vendredi22mars

" Bourse : Est-ce le moment d'acheter des actions ". C'est la question à 1 million à laquelle toute la presse économique et boursière spécialisée (MonFinancier compris) essaye de répondre quasiment tous les jours. D'ailleurs, on voit régulièrement dans la presse des articles qui prennent clairement position, " Pourquoi c'est le moment d'acheter des actions ", surtout en ce moment alors que l'économie n'a pas été aussi porteuse depuis plus de 10 ans. Et les épargnants particuliers, de plus en plus nombreux à s'informer et à lire la presse spécialisée, sont donc nombreux à avoir suivi leurs recommandations et à avoir acheter des actions ces derniers mois. 

Cela paraît logique : Mieux vaut investir dans une économie en pleine croissance, avec le plein-emploi et une politique stable et cohérente qui accompagne la croissance. Et l'analyse qui va vous conseiller d'investir dans un pays ou une entreprise quand tout va mal est tout simplement fou.

Pourtant, certains analystes pensent au contraire que lorsque la presse est euphorique, c'est le moment de s'inquiéter et de vendre les actions pour acheter de l'Or. On appelle cette stratégie l'approche " contrarian " (de l'anglais). Elle s'appuie sur les travaux de Werner de Bondt et de la finance comportementale : il faut éviter les comportements moutonniers, c'est à dire les investissements qui sont à la mode, car trop demandés et trop chers, et privilégier les investissements qui ne sont pas dans l'air du temps. C'est par exemple lorsque tous les médias parlaient du Bitcoin, alors qu'il valait 20000 dollars, qu'il ne fallait surtout pas acheter. Il fallait anticiper ce mouvement et acheter du Bitcoin quand personne n'en parlait et le vendre au plus fort de la frénésie. Bien sûr, c'est plus facile à dire qu'à faire et si on s'en tient à cette stratégie, il ne faudrait jamais acheter Apple et Facebook et les autres stars du Nasdaq, oublier les placements immobiliers et privilégier les produits exotiques dont personne ne parle...

Alors, mouton ou contarian, qui a raison ? Sans doute aucun (ou un peu) des deux. Mais avant d'investir sur les marchés financiers, il faut bien comprendre sur quoi on investit. Vous pensez qu'aujourd'hui les marchés actions ne peuvent que monter car les indicateurs économiques sont très bons et que les politiques sont stables ? Mais est-ce que vous n'arrivez pas trop tard ? Car un contrarian vous dira que les marchés actions ont déjà monté car les indicateurs économiques sont très bons et les politiques stables...

1 - Avis d'expert : Yannick Hamon, PDG MonFinancier

On dit souvent que pour gagner en Bourse, il faut anticiper les tendances futures. C'est tout l'inverse de nos politiques, notamment en France, depuis des dizaines et des dizaines d'années. Car même si les politiques ont toujours eu beaucoup de certitudes sur les événements à venir, il est très difficile d'anticiper les événements en politique. Cela reviendrait à prendre une mesure qui ne serait pas bien comprise par les électeurs et qui ne correspondrait pas à leur problématique du moment. 

Une des meilleures illustrations nous vient de la réforme des retraites : on savait très bien depuis les années 80 qu'on passerait de 4 actifs pour 1 inactif à 2 actifs pour 1 inactif en 2008. Toutes les anticipations démographiques nous le disaient. Tous les politiques en place depuis les années 80 connaissaient le problème. Mais il a fallu que le système des retraites soit quasiment en faillite pour que le gouvernement prenne les premières mesures. 
Ce n'est pas illogique pour un gouvernement qui, non seulement doit traiter en premier les mesures les plus urgentes, mais qui ne peut se risquer à prendre une mesure impopulaire (augmenter l'âge de départ à la retraite) alors que les électeurs ne ressentent pas encore le problème. Une telle décision risquerait trop d'être sanctionnée électoralement. Il faudrait un incroyable courage politique pour prendre des mesures difficiles en anticipation de problèmes futurs. 
On en a quand même vu des exemples, en Allemagne. Certains politiques allemands (Schroder et Merkel notamment) ont réussi à prendre des décisions difficiles et impopulaires, mais parce qu'ils avaient derrière eux des mandats de longues dates. On pourra néanmoins se demander si, en Allemagne, les politiques ont eu du courage parce qu'ils ont été maintenus longtemps, ou s'ils ont été maintenus longtemps parce qu'ils ont du courage... Mais c'est un autre débat. 


