mercredi02décembre
Un agent immobilier donne une clé

La stricte sélection de leurs locataires a permis à l’investissement en actifs immobiliers de bien s’en sortir au cours du second trimestre, et ce, malgré la crise sanitaire qui a sévi. Une bonne performance, qui n’a cependant pas encore réussi à convaincre les épargnants réticents qui préfèrent toujours opter pour un placement classique dans la pierre.

Les SCPI affichent une excellente performance depuis dix ans. En effet, elles proposent une rentabilité nettement supérieure à celle des autres plans d’épargne et même celle de l’investissement immobilier traditionnel. D’ailleurs, ce véhicule de placement a enregistré des collectes records au premier trimestre 2020.

Pour expliquer ces résultats, ces gestionnaires d’actifs évoquaient leur modèle économique apte à résister à n’importe quelle crise. Leurs détracteurs étaient ainsi impatients de juger de la véracité de ces propos lors de l’avènement de la pandémie du covid-19.

À savoir, suite à un tour de table record entre janvier et mars, leurs collectes ont drastiquement chuté lors du trimestre suivant.

Un tri sélectif des futurs locataires

Les collectes du second trimestre constituent aussi un record pour les Sociétés civiles de placement immobilier, mais ici, en termes du plus faible chiffre jamais enregistré depuis dix ans.

Est-ce le signe d’une défaillance du modèle économique des SCPI ? A priori non, car les sociétés de gestions ont continué de proposer une rentabilité frôlant les 4 % quand les autres supports d’épargne étaient enclins à mettre en place un taux d’intérêt négatif.

La direction des SCPI souligne que cette baisse des collectes traduit tout simplement l’appréhension née de l’incertitude économique de l’époque. En temps de crise, en effet, les épargnants cherchent avant tout à se constituer une réserve financière et non à faire fructifier des fonds.

Les gestionnaires ont pourtant rajouté qu’il n’y a eu que très peu de retraits, signe que les sociétaires maintiennent leur confiance dans ce véhicule de placement.

Aux SCPI de réaffirmer que cette performance, elles la doivent à leur modèle économique. En effet, leur stratégie intégrant un tri très sélectif de leurs futurs locataires. Les responsables ne retiennent que des clients de renom, c’est-à-dire des sociétés d’envergure disposant d’une importante capacité financière.

Un critère qui est le gage d’aptitude des futurs clients à s’acquitter de leur loyer même en temps de crise. Et la stratégie s’est avérée payante, puisque l’investissement en actifs immobiliers a enregistré un taux de recouvrement des loyers supérieur à 75 %.

De bien meilleurs avantages fiscaux

Malgré ces performances, de nombreux épargnants ne sont pas convaincus par les SCPI et préfèrent miser sur un investissement classique en plaçant, par exemple, leur logement secondaire sur le marché de l’immobilier locatif.

Pour essayer de lever toute ambiguïté, il a été demandé à Jonathan Philippart, notre conseiller en gestion de patrimoine, d’analyser deux cas de figure où une future retraitée (60 ans) et son mari (60 ans) disposent d’un bien immobilier d’une valeur de 450 000 euros. Dans le premier scénario, le couple décide de mettre ce bien en location. Et dans le second, il décide de vendre la résidence et d’investir la somme perçue dans les SCPI.

À notre expert d’indiquer que dans le premier cas, ils pourraient percevoir un bon rendement. Cependant compte tenu de leur âge, leur tranche marginale d’imposition s’élève à 30 %. Sans oublier que le couple doit aussi s’acquitter des 17,2 % de prélèvements sociaux. Au final, le rendement est proche de 1 %.

Dans le second scénario, les avantages fiscaux sont meilleurs et donc le couple pourra bénéficier d’un bien meilleur rendement.

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