confirme donc son objectif de marge d'EBITDA supérieure ou égale à 18,3%, dans une fourchette de 216 à 221 millions d'euros. Ce changement de mire intervient après la publication d'un solide troisième trimestre. Une performance qui témoigne de l'insolente santé affichée par Ingenico en ces temps troubles sur le front économique.

    Le titre réalise depuis le début de l'année un très bon parcours avec un gain de plus de 44% sur la période et affiche au compteur une progression de...120% sur trois années alors que les marchés soit loin d'être à la fête. Mais seul point noir du dossier, c'est sa valorisation haut de gamme : il se paie près de deux fois ses ventes annuelles estimées pour l'année 2012 et les bénéfices se payent 23 fois pour 2012 et près de 20 fois pour 2013 pour un titre qui évolue sur les 40 euros ! Mais c'est peut être le prix à payer pour une société qui ne déçoit pas et qui atteste, publication après publication de sa solidité. Les perspectives de croissance d'activité sont en effet toujours satisfaisantes, avec un engouement tout particulier dans les pays émergents...

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