L’investissement dans le résidentiel reprend de la couleur après des années de délaissement

Investissement résidentiel en bonne forme

Mis de côté en raison d’un retour sur investissement minime, l’immobilier résidentiel est en train de reprendre du poil de la bête aujourd’hui. Cette année, en effet, est marquée par un revirement des investisseurs institutionnels qui, après deux décennies d’affection pour les bâtiments tertiaires et professionnels, ont subi depuis les dix dernières années une remontée flagrante des prix de ces derniers.

L’immobilier a toujours la cote chez les Français en raison de sa tangibilité, un critère fortement indispensable pour bon nombre d’investisseurs surtout en cette période d’incertitudes socioéconomiques. Force est toutefois de constater que les immeubles d’entreprise et de commerce sont plus plébiscités, notamment par les institutionnels.

Et ce, au détriment du résidentiel, boudé par ces derniers à défaut d’un rendement locatif attrayant alors que son coût d’acquisition est pour le moins élevé.

Depuis quelques années pourtant, les actifs tertiaires ont aussi suivi cette tendance haussière en termes de prix, poussant les professionnels du secteur à se retourner vers les habitats. Et au lieu de se conformer au traditionnel, ils s’intéressent de plus en plus aux autres types de résidences portées sur le social.

Un retour vers le résidentiel

L’évolution des prix de l’immobilier est un facteur déterminant pour les investisseurs dans le choix de leurs actifs. Si les immeubles résidentiels ont été longuement mis à dos à cause d’une forte accélération des prix d’achat qui n’était pas en adéquation avec la progression des loyers (+150% contre +30% seulement), les bureaux et bâtiments commerciaux prennent aussi aujourd’hui le même chemin.

En une décennie seulement, la flambée du coût d’investissement a rendu le rendement locatif moins attractif si bien que les procédés appliqués dans le cadre de la revalorisation des parts de scpi se retrouvent actuellement dans le centre de collimateur des pouvoirs publics.

Conscients de la précarité de la situation, les institutionnels vont devoir trouver d’autres solutions s’ils veulent sauvegarder leur rendement. La diversification des placements se révèle être un moyen efficace pour y arriver. C’est ainsi que le résidentiel reprenne de la couleur même si sa rentabilité demeure encore en deçà de celle des immeubles tertiaires.

L’immobilier alternatif enregistre aussi un essor tangible

Une récente enquête opérée par l’IEIF (Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière) a permis d’observer une forte appétence des investisseurs institutionnels vis-à-vis de l’immobilier résidentiel en 2019. Mais le plus marquant, c’est que les habitats alternatifs, comme le logement social, les résidences seniors ainsi que les logements étudiants gagnent aussi de plus en plus de terrain.

Pour preuve, leur part dans les portefeuilles d’investissement des professionnels du domaine est passée de 28% en 2015 à 66% cette année. Un regain de dynamisme qui se conforme à leur politique écoresponsable.

En effet, en suivant la mode actuelle qui allie investissement avec bien-être social et environnemental, les institutionnels contribuent largement à la lutte contre les problèmes de logement grâce à sa participation à diverses constructions à vocation sociale.

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