vendredi05juin

Durant le premier trimestre 2020, les sociétés civiles de placement immobilier ont réussi à collecter 2,4 milliards d’euros. Il s’agit d’une hausse de 14 % par rapport à 2019. Cependant, la crise sanitaire a significativement ralenti ce flux depuis avril dernier. Au final, malgré un excellent démarrage, le support d’investissement risque de réaliser une contre-performance cette année.

Les SCPI ont toujours autant de succès auprès des épargnants français, comme en témoigne le volume de la collecte enregistrée durant les trois premiers mois de l’année. La mise en place du confinement a toutefois perturbé ce rythme prometteur, les activités non vitales ayant dû être suspendues.

Selon les spécialistes, les sociétés de gestion peuvent néanmoins utiliser différents leviers pour préserver les rendements de l’impact économique de la crise du Covid-19. Ces dispositifs permettront à la fois de maintenir le flux entrant et de rassurer les investisseurs.

Les professionnels du secteur tablent ainsi sur un taux de distribution sur valeur de marché (TDVM) moyen de 4,01 % pour cette année.

Mutation inévitable

vLes gestionnaires de portefeuilles de SCPI ont constaté une multiplication des demandes de report de loyers, voire d’annulation, depuis le début du confinement. Il s’agit pourtant de leur principale source de revenus et de la base même du modèle économique de ce placement.

Pour protéger leur rendement de la crise, les SCPI peuvent négocier les modalités de paiement avec les locataires ou étendre le délai de jouissance des nouveaux souscripteurs. Ces deux leviers se révèlent particulièrement efficaces pour surmonter les aléas du secteur économique.

Les sociétés de gestion peuvent également recourir au report à nouveau pour redynamiser leur activité durant la période post-pandémie. Il s’agit des liquidités conservées par les gestionnaires dans le but de lisser les résultats et d’optimiser les performances du produit sur le long terme.

Concrètement, ces fonds sont prévus pour limiter les effets d’éventuels chocs, à l’instar de la crise sanitaire et économique actuelle. En tout cas, cette dernière marque un tournant dans l’histoire des SCPI et des placements immobiliers en général. Comme le note France SCPI :

Le temps du rendement à tout prix sera peut-être révolu.

Flux en baisse depuis avril 2020

Les capitaux collectés au cours du premier trimestre 2020 ont principalement été placés dans des SCPI de bureaux, à hauteur de 57 % du volume total. Les portefeuilles diversifiés figurent en seconde position, avec 24 % du montant de la collecte. Enfin, 13 % des fonds ont été alloués à des SCPI spécialisées.

Les commerces, en revanche, n’ont pas bénéficié du même niveau d’investissement. Ils n’ont enregistré que 6 % des sommes collectées. En effet, cette activité a été affectée par l’épidémie de coronavirus dès le début de l’année.

Face au contexte actuel, la plupart des investisseurs optent pour la prudence dans le choix de leurs supports de placement. Cette attitude se traduit généralement par une certaine forme d’attentisme. Ils sont d’ailleurs nombreux à avoir reporté ou même annulé les investissements dans le secteur immobilier, et a fortiori dans les SCPI.

D’après les premiers retours, les sociétés de gestion ont constaté un ralentissement d’environ 50 % par rapport au flux moyen de la collecte constaté habituellement en avril. Cette tendance à la baisse aura nécessairement des répercussions sur le rendement annuel des SCPI.

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