En France en tout cas, il ne faut pas s'attendre à voir des politiques anticiper les problèmes de demain, ils ont déjà trop à faire aujourd'hui. 
Finalement le temps politique, et les décisions qui sont prises par le gouvernement, n'influencent que très peu les choix d'investissement car ils sont en réaction à des événements et non en anticipation. Alors certes, on peut dire que l'élection de Trump et celle de Macron ont eu des effets positifs sur les marchés financiers, mais ils ont surtout bénéficié de nouvelles particulièrement bonnes sur l'économie. Ils n'avaient même pas commencé leurs actions (En France, ils n'ont toujours pas commencé d'ailleurs...) que les Bourses étaient déjà au plus haut.

Les politiques sont en réaction par rapport au temps présent. Ce temps présent, c'est le temps économique. C'est le temps économique qui est à l'heure : il est matérialisé tous les jours ou presque par des indicateurs économiques : De combien est la croissance cette année? L'inflation ce mois-ci ? Le chômage cette semaine ? C'est aussi le temps médiatique. Car les médias ont toujours le souci de coller au mieux à l'actualité, et passent donc leur temps à nous éveiller et à nous alerter sur le temps présent. À ce titre les unes des journaux sont le reflet parfait de l'ambiance économique. Alors, quand tous les voyants sont au vert, quand les unes des journaux nous invitent à investir en actions, c'est que tout va bien en matière d'économie : Il faudrait donc ne pas hésiter et acheter ?

Sauf que le temps boursier, c'est à dire l'actualité qui fait monter ou baisser la Bourse, est complètement en avance de phase par rapport au temps économique. Le temps boursier est en quelque sorte la dérivé du temps économique. Il mesure la tendance. Si elle est en amélioration ou en dégradation et non si elle est bonne ou mauvaise. Et naturellement, quand le ciel est parfaitement bleu, il est fatalement plus probable qu'il finisse par se dégrader... Inversement, quand le ciel est tout noir, il est plus probable qu'il y ait une amélioration

C'est pourquoi il faut grandement se méfier des médias économiques lorsqu'ils incitent fortement à acheter ou à vendre le marché. Sans être fatalement contrarian et faire tout l'inverse (quoique parfois c'est exactement ce qu'il faudrait faire, on va le voir plus loin), il faut réussir à faire abstraction de ce temps économique pour se concentrer vers le temps boursier et anticiper l'avenir. Plus facile à dire qu'à faire, on en convient.
Mais prenons deux exemples très caricaturaux : les crises de 2008 et de 2011. À ce moment, le monde est en train de faire faillite, les statistiques économiques sont alarmantes, tous les signaux médiatiques (une de journaux, émissions de télé) donnent des stimuli complètement anxiogènes. Pourtant, on sait maintenant qu'il s'agissait des meilleurs moments pour acheter le marché, en termes de prix d'achat, des 10 dernières années. Malheureusement, la très grande majorité des épargnants a été incapable de faire ce chemin, habités par les ondes médiatiques anxiogènes, et ont préféré acheter de l'Or, valeur refuge conseillée par tous les journaux, alors que c'était le pire moment pour acheter de l'Or des 10 dernières années.

Début 2018, nous étions sans doute dans le meilleur moment économique des 10 dernières années : Alignement des planètes, croissance, plein-emploi, défauts d'entreprises au plus bas. On n'avait plus connu une telle période depuis... 2007. Le passé nous a poussé à nous méfier. A raison...

