jeudi14mars
Une personne qui signe un contrat

L’assurance-vie est sans conteste l’un des placements les plus plébiscités en France. L’explication de cette appétence se trouve dans la garantie de capital qu’offrent les fonds en euros bien qu’en contrepartie, ces supports soient moins rentables. Et l’environnement des taux bas dans lequel l’épargne évolue actuellement ainsi que la reprise des prix à la consommation est loin d’arranger les choses.

Ces dernières années n’ont pas été tendres pour les contrats vie dont plusieurs, essentiellement les supports en euros, ont vu leur rendement régresser jusqu’à faire perdre de l’argent à leurs détenteurs. À l’issue de la période de communication des performances de chaque établissement, les observateurs ont conclu encore une fois une baisse de la moyenne par rapport à celle de l’année dernière.

Mais alors que cette tendance baissière aurait dû pousser les assureurs à trouver des solutions pour rassurer leurs clients, entre autres l’utilisation de la provision pour participation aux bénéfices qui justement devrait leur servir de coussin financier en cas de coup dur, les associations des consommateurs telles que la CLCV déplorent leur attentisme.

Un rendement réel négatif

La régression des rendements de l’assurance-vie pour le compte de 2018 n’a pas été une surprise pour les analystes qui l’ont même prédit dès le début de l’année. Et leur prévision concernant un passage de 1,8% à 1,6% (- 0,2 point) s’est avérée. Il s’agit, en fait, d’une tendance de fond que les années précédentes ont constamment affichée.

Elle concerne essentiellement les fonds en euros à capital sécurisé qui, constitués majoritairement d’obligations, sont pénalisés par la chute des taux. À cela s’ajoutent les répercussions de la politique des taux bas instaurée par les grandes banques centrales du monde entier en guise de soutien à l’économie. Le délégué général de la CLCV, François Carlier, a supposé que :

« L'année 2018 devrait être marquée par une baisse des rendements, avec un taux moyen aux alentours de 1,7% ».

François Carlier

Et la remontée de l’inflation vient compliquer le tout. À 1,8%, elle érode même le capital de la majorité des assurés dont le rendement réel du contrat se trouve au-dessous de zéro. Le défenseur de droits des consommateurs déplore cette situation, un sujet que le quotidien Le Parisien a traité dans son édition parue en fin février. D’après François Carlier :

« Le taux des fonds en euros ne permet pas aux épargnants de maintenir leur pouvoir d'achat ».

François Carlier

Un effort qui ne vient pas

Tandis que les contractants se désolent de l’effritement de la rentabilité de leur placement, les réserves des assureurs ne cessent de croître. À noter que ces parts mises de côté, appelées Provision pour participation aux bénéfices, doivent contribuer à l’augmentation des rendements. De toute façon, elles doivent être redistribuées aux clients dans un délai maximum de huit ans. Ce qui est loin d’être le cas, comme décrie François Carlier :

Il fallait faire un effort sur le rendement, et ils ne font pas cet effort-là.

Or, il faut savoir que les assurances vies, dont les intérêts sont soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux, doivent rapporter 2,18% afin de préserver le pouvoir d’achat des épargnants. À ce délégué général d’expliquer :

« Pour maintenir le pouvoir d'achat de l'épargne après prélèvements sociaux en 2018, il fallait afficher un rendement d'environ 2,18 % ».

François Carlier

Face à l’attentisme des professionnels du domaine, le défenseur des associations promet d’agir dans les meilleurs délais :

« Des fois, on se demande ce qu'ils vont faire de cet argent. C'est une vraie interrogation et on va se retourner vers les professionnels et les autorités de tutelles pour mettre ça au clair ».

François Carlier

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