Il est possible d’investir autrement en assurance-vie que par le biais de fonds classiques

Investir autrement assurance vie

À l’heure actuelle où les rendements des fonds en euros s’effritent de façon tangible et constante, diversifier son contrat d’assurance-vie devient une option des plus envisageable. Et il ne suffit pas de se tourner vers des supports en unités de compte classiques, car des classes d’actifs alternatives sont à même d’afficher plus de performances.

Choisir des supports à capital garanti est bien plus simple pour un épargnant friand de sécurité. Mais il existe plusieurs façons de placer ses fonds, surtout quand on accepte de prendre une certaine dose de risque. L’assurance-vie offre justement plusieurs canaux d’investissement grâce à ses contrats multisupports.

Opter pour des unités de compte pour investir dans des actions ou des obligations permet d’espérer une meilleure rentabilité, sur le long terme. Mais il n’y a pas que cela, car il est aussi possible d’économiser en frais grâce aux Trackers, de se libérer de la gestion contraignante de l’investissement immobilier locatif ou encore d’échapper à l’impôt via des titres vifs, ou tout simplement de donner du sens à son épargne par le biais des fonds solidaires.

Plus d’accès à des placements responsables

Afin de connaître les supports les plus proposés par les assureurs vie, 31 contrats multisupports ont été analysés. L’on a pu en conclure que des placements à des fins environnementales, solidaires ou de développement durable y sont tous présents. De fait, des unités de compte (UC) labélisées TEEC, ISR et Finansol sont mises à la disposition des investisseurs qui ont d’autres visions de la fructification de son argent à travers leur épargne.

Si ce type d’offre n’a pas été auparavant assez promu par les compagnies, l’entrée en vigueur de la loi Pacte promet de retourner la situation. De nouvelles mesures obligeront en effet l’intégration dans chaque contrat :

  • Au moins une UC ISR dès l’année prochaine ;
  • Au moins une UC ISR, une UC solidaire et une UC verte à compter de 2022.

Trois types d’enveloppe pour les ambitieux de rendement

La pierre est citée en premier lieu lorsqu’il s’agit de meilleur placement pour la majorité des Français. Conscients de ce penchant pour l’immobilier, les assureurs sont très nombreux à proposer des SCI (Sociétés civiles immobilières) qui se démarquent par leur liquidité. Les scpi (sociétés civiles de placement immobilier) ne sont pas non plus en reste pour répondre aux demandes de plus en plus affluentes de leur clientèle.

Pour preuve, 25 parmi les 31 compagnies examinées en proposent au moins une aujourd’hui tandis que huit d’entre elles mettent à la disposition de leurs adhérents au moins 15 UC immobilières même si ces dernières sont d’autant plus contraignantes pour leurs distributeurs qu’elles ne sont bénéfiques pour les investisseurs, notamment en matière de gestion locative (suivi et versement de loyers, élaboration et envoi d’avenant au contrat, etc.). Sans oublier les avantages fiscaux que les assurés peuvent en soutirer.

À ce propos, il faut savoir que les plus-values des titres vifs ou actions directes ne sont pas assujetties à l’impôt sur le revenu. Et contrairement au fonctionnement d’antan qui requiert des fonds volumineux pour y avoir accès (pas moins de 100 000 euros), le seuil exigé s’est abaissé à dix fois moins, c’est-à-dire à hauteur de 10 000 euros. À noter également que les frais attenants sont pour le moins négligeables, voire nuls : 0%, par exemple, sur Binck Vie et 1,13% sur Altaprofits Vie.

Opter pour des ETF (Exchange Traded Fund), plus connus sous le nom de Trackers, permet aussi de réaliser des économies en matière de frais étant donné que ceux-ci s’établissent à un niveau 5 à 10 fois inférieur par rapport à ceux des UC traditionnelles. Les ETF fraichement lancés coûteraient 0,05% par an en frais de gestion, à en croire les estimations du dirigeant de Yomoni, Sébastien d’Ornano.

Reste à préciser que si ce produit existe dans 90% des 31 contrats multisupports analysés (28 contrats plus précisément), dont huit d’entre eux en proposent même plus de 50, il s’agit d’une classe d’actifs quelque peu complexe requérant un certain niveau d’aptitude en termes de sélection. À Sébastien d’Ornano d’expliquer :

« Avec près de 4.000 ETF recensés, il faut un savoir-faire pour bien les sélectionner ».

Sébastien d’Ornano

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