mercredi13mars
Exploit du livret A

Une période faste, c’est ce qu’on peut conclure de l’année 2018 en ce qui concerne les livrets réglementés, notamment le livret A et le livret de développement durable et solidaire. Il faut dire que ces derniers s’en sortent haut la main malgré leur faible rentabilité. À ce propos, celle-ci pourrait encore perdurer pour l’année prochaine et même au-delà.

À 0,75%, la rémunération du livret A et du LDDS (livret de développement durable et solidaire) n’a jamais été aussi bas. Et ce n’est pas près d’évoluer même à la fin de son gel en 2020, à en croire la nouvelle formule établie par l’Exécutif. Leurs détenteurs risquent de voir leur capital se faire grignoter, d’autant que l’inflation y met aussi du sien.

Or, il se trouve que les réactions des épargnants sont surprenantes. En effet, ils ont davantage alimenté ces livrets réglementés l’année dernière pour aboutir à des résultats fortement prometteurs, à raison d’une collecte nette de 12,7 milliards d’euros.

Un faible rendement qui est parti pour durer

Alors que le taux du livret A est révisable tous les semestres, il a été fixé à 0,75% depuis plus de trois ans déjà. Et ce gel, décidé par le gouvernement afin de soutenir le financement du logement social durera encore jusqu’en fin 2020 malgré l’envolée des prix à la consommation qui était estimée à 1,8% en novembre dernier.

À noter que cette rémunération est à son niveau historiquement bas et qu’elle se trouve même en deçà de zéro après considération de l’inflation. Un phénomène que les épargnants n’ont pas rencontré au cours des 35 dernières années, mais qui pénalise fortement leur pouvoir d’achat.

D’autant plus qu’il va durer pendant encore longtemps, du moins pendant cette année. En effet, à en croire les prévisions des économistes, les prix hors tabac augmenteront de 1,3%. Ce qui ramènera le rendement du livret A à -0,54%.

Puis, un nouveau mode de calcul, établi en avril 2018, prendra le relai à la fin du gel. Une formule qui considèrera la moyenne semestrielle entre les taux appliqués par les banques et celui de l’inflation, pour le limiter à 0,5% au minimum.

Une décision qui ne manque pas d’alerter les associations de consommateurs qui décrient les désagréments que subiront les épargnants, apparemment déjà victimes du « forcing » du gouvernement qui, en voulant soutenir l’économie réelle, redirige l’épargne vers les placements à risques.

Du succès pendant deux années consécutives

En dépit d’une faible rentabilité, le livret d’épargne reste toujours attrayant. Pour preuve, le livret A et le LDDS ont clôturé l’année 2018 en beauté, avec une collecte en hausse de 4% sur un an, s’élevant à hauteur de 394,1 milliards d’euros.

D’après les données relevées par la Caisse des Dépôts, les épargnants ont placé 283 milliards sur leur livret A et 108 milliards sur leur LDDS. Ce qui a permis à ces placements d’ajouter 12,7 milliards d’euros à leurs encours une fois les retraits effectués. À savoir, la collecte nette enregistrée en 2017 sur le produit populaire est quasi identique qu’en 2018 (10,24 milliards au lieu 10,08 milliards).

Cet attrait s’explique surtout par ses nombreux atouts, à savoir :

  • La garantie du capital ;
  • La liquidité des fonds ;
  • L’exonération d’impôt ;
  • La prévisibilité du rendement.

Quoique les incertitudes créées par certaines conjonctures puissent aussi motiver les ménages à optimiser leur épargne, notamment :

  • Les perspectives d’une croissance à la baisse ;
  • La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ;
  • Le bras de fer commercial dans lequel se sont engagés Les États-Unis et la Chine ;
  • Les tensions politiques en Italie.

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