La notoriété de l’indemnisation des clients en cas de défaillance de la banque fait son chemin

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Comme toute entreprise, les banques ne sont pas à l’abri d’une faillite qui se traduit par l’incapacité de payer ses créanciers. Entendons par cela, leur clientèle qui y a déposé leur argent par le biais d’un compte courant ou d’autres supports de placement. Or, bon nombre de ces usagers ignorent le processus d’indemnisation. Et c’est là que le FGDR entre en scène afin de garantir la restitution des fonds.

La crise des subprimes de 2008 a quelque peu entravé la confiance des épargnants quant à la sécurité de leurs fonds déposés auprès des établissements financiers. Et c’est tout à fait légitime, car ils ne pourront plus accéder à leurs comptes ainsi qu’à leurs outils de paiement. Or, il faut savoir que ce phénomène provoque l’enclenchement d’un mécanisme de remboursement. Et ce, grâce à la réactivité du FGDR (Fonds de garantie des dépôts et de résolution).

Cet organisme a toutefois constaté, à travers son dernier baromètre de notoriété, que peu de Français sont en pleine connaissance de leurs droits en cas de cessation de paiement de leur banque. Et leur nombre diminue à mesure qu’on entre dans les détails (le montant couvert, la portée de l’indemnisation, etc.).

Une indemnisation garantie par FGDR

Dans le cadre de l’édition du dernier baromètre de notoriété du FGDR, l’organisme régissant l’indemnisation des fonds déposés dans une banque qui annonce sa mise en liquidation, l’entreprise de sondages d’opinion Harris Interactive a mené une enquête sur 1 000 Français majeurs, l’année dernière.

Il en résulte que la connaissance de leurs droits est encore limitée pour les personnes sondées. Comme le précise l’entité dans son rapport :

« Les Français ont une meilleure connaissance de la protection de leurs dépôts bancaires, mais le champ reste encore imprécis pour une majorité d’entre eux ».

Il s’avère, en effet, que moins de leur moitié (48% d’entre eux) sont au courant de la garantie de leur trésorerie. Un ratio qui a régressé de 2 points en comparaison de 2017. Et pourtant, le processus de remboursement est mis en route dès qu’un établissement financier se déclare faillite. Un mécanisme géré par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution.

Des détails encore flous

Si un Français sur deux connait leurs droits dans cette situation, les détails de cette garantie leur restent encore flous. Sa portée, par exemple. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les détenteurs de comptes à vue qui peuvent en profiter. Ceux qui disposent de solutions de placement distribuées par les banques (le PEL, le CEL, le Livret Jeune et les livrets bancaires) sont également concernés.

Les sommes déposées dans un livret d’épargne réglementé, tel que le LEP, le LDDS et le Livret A sont aussi garanties. Au président du directoire de FGDR, Thierry Dissaux, toutefois de préciser :

« Sur ces livrets, nous ne sommes que l’opérateur de l’indemnisation, les fonds proviennent de l’État ».

Thierry Dissaux

Sans oublier la part liquide d’un PEA ainsi que les comptes-titres et l’épargne retraite, dont la couverture est actuellement portée en connaissance de plus de trois épargnants sur dix (34%).

Reste à préciser que la garantie équivaut à 100 000 euros. Or, 20% des sondés seulement ont annoncé un chiffre exact. 10% d’entre eux ont répondu moins de 50 000 euros. Et 43% ont avoué n’avoir aucune idée de ce seuil de couverture. Thierry Dissaux vient alors mettre les points sur les i :

« [Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution NDLR] couvre l’ensemble des dépôts d’un client, à hauteur de 100 000 euros par établissement de crédit ».

Thierry Dissaux

En parlant de cet organisme, 55% des personnes enquêtées n’en ont jamais eu vent tandis que 80% de celles qui en ont entendu parler ne savent même pas de quoi il s’agit.

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