C'est le cas également aujourd'hui, et sans être forcément contrarian et tout vendre pour acheter de l'Or, il faut rester mesuré dans ses choix d'investissement et continuer à faire les choses de manière calme et simple, selon son profil et avec un horizon long terme

2 - Cas pratique : L'investisseur mouton face au contrarian

André Mouton croit à l'investissement boursier...sur le long terme. Plutôt prudent et pragmatique, il a développé une stratégie simple : Chaque début d'année, il lit la presse économique et regarde différents indicateurs : S'ils sont bons, il va acheter des actions du CAC 40. S'ils sont mauvais, il va acheter de l'Or.

À l'inverse, Marc Baer n'accorde aucune confiance dans la presse économique traditionnelle. C'est même tout l'inverse : plus la presse est optimiste, plus il est inquiet et achète de l'Or. Et plus la presse est pessimiste, plus il va acheter des actions. 
La Bourse, Anne Marty ne la regarde que d'un oeil, elle aime lire les journaux économiques mais ne leur fait pas confiance pour investir son argent. Elle sait quand même que sur le long terme, si elle veut faire de la performance, il faut qu'elle investisse en actions et le fait pour une petite partie de son patrimoine : chaque année, elle achète donc 500 euros d'actions et 500 euros d'Or en versements programmés dans son assurance-vie

De 2008 à 2018, lequel de ces trois investisseurs aura la meilleure performance en Bourse ?

Janvier 2008
Taux croissance PIB Français : 2,4%
Taux de chômage : 7,4%
CAC 40 : 4838 points
OR : 929 usd
Achat André Mouton : 1000 euros de CAC et 0 euro d'Or
Achat Marc Baer : 0 euros de CAC et 1000 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or


Janvier 2009
Taux croissance PIB Français : 0,2%
Taux de chômage : 9,1%
CAC 40 : 3299 points
OR : 853 usd
Achat André Mouton : 300 euros de CAC et 700 euros d'Or
Achat Marc Baer : 700 euros de CAC et 300 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

 

Janvier 2010
Taux croissance PIB Français : -2,9%
Taux de chômage : 9,3%
CAC 40 : 4045 points
OR : 1137 usd
Achat André Mouton : 0 euros de CAC et 1000 euros d'Or
Achat Marc Baer : 1000 euros de CAC et 0 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2011
Taux croissance PIB Français : 2%
Taux de chômage : 9,2%
CAC 40 : 3865 points
OR : 1369 usd
Achat André Mouton : 750 euros de CAC et 250 euros d'Or
Achat Marc Baer : 250 euros de CAC et 750 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2012
Taux croissance PIB Français : 2,1%
Taux de chômage : 9,8%
CAC 40 : 3137 points
OR : 1621 usd
Achat André Mouton : 700 euros de CAC et 300 euros d'Or
Achat Marc Baer : 300 euros de CAC et 700 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2013
Taux croissance PIB Français : 0,2%
Taux de chômage : 10,3%
CAC 40 : 3730 points
OR : 1645 usd
Achat André Mouton : 200 euros de CAC et 800 euros d'Or
Achat Marc Baer : 800 euros de CAC et 200 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2014
Taux croissance PIB Français : 0,6%
Taux de chômage : 10,2%
CAC 40 : 4247 point
OR : 1236 usd
Achat André Mouton : 300 euros de CAC et 700 euros d'Or
Achat Marc Baer : 700 euros de CAC et 300 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2015
Taux croissance PIB Français : 0,9%
Taux de chômage : 10,3 %
CAC 40 : 4179 points
OR : 1216 usd
Achat André Mouton : 400 euros de CAC et 600 euros d'Or
Achat Marc Baer : 600 euros de CAC et 400 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2016
Taux croissance PIB Français : 1,1%
Taux de chômage : 10,2%
CAC 40 : 4334 points
OR : 1098 usd
Achat André Mouton : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or
Achat Marc Baer : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2017
Taux croissance PIB Français : 1,2%
Taux de chômage : 9,7%
CAC 40 : 4909 points
OR: 1173 usd
Achat André Mouton : 600 euros de CAC et 400 euros d'Or
Achat Marc Baer : 400 euros de CAC et 500 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or

