Les avis divergent en ce qui concerne la perception et le choix du support d’épargne

Avis divergeant sur perception et choix support épargne

De nature préventive, la plupart des ménages français mettent de l’argent de côté pour assurer leur avenir. Il va sans dire que les produits de précaution et de retraite sont prédominants sur le marché de l’épargne, devançant de loin l’immobilier. Et ce, malgré que ce dernier se place en première position dans le classement des placements les plus rentables.

Les résultats de l’enquête Amphitéa/Cercle de l’Épargne 2019 ont révélé que les placements de précaution sont les plus cotés dans l’univers de l’épargne en France. Ce qui est des plus logique étant donné l’appétence de la population pour la sécurité de leur capital.

Mais cette tendance est tout de même relative puisque l’intérêt pour un produit particulier varie selon l’âge des épargnants. Et il semble aussi que leur passage à l’acte quant au choix du support semble différent de ce qu’ils éprouvent.

Il est entre autres surprenant de voir les actions commencer à briller aux yeux des Français en dépit de l’instabilité de la Bourse alors que l’encours des unités de compte (UC) et des Plans d’épargne en actions (PEA) reste assez bas. En revanche, le livret A semble manquer d’intérêt face à l’immobilier au niveau rentabilité, à en croire les avis des sondés. Or, ceci continue d’enregistrer des chiffres records.

Le regard que portent les Français sur leur épargne

L’immobilier est réputé être fortement intéressant comme placement en France, suivi de près par l’assurance-vie. Il figure même en première position en termes de rentabilité, du moins c’est ce qu’ont révélé les résultats de la récente étude du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, portant sur la perception de l’épargne par les Français.

Si 30% des enquêtés ont déclaré ne trouver aucun placement à la hauteur de leurs attentes, plus de 4 individus sur 10 (41%) sont tout de même convaincus de la performance de l’immobilier, d’autant qu’à part les nombreux avantages fiscaux que les investisseurs peuvent espérer, des plus-values sont également attendues.

Mais si les Français sont attirés par les valeurs sûres, ils semblent quelque peu se détourner du livret d’épargne réglementé, tel que le livret A qui leur offre pourtant une garantie du capital. De fait, 74% d’entre eux ont avoué ne pas s’intéresser à ce produit.

En revanche, de plus en plus d’épargnants ont montré de l’intérêt pour les actions. À 29% en 2016, le ratio a augmenté de 11 points à l’espace de 3 ans, pour se retrouver à 40%. Cette tendance haussière peut étonner plus d’un étant donné la volatilité des marchés boursiers et la chute qui y a été enregistrée l’année dernière (-10,95% pour le CAC 40).

Un intérêt fortement relatif

L’intérêt pour un produit spécifique varie selon l’horizon d’investissement des épargnants. À la question « Dans quels buts épargnez-vous ? », seulement 11% des sondés ont répondu vouloir acquérir un logement. Et il se trouve que ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui sont les plus séduits par ce dessein. Par ailleurs, 31% ont déclaré qu’ils épargnent en vue d’assurer leur retraite. Et en toute logique, ce sont les personnes âgées de 55 à 64 ans qui y sont intéressés.

Quoi qu’il en soit, la constitution d’un pécule par simple précaution est un geste commun à tous les Français (40%).

Les actifs, autant que les retraités, s’y mettent. Pas étonnant alors que le livret A, qui a enregistré un taux de désintérêt élevé lors du sondage, enregistre quand même des chiffres fortement prometteurs, tant au niveau de sa collecte qu’au niveau de son encours. À l’inverse des placements en actions qui peinent à remonter la pente malgré l’amélioration de leur image.

Et cette appétence pour l’épargne de précaution se traduit aussi par l’explosion de l’encours des comptes à vue, dépassant même les 422 milliards d’euros au T4-2019, soit 32,4 milliards de plus par rapport à celui de 2018 sur la même période. À savoir, ce montant a haussé de 172,4 milliards en l’espace de dix ans.

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