Janvier 2018
Taux croissance PIB Français : 1,9%
Taux de chômage France : 8,6%
CAC 40 : 5470 points
OR : 1320 usd
Achat André Mouton : 750 euros de CAC et 250 euros d'Or
Achat Marc Baer : 0 euros de CAC et 1000 euros d'Or
Achat Anne Marty : 500 euros de CAC et 500 euros d'Or


Bilan des achats d'André Mouton : 

1000 euros de CAC à 4838 points 
+ 300 euros de CAC à 3299 points et 700 euros d'or à 853 usd
+ 1000 euros d'Or à 1137 usd
+ 750 euros de CAC à 3865 points +250 euros d'Or à 1369 usd
+ 700 euros de CAC à 3137 points + 300 euros d'Or à 1621 usd
+ 200 euros de CAC à 3730 points + 800 euros d'Or à 1645 usd
+ 300 euros de CAC à 4247 points + 700 euros d'Or à 1236 usd
+ 400 euros de CAC à 4179 points + 600 euros d'Or à 1216 usd
+ 500 euros de CAC à 4334 points + 500 euros d'Or à 1098 usd
+ 600 euros de CAC à 4909 points + 400 euros d'Or à 1173 usd
+ 750 euros de CAC à 5470 points + 250 euros d'Or à 1320 usd

Soit 5500 euros investis sur le CAC pour un PRU (prix de revient unitaire) de 4332,54 points (+21,36% par rapport au cours du 21 février)
Et 5500 euros investis sur l'Or pour un PRU de 1240,3 usd  (+6,91% par rapport au cours du 21 février)


Bilan des achats Marc Baer :

1000 euros d'Or à 929 usd
+ 700 euros de CAC à 3299 points et 300 euros d'or à 853 usd
+ 1000 euros de CAC à  4045 points
+ 250 euros de CAC à 3865 points +750 euros d'Or à 1369 usd
+ 300 euros de CAC à 3137 points + 700 euros d'Or à 1621 usd
+ 800 euros de CAC à 3730 points + 200 euros d'Or à 1645 usd
+ 700 euros de CAC à 4247 points + 300 euros d'Or à 1236 usd
+ 600 euros de CAC à 4179 points + 400 euros d'Or à 1216 usd
+ 500 euros de CAC à 4334 points + 500 euros d'Or à 1098 usd
+ 400 euros de CAC à 4909 points + 600 euros d'Or à 1173 usd
+ 250 euros de CAC à 5470 points + 750 euros d'Or à 1320 usd

Soit 5500 euros investis sur le CAC pour un PRU de 4040,74 points (+30,12% par rapport au cours du 21 février)
Et 5500 euros investis sur l'Or pour un PRU de 1231,88 usd  (+7,64% par rapport au cours du 21 février)


Bilan des achats d'Anne Marty:

500 euros de CAC à 4838 points et 500 euros d'Or à 929 usd
+ 500 euros de CAC à 3299 points et 500 euros d'or à 853 usd
+ 500 euros de CAC à  4045 points et 500 euros d'Or à 1137 usd
+ 500 euros de CAC à 3865 points +500 euros d'Or à 1369 usd
+ 500 euros de CAC à 3137 points + 500 euros d'Or à 1621 usd
+ 500 euros de CAC à 3730 points + 500 euros d'Or à 1645 usd
+ 500 euros de CAC à 4247 points + 500 euros d'Or à 1236 usd
+ 500 euros de CAC à 4179 points + 500 euros d'Or à 1216 usd
+ 500 euros de CAC à 4334 points + 500 euros d'Or à 1098 usd
+ 500 euros de CAC à 4909 points + 500 euros d'Or à 1173 usd
+ 500 euros de CAC à 5470 points + 500 euros d'Or à 1320 usd

Soit 5500 euros investis sur le CAC pour un PRU de 4186,64 points (+25,59 % par rapport au cours du 21 février)
Et 5500 euros investis sur l'Or pour un PRU de 1236,09 usd  (+7,27% par rapport au cours du 21 février)

Au final:

Tous ont profité de la bonne tenue depuis 2008 de l'or et surtout des marchés actions. Mais André Mouton a acheté ses actions et son Or un peu plus cher que Marc Baer qui a adopté une stratégie contrarian. Anne Marty se situe entre les deux, mais a investi avec plus de tranquilité.

3 - Alors que faut il faire avec ces actions ?

Comme depuis plusieurs mois, nous conseillons surtout de rester calme et mesuré dans ses choix d'investissement.

 

Si vous suivez les règles logiques d'un investissement (un investissement, pas un trade) en actions, vous n'avez aucune raison de vous emballer ou de paniquer et de tout vendre ou tout acheter. Pour plusieurs raisons :


    ?    Votre horizon est long : Placer son argent ce n'est pas spéculer, ni faire du trading. C'est avoir un horizon minimum de 10 ans, minimum. Et en réalité plutôt 15 ans ou 20 ans. Et sur la durée, les placements en actions ont prouvé par le passé qu'ils étaient performants*. Si vous avez commencé à investir il y a 15 ans, vous avez déjà une belle performance derrière vous. Même si la crise de 2008 est passée par là. Et si vous avez 10 ou 15 ans devant vous, vous allez forcément vivre des périodes difficiles pendant lesquelles il ne faudra pas paniquer et des périodes euphoriques pendant lesquelles il ne faudra pas s'emballer.

    ?    Les versements programmés lissent l'effet des marchés : Pour investir sur les marchés, il y a ceux qui essayent d'acheter au plus bas et de revendre au plus haut. Mais c'est un doux rêve. Pour cela, il fallait par exemple investir en 2008 au moment de la faillite de Lehman Brothers et en 2011 au moment de la faillite de la Grèce. Mais à ce moment là, ils étaient peu nombreux à avoir le courage d'acheter des actions. Dans la pratique, on s'aperçoit que les volumes d'investissements les plus importants se font généralement lorsque les marchés sont au plus haut. Car ce sont surtout les performances des marchés boursiers qui attirent les particuliers.Et puis il y a ceux qui n'essayent pas : l'investissement régulier, par le biais de versements programmés, est une solution efficace pour atténuer les fluctuations boursières. En faisant des versements régulièrement, on achète parfois quand la Bourse est à un point haut et parfois quand elle est à un point bas (et parfois entre les deux) : On se retrouve finalement avec un point d'entrée moyen "moyen ". On lisse ainsi les aléas de marché mais on profite quand même de la tendance à long terme. 

    ?    Tout dépend de votre profil : Les décisions en matière de placements dépendent en effet à 65% au moins de votre profil, âge, situation familiale et professionnelle et rapport au risque, à 30% des conditions actuelles fiscales et financières et à 5% au maximum de vos anticipations pour l'année. Si vous cherchez à jouer les tendances et en plus à jouer le timing vous avez toutes les chances de vous planter. Où placer votre argent dépend surtout maintenant de votre profil. À 50 ans par exemple, dans un contrat d'assurance vie, même si vous êtes prudent, vous ne devez pas avoir plus de 65% de fonds euros sans risque et donc 35% minimum de ce qu'on appelle des unités de comptes de toutes sortes, allant de l'immobilier comme les SCPI aux actions. Mais vous ne devez pas investir une part trop importante de votre patrimoine sur des actions. 

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4 - Nos conseils pour encore plus de sérénité

On a beau avoir le temps devant nous et une part de son patrimoine investie raisonnablement en actions selon son profil, ce n'est pas facile malgré tout de rester serein face à la baisse des marchés. Voici donc quelques conseils pour gagner un peu en sérénité. 
 

  •  Diversifier


Vous avez, au sein de l'assurance vie et d'autres enveloppes, la possibilité d'investir dans un très large choix de supports : du fonds en euros garanti aux fonds en actions.Sur les fonds actions vous avez généralement accès à toutes les zones géographiques (Europe, États-Unis, Japon, émergents, etc...) ainsi que différents secteurs (Énergie, santé, technologie, etc...) ce qui permet de ne pas être exposé à un seul marché. Mais vous ne devez pas investir une part trop importante de votre patrimoine sur des actions. Vous êtes en panique depuis quelques jours parce que la valeur de vos fonds en actions baissent ? Cela signifie une chose et une seule chose : Vous avez trop d'actions par rapport à votre profil et il faut donc réduire cette part au profil d'autres supports moins risqués.
Vous avez à votre disposition d'autres supports. Par exemple des fonds flexibles. Les fonds d'allocation flexible bénéficient d'une très grande latitude de gestion. Ils peuvent réagir à la conjoncture en modifiant la répartition de leurs avoirs, sans être totalement exposés à un marché en particulier. Par exemple, quand le gérant estime que la bourse va monter, il va augmenter la poche actions. Pour la plupart d'entre eux, leur exposition aux actions peut varier de 0% à 100%. En fonction des anticipations du gérant, il pourra plus ou moins s'exposer aux actions (ou à une autre classe d'actifs)

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En direct ou au sein de votre contrat d'assurance vie, ou en direct, vous avez la possibilité également d'investir en SCPI. Des sociétés civiles de placement dans l'immobilier qui permettent donc d'investir dans un parc immobilier d'entreprises et de recevoir les revenus de ce placement, sans souci de gestion et à partir de quelques milliers d'euros seulement. Un placement très attractif puisque les rendements dépassent généralement les 4%** sans compter les éventuelles revalorisations du prix des parts.

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  • Sélectionner...


Vous avez un PEA ouvert il y a quelques années, et vous avez acheté une vingtaine de titres soit parce que vous avez lu une analyse intéressante dans la presse ou parce qu'un ami vous les a conseillés. Mais vous êtes déçu par les performances. Le temps vous manque pour analyse ce portefeuille et vous vous estimez peu à même d'avoir une vista boursière pour faire des coups d'éclat avec votre portefeuille surtout avec des marchés imprévisibles.
Les experts de MonFinancier peuvent vous accompagner dans vos investissements en actions. Au sein de l'abonnement MF privé, nous vous proposons une liste de valeurs, à horizon long terme (3-4 ans) mise à jour et alimentée régulièrement (généralement une fois par semaine) à mettre dans vos compte titres et dans vos PEA. Principalement des valeurs CAC 40, des petites pépites boursières et quelques trackers.
 

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  • Ou déléguer à des experts


Gérer son portefeuille d'actions en direct nécessite d'être constamment aux aguets. Quand acheter et vendre au bon moment ? Difficile d'avoir la réponse. Et à moins d'avoir son nez collé à son écran et à la presse spécialisée, il vous sera difficile de jongler avec votre portefeuille avec brio. Sauf si vous optez pour les fonds (SICAV et FCP) dont la gestion est pilotée par un professionnel. Il vous déchargera de tous les tracas que peuvent engendrer une gestion de titres vifs. Et avec sa connaissance des marchés, il aura vocation à s'aventurer dans des zones géographiques peu connues du grand public et pourquoi pas y détecter des opportunités.


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  • Utiliser les options de sécurité


Regardez les différentes options de gestion que proposent vos contrats d'assurance vie et PEA. On en parle peu, mais il s'agit d'outils très intéressants pour gérer ses placements.
Parmi celles-ci, vous trouverez par exemple l'option de limitation des moins-values (stop loss) qui consiste à vendre ses fonds en cas de perte trop importante (niveau défini par l'épargnant). Cela vous assure donc de limiter les pertes en cas de chute des marchés.
L'option de sécurisation des plus-values consiste quant à elle à déplacer les gains perçus sur des supports en unités de compte vers des fonds en euros. Ce qui permet de "mettre à l'abri " ces gains.
Enfin, le rééquilibrage de portefeuille permet de rééquilibrer le portefeuille du contrat selon la répartition voulue par le souscripteur. Cette option a l'avantage de permettre de sécuriser automatiquement son épargne selon sa situation personnelle.
Toutes ces options sont disponibles sur l'ensemble de la gamme de placements de MonFinancier dont l'assurance-vie et les PEA.
 

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